Catégorie : Publications

  • The Balzac Review / Revue Balzac 2024, n° 7 : « L’analogie/Analogy »

    Classiques GarnierRevuesLittératuresRevue Balzac

    Sous la direction d’Éric Bordas

     Parution : 04/09/2024

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    Résumés

    Éric Bordas, « Introduction »

    Longtemps soumises à la rhétorique des figures, et en particulier des tropes (métaphore, métonymie), les études sur l’analogie privilégient aujourd’hui une approche plus large des logiques de ressemblance et de contiguïté qui inspirent l’expression d’une représentation. La création romanesque de Balzac constitue un corpus d’une richesse infinie.

    Mots-clés : comparaison, expression, logique, métaphore, représentation.

    Éric Bordas, “Introduction

    Having for a long time focused on the rhetoric of figures, and in particular of tropes (metaphor, metonymy), today  s studies of analogy favor a broader approach to the logics of resemblance and contiguity that inspire the expression of a representation. Balzac  s novels constitute an infinitely rich corpus.

    Keywords: comparison, expression, logic, metaphor, representation.

    Ilaria Vidotto, « Balzac et l’analogie. Le pouvoir (de) comparer »

    Cet article se penche sur des énoncés métadiscursifs, tirés de La Comédie humaine, ayant l’analogie, et ses diverses manifestations scripturales, pour objet. Processus cognitif et figuratif à la fois, l’analogie devient le siège d’un retour réflexif sur son élaboration ; par ce geste de dédoublement, Balzac sonde subtilement les pouvoirs heuristiques et représentationnels du dispositif qui constitue le socle d’une entreprise romanesque qui se veut, aussi et surtout, une pensée du monde.

    Mots-clés : analogie, dialogisme, métadiscours, posture auctoriale, modalisation.

    Ilaria Vidotto, “Balzac and analogy. The power to compare

    This article examines metadiscursive statements, taken from La Comédie humaine , on analogy and its various written manifestations. Both a cognitive and figurative process, 280analogy becomes the site of a reflection on its construction; through this process of division, Balzac subtly analyzes the heuristic and representational powers of a device that forms the basis of a novelistic undertaking that aims, above all, to think about the world.

    Keywords: analogy, dialogism, metadiscourse, auctorial stance, globalization.

    Philippe Monneret, « Analogie, similitude et ressemblance selon Balzac »

    En linguistique, l’analogie a été définie comme un processus d’identification fondé sur des similarités binaires (ressemblance) ou proportionnelles (similitude). Notre étude prend pour objet la connaissance naïve de l’analogie que possède Balzac, à partir d’une étude de l’emploi des termes analogiesimilitude et ressemblance. Elle montre que Balzac emploie ces trois termes d’une manière différenciée, signe de la présence d’une théorie intuitive de l’analogie.

    Mots-clés : analogie, similitude, ressemblance, linguistique cognitive, connaissances naïves.

    Philippe Monneret, “Analogy, similitude, and resemblance according to Balzac

    In linguistics, analogy has been defined as a process of identification founded on similarities that are binary (resemblance) or proportional (similitude). Our study focuses on Balzac  s naive knowledge of analogy, based on an analysis of his use of the terms analogy , similitude , and resemblance . It shows that Balzac employs these three terms differently, demonstrating the existence of an intuitive theory of analogy.

    Keywords: analogy, similitude, resemblance, cognitive linguistics, naive knowledge.

    Jacques Dürrenmatt, « De deux stylèmes analogiques chez Balzac »

    Dans sa recherche d’une écriture à même de rendre compte de la complexité du monde, Balzac se forge des outils analogiques qui fonctionnent à différents niveaux, du plus précis au plus approximatif. Particulièrement originales sont les tournures vous eussiez dit et aussi [] que peut lêtre qui occupent une position particulière en imposant au lecteur de passer par certaines opérations recatégorisantes pour réussir à stabiliser des référents à fort potentiel suggestif.

    Mots-clés : analogie, catégorie, description, peinture, style.

    Jacques Dürrenmatt, “Two analogical stylèmes in the work of Balzac

    In his quest for a writing style able to capture the complexity of the world, Balzac forged analogical tools that function on different levels, from the very precise to the 281very approximative. His particularly original turns of phrase vous eussiez dit and aussi [ … ] que peut l ’ être have the specific role of forcing the reader to recategorize in order to stabilize referents with a highly suggestive potential.

    Keywords: analogy, category, description, painting, style.

