Catégorie : Événements

  • Styles écologiques à l’épreuve du vivant Vers une écostylistique ?

    Dossier coordonné par Cécile Narjoux et Sophie Milcent-Lawson 

    Argumentaire 

    Depuis une dizaine d’années, les études littéraires ont vu se développer de manière soutenue  les recherches consacrées aux relations entre littérature, écologie et vivant1. Sous les appellations  d’écocritique2, d’écopoétique3, de zoopoétique4 ou encore d’humanités environnementales5, ces  approches ont contribué à renouveler en profondeur les cadres d’analyse, en attirant l’attention sur  la manière dont les textes interrogent les milieux, les interdépendances du vivant6, les catastrophes  naturelles7 et en explorant les formes contemporaines mobilisées pour dire la crise écologique8. Si  ces perspectives ont permis de penser autrement les objets9, les imaginaires et les enjeux éthiques  des textes, elles ont plus marginalement interrogé de manière systématique les formes linguistiques10 et stylistiques11 par lesquelles le vivant – et aujourd’hui le vivant en crise – se  donne à lire. Or la crise écologique ne constitue pas seulement un thème ou un arrière-plan narratif :  elle engage une transformation profonde des modes de représentation et met à l’épreuve les formes  mêmes de la langue, du récit et de l’énonciation

    Ce dossier se donne pour objectif d’explorer, dans une perspective stylistique, ce que la  confrontation au vivant fait à la littérature et au style. Ancrée dans la tradition de la stylistique et de la linguistique du texte, la réflexion proposée accordera une attention fine aux formes du langage – syntaxe, lexique, figures, dispositifs énonciatifs et pragmatiques – envisagées non comme de  simples vecteurs de représentation, mais comme des lieux de médiation sensible entre les  humains et leurs milieux. Elle dialoguera ainsi étroitement avec l’écopoétique (au sens large,  incluant la zoopoétique), tout en affirmant la spécificité d’une approche fondée sur l’analyse  linguistique et stylistique des textes. Deux axes principaux structureront la réflexion :  

    • D’une part, l’attention sera portée à des styles écologiques émergents, envisagés comme  des configurations langagières historiquement et génériquement situées, par lesquelles les textes  donnent forme à des manières spécifiques de dire, de percevoir et d’habiter le monde vivant à  l’anthropocène. Les études sur corpus proposées auront ainsi pour horizon d’esquisser une  cartographie raisonnée des « styles écologiques ». Il s’agira donc de repérer, par-delà la  stylistique d’auteur, des récurrences formelles, des écarts et des tensions, afin d’interroger ce que  l’identification de telles configurations stylistiques permet de penser du rapport entre langage,  formes et vivant – et ce qu’elle laisse éventuellement hors champ. 
    • D’autre part, si le terme d’« écostylistique » n’est pas entièrement inédit et a été employé  de manière ponctuelle dans certains travaux récents, en français comme en anglais12, il n’a toutefois  pas fait l’objet d’une conceptualisation théorique stabilisée. Le présent dossier se donne  précisément pour objectif d’interroger la fécondité heuristique d’une possible écostylistique, en  dialogue – voire en tension – avec l’écopoétique, dédiée aux innovations stylistiques que l’attention  au vivant suscite dans les œuvres littéraires de l’extrême-contemporain13. L’enjeu est de réfléchir à  la manière dont le vivant – dans sa vulnérabilité, sa persistance ou sa disparition – oblige la  stylistique à réinterroger ses catégories, ses gestes analytiques et ses présupposés. En ce sens,  une écostylistique sera ici envisagée comme une hypothèse de travail, problématisante et non  prescriptive, afin d’examiner ce que la crise écologique fait à nos outils d’analyse largement hérités  d’une tradition anthropocentrée. À titre d’exemple, les notions de parole14 , de discours, de  polyphonie15, de flux de conscience16, de prosopopée17 sont-elles adaptées lorsqu’il s’agit d’essayer  de représenter les points de vue du non-humain, par définition non locuteur18 ? Quels autres  moyens stylistiques les textes expérimentent-ils et par quels nouveaux outils d’analyse l’approche  stylistique peut-elle en rendre compte ? 

    Les contributions pourront adopter des approches théoriques, méthodologiques ou analytiques,  en s’appuyant sur des corpus précisément situés, non pour en épuiser l’analyse, mais pour interroger,  à travers eux, les conditions stylistiques de l’expérience du vivant. Une attention particulière sera accordée à la diversité institutionnelle des contributeurs et à la variété des corpus étudiés au  sein des écritures contemporaines du vivant (France, francophonies, espaces transnationaux), ainsi  qu’à la pluralité des outils mobilisés. 