    Anne-Marie Baron, « Les correspondances balzaciennes, héritières de la longue tradition de l’universelle analogie »

    Thématisées dans Séraphîta, les correspondances balzaciennes doivent autant à Swedenborg qu’à la tradition de l’universelle analogie – Orphée, Pythagore, Apollonius de Tyane, puis Aristote, Platon, Paracelse, Postel et Dante. Balzac se réclame de tous ces grands noms pour spiritualiser le roman par des correspondances verticales – affinités humaines, sympathies naturelles – ou horizontales entre le matériel et le spirituel.

    Mots-clés : correspondances, allégories, universelle analogie, tradition, harmonie.

    Anne-Marie Baron, “Balzacian correspondences, heirs to the long tradition of the universal analogy

    Thematized in Séraphîta , Balzacian correspondences owe as much to Swedenborg as they do to the tradition of the universal analogy — Orpheus, Pythagoras, Apollonius of Tyana, then Aristotle, Plato, Paracelsus, Postel, and Dante. Balzac follows in the tradition of these great names in his efforts to spiritualize the novel through vertical correspondences — human affinities, natural sympathies — or horizontal ones between the material and the spiritual.

    Keywords: correspondences, allegories, universal analogy, tradition, harmony.

    Françoise Sylvos, « Correspondances, signatures et analogies balzaciennes »

    Dans Séraphîta les comparaisons expriment un monde de correspondances. Fondée sur la foi en l’influx, cette vision unifiante et mystique résorbe le mal dans le divin, la dualité sexuée dans l’androgynie, accorde ésotérisme et science. Or, dans la sphère sociale, l’identité supposée entre être et paraître justifie l’invention d’un code de la démarche. L’hypothèse d’une équivalence entre signes physiques et devenir (Une ténébreuse affaire) nourrit l’ambition de créer une science criminologique.

    Mots-clés : signes, criminologie, éthologie, mysticisme, harmonies.282

    Françoise Sylvos, “Correspondences, signatures, and analogies in Balzac

    In Séraphîta , comparisons express a world of correspondences. Based on a faith in influx , this unifying and mystical vision reabsorbs evil into the divine, gendered duality into androgyny, and harmonizes esotericism and science. However, in the social sphere, the supposed identity between being and appearing justifies the invention of a “code of walking.” The hypothesis of an equivalence between physical signs and becoming ( Une ténébreuse affaire ) nourished his ambition to create a criminological science.

    Keywords: signs, criminology, ethology, mysticism, harmonies.

    Owen Heathcote, “Analogies in heterotopia.Félix de Vandenesse’s Le Lys dans la vallée

    Le Lys dans la vallée has often been criticized for the alleged excessiveness of its metaphorsand its grandiloquent descriptions of bouquets. This article revalorizes the language of Félix as an analogical way of thinking that creates a series of heterotopias — from the terraces of Clochegourde to its cascades of bouquets and the overlapping identities of Henriette and Arabelle. Felix’s analogical method of artistic creation allowed him to survive the failure of Le Lys and relive in Une fille dÈve.

    Keywords: Le Lys dans la vallée, analogies, heterotopia, metaphor, bouquets.

    Owen Heathcote, « Analogies dans lhétérotopie. Le Lys dans la vallée de Félix de Vandenesse »

    Le Lys dans la vallée a souvent été calomnié pour les soi-disant excès de ses métaphores et de ses bouquets ronflants. Cet article revalorise le langage de Félix comme un mode de pensée analogique qui crée une série dhétérotopies – depuis les terrasses de Clochegourde à ses bouquets en cascades et jusquaux identités superposées dHenriette et dArabelle. Le mode analogique de création artistique permet à Félix de survivre à léchec du Lys et de revivre dans Une fille d’Ève.

    Mots-clés : Le Lys dans la vallée, analogies, hétérotopie, métaphore, bouquets.

    Virginie Tellier, « Que nous apprennent les “Kalmouks” de Balzac ? »

    L’analyse des mentions du terme kalmouk, chez Balzac, montre la complexité du mécanisme de l’analogie dans son œuvre. La connotation axiologique dépréciative associée à ce terme rejoint les raisonnements produits par l’anthropologie du xixe siècle, en créant notamment une homologie entre la laideur physique 283associée au « type » kalmouk et la laideur morale. Le portrait de Michu, personnage positif de l’univers balzacien, vient néanmoins nuancer cette conception.

    Mots-clés : kalmouk, portrait, annotation, fiction, lexicologie.

    Virginie Tellier, “What do the Kalmyks teach us in Balzacs work?