    Les contributions pourront notamment explorer, sans s’y limiter, les axes suivants :

    • reconfigurations de la temporalité narrative face à la crise écologique ; modalisations de l’incertitude, du possible et de la catastrophe ; 
    • tensions syntaxiques et figurales entre débordement, saturation et effacement ;
    • déplacements de la voix et de l’énonciation au-delà du seul sujet humain (prosopopées,  dispositifs de délégation de parole, formes de zoocentrage ou d’écocentrage) ;
    • transformations des régimes de la représentation narrative (élargissement de la notion de  personnage19, narratologies non naturelles, éconarratologie20) ; 
    • émergence de formes langagières nouvelles (néologismes, reconfigurations pronominales,  hybridations discursives, flux de conscience physiologique, énonciations partagées) ;
    • continuités et écarts stylistiques entre textes littéraires et discours environnementaux non  littéraires (scientifiques, politiques, médiatiques21

    Sans opposer ces corpus, il s’agira d’examiner ce que leurs matérialités langagières respectives  permettent de saisir des transformations contemporaines du rapport au vivant sensibles dans la  langue. 

    En plaçant ainsi la stylistique à l’épreuve du vivant, ce dossier entend ouvrir un espace de  réflexion collective, et contribuer à poser les jalons d’un champ en devenir, comme zone de  tension féconde entre analyse linguistique, histoire des formes, réflexion poétique et interrogation  éthique. 

    Cécile Narjoux est professeure de langue française et de stylistique à l’Université Paris Cité  (CERILAC). Ses travaux portent sur la littérature française contemporaine et développent une  approche grammastylistique des formes langagières par lesquelles s’écrivent la crise écologique et  les catastrophes naturelles. Elle est notamment l’autrice de La Grammaire graduelle du français (De  Boeck, 3e éd., 2025) et de L’Expérience du temps dans les récits de fiction contemporains (EUD, 2022),  consacrés aux reconfigurations temporelles et aux tensions stylistiques dans la prose contemporaine.  Elle coanime des séminaires de recherche dédiés aux écritures du vivant et aux formes narratives  et stylistiques de la faille (Lignes de faille), ainsi qu’à la diversité des manières de dire, de faire et de  vivre les relations entre le vivant et ses milieux (La Terre en écritures). Elle travaille actuellement à un  ouvrage consacré aux configurations narratives du désarroi écologique dans les fictions françaises  et francophones du XXIᵉ siècle. 

    Sophie Milcent-Lawson est professeure de stylistique à l’Université de Lorraine (Nancy, LIS).  Spécialiste de zoopoétique, ses travaux portent plus particulièrement sur les tentatives de  représentation d’un point de vue animal en littérature et sur les discours prêtés aux animaux  (Discours animaux, discours sur les animaux, dir., 2025). Elle est également l’autrice de nombreux articles  sur la prose narrative des XXe et XXIe siècles, d’études sur les figures, et de travaux sur les zoofictions et les zoographies, notions qu’elle a contribué à théoriser ainsi que celles de « séquence  zoocentrée », de « on trans-spécifique » de « flux de conscience physiologique », ou encore  d’« uglossies animales » et d’ « imaginaires zoolinguistiques ». Son essai Le Point de vue animal dans les  textes littéraires est à paraître aux éditions Classiques Garnier. Elle travaille également sur les  problématiques de délégation de parole au service des non-humains (Manières de parler pour. Enjeux,  limites et réinvention des dispositifs de porte-parolat, co-dir. avec Charlotte Lacoste, à par. juillet 2027). 

    Modalités de soumission  

    La date limite de réception des propositions d’articles est fixée au 15 juin 2026. Elles doivent être adressées aux coordinatrices du numéro : cecilenarjoux.univpariscite@gmail.com et sophie.lawson@orange.fr 

    Les propositions devront comporter : 

    • Un titre et 4 à 6 mots clés. 
    • Un résumé (entre 3000 et 5000 signes) précisant le cadre théorique et méthodologique,  le corpus d’étude envisagé, ainsi que les principales références bibliographiques.
    • Une notice biobibliographique précisant notamment l’affiliation institutionnelle et la  fonction actuelles. 
    • Le fichier (adressé en format word et PDF) sera nommé de la manière suivante : NOM Prénom-titre-date 

    Les auteur·ices se verront notifié·e·s le 12 juillet 2026. 

    Les articles attendus sont d’un format de 35 à 40 000 signes (espaces, notes et bibliographie incluses) et la version 1 devra être remise au plus tard le 15 octobre 2026, afin de pouvoir être expertisée.