    An analysis of mentions of the term Kalmyk in Balzac  s work shows the complexity of his analogical mechanisms. The derogatory axiological connotations associated with this term converge with the reasoning of nineteenth-century anthropology, notably creating a homology between the physical ugliness associated with the Kalmyk “type” and moral ugliness. The portrait of Michu, a positive character in the Balzacian universe, nevertheless adds nuance to this conception.

    Keywords: Kalmyk, portrait, annotation, fiction, lexicology.

    Antony Kussmaul, « Les Scènes de la vie privée et publique des animaux ou l’envers de La Comédie humaine »

    Les Scènes de la vie privée et publique des animaux, ouvrage collectif phare de la littérature dite « panoramique » dirigé par Hetzel et auquel Balzac a significativement participé, s’offrent comme le pendant inverse de La Comédie humaine. L’analyse croisée des cinq récits balzaciens à travers le prisme de l’analogie laisse apparaître une tension entre la quête d’unité totalisante caractéristique de l’œuvre-monde et le mode d’expression ironique des récits, fondé sur la dualité alternative.

    Mots-clés : œuvre-monde, Scènes de la vie privée et publique des animaux, envers, ironie, dualité alternative.

    Antony Kussmaul, “The Scènes de la vie privée et publique des animaux or the inverse of La Comédie humaine”

    The Scènes de la vie privée et publique des animaux , a seminal collective work of “panoramic” literature edited by Hetzel, to which Balzac made a significant contribution, can be seen as the inverse of La Comédie humaine . The joint analysis of five Balzacian stories through the prism of analogy helps us to see a tension between the quest for a totalizing unity characteristic of the œuvre-monde and the ironic means of expression of stories, centered on an alternative duality.

    Keywords: œuvre-monde , Scènes de la vie privée et publique des animaux , inverse, irony, alternative duality.284

    Mario Ranieri Martinotti, « Adieu de Balzac, de l’“étude philosophique” au récit réaliste. Histoire et renouvellement des approches critiques »

    Le destin critique d’Adieu, portant sur la folie d’une survivante de la Bérézina, bascule quand à partir de 1975 une polémique internationale sur son réalisme arrache cette nouvelle à l’atmosphère noire au cadre spiritualiste dans lequel elle était lue. Cet article explore l’histoire de sa réception jusqu’à nos jours afin de renouveler son interprétation par une approche fondée sur la narratologie et les classes sociales, en dialogue avec les études de genre.

    Mots-clés : réalisme, guerres napoléoniennes, psychiatrie, marxisme, genre.

    Mario Ranieri Martinotti, “Balzacs Adieu, from philosophical study to realist narrative. A history and renewal of critical approaches

    The critical destiny of Adieu , about the madness of a female survivor of the Battle of Berezina, took a significant turn in 1975 when an international controversy over its realism wrenched this darkly atmospheric short story from the spiritualistic framework in which it had been read. This article explores the history of its reception up to the present day in order to renew its interpretation through an approach based on narratology and social class, in dialogue with gender studies.

    Keywords: realism, Napoleonic Wars, psychiatry, Marxism, gender.

    Paul Young, “The Father, the Son, and the Unholy Ghost. Reconfiguring the Trinity in Le Père Goriot

    In Le Père Goriot, the characters of Vautrin, Goriot, and Rastignac, through a reversibility inscribed in the novel, bring to mind the Catholic Trinity. This new profane trinity reveals a theological preoccupation present in Le Père Goriot, serving to evoke violent and iconoclastic events (the sacking and pillage of Saint-Germain l’Auxerrois and Conflans), which marked the generation of 1830.

    Keywords: literature, revolution, Catholicism, Le Père Goriot, Paris.

    Paul Young, « Le Père, le fils et le mauvais esprit. La trinité profane du Père Goriot »

    Dans Le Père Goriot, les personnages de Vautrin, Goriot et Rastignac, à travers une réversibilité inscrite dans le roman, rappellent la Trinité catholique. Cette nouvelle trinité profane révèle une préoccupation théologique présente dans Le Père Goriot, et sert à évoquer des événements violents et iconoclastes (le sac et le pillage de Saint-Germain lAuxerrois et de Conflans), qui ont marqué la génération de 1830.

    Mots-clés : littérature, révolution, catholicisme, Le Père Goriot, Paris.

  • Le Style Houellebecq ?

    Classiques GarnierActes, mélanges et collectifsRencontres n°133

    Fabienne Boissiéras, Violaine Géraud

    321 pages
    18/09/2024

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    Présentation

    Destiné à ouvrir le champ des interprétations, le volume porte attention, pour la première fois, au style Houellebecq. En ayant recours à une analyse de la langue, dans ses options thématiques, lexicales, grammaticales, énonciatives et rhétoriques, on pénètre ainsi dans l’épaisseur d’un style.

  • Sens et senteurs

    L’olfaction dans la littérature et la communication

    Présentation

    L’odorat est certes moins développé chez l’homme que la vue ou l’audition qui nous permettent de nous orienter dans l’espace. C’est pourquoi les sciences humaines ont jusqu’alors privilégié l’étude d’autres sens. Il est certes plus difficile de verbaliser une émotion à partir d’une odeur mais l’homme est en capacité d’en sentir des milliers et de les intérioriser avec une forte coloration affective : le « discours olfactif » lui permet donc d’exprimer son rapport au monde – adaptation ou aliénation – selon sa situation de communication. À la croisée des approches littéraire et info-communicationnelle, les travaux interdisciplinaires réunis dans cet ouvrage consistent à décrypter une rhétorique des senteurs. Dès lors, l’olfaction apparaît indispensable à la construction du sens et s’avère, enfin, un marqueur social équivoque.

  • Initiation à la stylistique

    Initiation à la stylistique – 3e édition revue et enrichie
    Éditions Ellipses
    Claire Stolz

    Parution : 01.10.2024
    Pages : 272 pages
    Format : 14,5 cm x 21 cm
    ISBN :  9782340096127

    Description

    La stylistique connaît un formidable regain d’intérêt et est en pleine évolution. Utilisant le renouvellement des études de rhétorique et de poétique, elle est aussi à l’écoute des derniers développements des autres sciences humaines, en particulier dans les domaines de la linguistique et de la sémiotique. Du fait de cette pluralité épistémologique, elle suscite chez l’étudiant de nombreuses interrogations sur sa définition et sur sa finalité, sur sa place dans les divers types d’analyses textuelles. Cette Initiation voudrait donner au lecteur les moyens de se repérer dans ces problématiques et de voir que la démarche stylistique est au cœur de l’analyse du littéraire comme phénomène esthétique et social.

    C’est pourquoi, après un bref aperçu historique qui permet d’être à même de comprendre les motivations de la stylistique, le livre aborde les disciplines entrant dans son champ — grammaire, rhétorique, poétique, linguistique, sémiotique — et s’attache à montrer quels éléments de chacune d’entre elles peuvent être mis à son service.

    Puis on expose les postes d’analyse du texte littéraire, véritables points d’accrochage sur lesquels on peut bâtir une investigation stylistique ; la présentation de ces postes d’analyse souligne les liens avec les apports des disciplines envisagées dans la première partie ; elle met en évidence l’importance herméneutique de l’approche stylistique qui procède à une construction interprétative d’autant plus rigoureuse qu’elle s’attache à l’étude du matériau langagier, le sens procédant de la forme.

    Enfin, la dernière partie s’efforce de montrer, concrètement et de manière rapide, comment mettre en œuvre ses connaissances et poser des jalons efficaces pour élaborer un commentaire stylistique.

    Cette nouvelle édition, mise à jour et enrichie, présente notamment les nouvelles perspectives de la stylistique, et une bibliographie renouvelée.

    Claire Stolz est maîtresse de conférences honoraire à Sorbonne Université où elle a enseigné la rhétorique et la stylistique ainsi que la grammaire et l’analyse du discours.

  • Le Kaléidostyloscope ou Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ? Pastiches

    L’Harmattan, coll. « Espaces Littéraires« 

    Daniel Bilous

    174 pages
    Prix : 19 €
    Date de publication : 30 Mai 2024

    Lien vers la présentation sur le site de l’éditeur

    Présentation

    Conçue en 1847 aux États-Unis, la devinette est notoire : un poulet est au bord d’une route, qu’il traverse. Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ? Pour aller de l’autre côté !
    La réponse fut un jour assignée à René Descartes, en suscitant d’autres, attribuées à Platon, Aristote, Darwin, Marx, Freud et une foule d’autres penseurs, savants, célébrités, voire personnages fictifs, la supposition d’auteur ajoutant expressément une dimension, l’imitation du style de chacun. Or, sauf pour de brefs mots d’auteurs, peu d’artistes du langage s’étaient vus proposer cette énigme. Pour enrichir les Belles-Lettres d’un chapitre inédit, il fallait donc changer d’échelle, inventer des textes.
    Dans une sorte de kaléidoscope du style, le pasticheur fait ici répondre — quelques lignes, plusieurs pages — cinquante écrivains français (de François Villon à l’Oulipo), deux étrangers et quinze voix non livresques.

    Biographie de l’auteur

    Agrégé de lettres et docteur d’État, professeur des universités à Grenoble et Toulon, Daniel Bilous est spécialiste de l’imitation littéraire, une pratique à laquelle, depuis 1982, il a consacré sa thèse et une soixantaine d’articles. Avec Pascale Hellégouarc’h, il a dirigé le colloque « L’écriture mimétique » (Toulon, 2008). Avant ce livre, il a publié en revues d’autres pastiches (La Bruyère, Mallarmé, Proust, H. de Régnier, Michaux, Rabelais, Heredia).

  • Parler à plusieurs, Les polylogues dans la littérature narrative du Moyen Âge

    Classiques Garnier, Recherches littéraires médiévales, n° 44
    Corinne Denoyelle
    530 pages
    Parution 17/04/2024

    Résumé

    Les polylogues se trouvent au carrefour des questions de normes littéraires et d’organisation narrative, de représentation du réel, de représentation de l’individu dans sa communauté. Leur complexification à partir du xiiie siècle donne à voir la légitimité de chacun à s’exprimer dans un groupe.

    Sommaire

  • La Période oratoire (1550-1750), Une esthétique du discours

    Classiques Garnier, L’Univers rhétorique, n° 12
    Sophie Hache
    435 pages
    Parution 12/06/2024

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    Résumé

    La période oratoire est une notion clé de la rhétorique : elle représente l’unité de référence pour penser le discours entre la Renaissance et le xviiie siècle. À travers les théories et la pratique de la période oratoire se déploie une esthétique du discours.

  • La Petite Musique du style, Proust et ses sources littéraires

    Classiques Garnier, Bibliothèque proustienne, n° 3
    Luc Fraisse
    697 pages
    Parution 27/06/2011

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    Résumé

    À travers un échantillonnage d’Homère à ses contemporains, et dans l’entre-deux les Classiques (La Rochefoucauld, Buffon, Edgar Poe, Barbey d’Aurevilly, Nerval, Vigny, Baudelaire, Sully Prudhomme, Romain Rolland, Anna de Noailles, Ramon Fernandez, André Gide), c’est le rapport de Proust à ses lectures inspiratrices qui est envisagé. Sources et non intertextes : car ce psychisme créateur ne peut faire autrement que de se choisir dans ces lectures des formes – d’y écouter déjà la petite musique de son style.

  • La Langue de la fiction dans la nouvelle historique et galante (1650-1700)

    Classiques Garnier, Investigations stylistiques, n° 17

    Emily Lombardero

    717 pages
    Parution 06/05/2024

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    Présentation

    Cet ouvrage apporte un double éclairage, historique et linguistique, à la question de la nature de la fiction. À partir du corpus de la nouvelle historique et galante, réputée pour son hybridité générique entre le roman et l’Histoire, il montre que la fiction invente ses propres moyens de représentation.

  • Une certaine gêne à l’égard du style

    Présentation

    C’est le style, pense-t-on, qui assure l’unité d’une œuvre. Et l’on imagine aussi que les écrivains travaillent avec une idée plus ou moins claire de la façon dont leurs textes doivent être rédigés, si bien qu’il s’agirait simplement pour eux de faire coïncider leur idéal et leur prose. Or, les choses sont plus compliquées…

    Quand on y regarde de près, les pratiques rédactionnelles des écrivains vont à hue et à dia et elles peinent à trouver leur pleine cohérence. On en connaît quelques exemples célèbres : avec bien des premiers lecteurs de Céline, le jeune Claude Lévi-Strauss s’est demandé si c’était bien la même personne qui avait rédigé le début et la fin de certains paragraphes de Voyage au bout de la nuit. Quant aux premières lectures importantes de L’Étranger, toutes se sont étonnées d’une évidente contradiction stylistique dans le roman d’Albert Camus.

    Le présent ouvrage se propose dès lors d’interroger les formes stylistiques à partir de leurs tensions et les discours sur le style à partir de leurs failles. Prenant ses premiers appuis sur une dizaine de cas en apparence fort singuliers (Bernanos, Camus, Duras, Ramuz, Sartre, Simenon, Valéry…), il suggère un principe de lecture et esquisse une typologie des contradictions. Mais il avance aussi deux idées : la première veut que toute la prose du xxe siècle ait connu une certaine gêne à l’égard du style ; la seconde veut que la tension stylistique soit finalement le mode d’existence naturelle des œuvres littéraires.