    1. Voir le site https://www.literature.green ; Schoentjes, Pierre, Littérature et écologie. Le mur des abeilles, Paris, Corti, coll. « Les Essais », 2020. ↩︎
    2. Suberchicot, Alain, Littérature et environnement : pour une écocritique comparée, Paris, Champion, 2012 ; Finch-Race Daniel et Posthumus Stéphanie (dir.), French Ecocriticism. From the Early Modern Period to the Twenty-First Century, Frankfurt, Peter Lang, 2017. ↩︎
    3. Schoentjes, Pierre, Ce qui a lieu : essai d’écopoétique, Marseille, Éditions Wild Project, 2015. Marcandier, Christine, L’Écopoétique, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, coll. « Libre cours », 2024. ↩︎
    4. Simon, Anne et Benhaïm, André (dir.), « Zoopoétique : les animaux dans la littérature de langue française (XXe-XXIe siècles) », Revue des Sciences Humaines, n° 328, octobre-décembre 2017. Simon, Anne, Une bête entre les lignes. Essai de zoopoétique. Marseille, Wildproject., 2021. Voir aussi le Carnet de zopoétique : https://animots.hypotheses.org ↩︎
    5. Blanc, Guillaume, Demeulenaere, Élise et Feuerhahn, Wolf (dir.), Humanités environnementales. Enquêtes et contre-enquêtes, Paris, Éd. de la Sorbonne, 2017. ; disponible en ligne : https://doi.org/10.4000/books.psorbonne.84270 ; Buekens, Sara, Émergence d’une littérature environnementale : Gary, Gascar, Gracq, Le Clézio, Trassard à la lumière de l’écopoétique, Genève, Droz, 2020. ↩︎
    6. Cornelus, Hannah, Tisser les interdépendances. Écopoétique des liens dans la littérature française contemporaine, Genève, Droz, coll. « Romanica Gandensia », n°54, 2023. ↩︎
    7. Narjoux, Cécile, « “une pluie de pleurs tombant continûment du ciel” : les eaux et les larmes ou le pathétique écologique dans les récits contemporains de catastrophes naturelles », Revue critique de fixxion française contemporaine [En ligne], 31, 2025. URL : http://journals.openedition.org/fixxion/15877 ; DOI : https://doi.org/10.4000/15cih.; Langlet Irène et Huz Aurélie, « Fictions climatiques. Introduction », ReS Futurae, n°21, Fictions climatiques, dir. Irène Langlet et Aurélie Huz, 2023 : https://doi.org/10.4000/resf.12271 ↩︎
    8. Cavallin, Jean-Christophe, et Alain Romestaing (dir.), Écopoétique pour des temps extrêmes, Fabula-LhT, en ligne, n° 27, 2021. https://doi.org/10.58282/lht.2832 ; Barontini, Riccardo, Buekens, Sara et Schoentjes, Pierre (dir.), L’horizon écologique des fictions contemporaines, Genève, Droz, 2022 ; Caracciolo Marco, Contemporary Fiction and Climate Uncertainty. Narrating Unstable Futures, London, New York et Dublin, Bloomsbury Academic, coll. « Environmental Cultures », 2022. ↩︎
    9. Khon, Eduardo (2017), Comment pensent les forêts : vers une anthropologie au-delà de l’humain, Bruxelles, Zones sensibles éditions. ↩︎
    10. Kerbrat-Orecchioni, Catherine, Nous et les autres animaux, Limoges, Lambert-Lucas. 2021. ↩︎
    11. Milcent-Lawson, Sophie,Le Point de vue animal dans les textes littéraires des XXe et XXie siècles, Paris, Classiques Garnier, coll. « Investigations stylistiques », à paraître. ↩︎
    12. Virdis, Daniela Francesca, Ecological Stylistics: Ecostylistic Approaches to Discourses of Nature, the Environment and Sustainability. Palgrave Macmillan, 2022. ↩︎
    13. Voir par exemple Beltran, Perrine, Stylistique du zoocentrage dans les fictions contemporaines de langue française : le rôle de l’analogie, thèse de doctorat, soutenue le 2/12/2024 à Sorbonne Nouvelle, dir. Claire Badiou-Montferran. ↩︎
    14. Goudet, Laura, Paveau, Marie-Anne et Ruchon, Catherine, « Écouter les animaux parler» dans Discours animal. Langages, interactions, représentations :Itinéraires [En ligne], 2020, consulté le 21 février 2026. URL : http://journals.openedition.org/itineraires/8756 ; DOI : https://doi.org/10.4000/itineraires.8756 ; https://journals.openedition.org/itineraires/6587. ↩︎
    15. Voir par ex. Rosier, Laurence, « Du discours rapporté à la dilution énonciative : un paradigme stylistique pour une écriture bestiaire ? À partir de l’exemple d’Un chien à ma table de Claudie Hunzinger », Pratiques, 2023, p. 199-200, https://doi.org/10.4000/pratiques.13704. ↩︎
    16. Milcent-Lawson, Sophie, « Variante physiologique du flux de conscience. Écrire un vécu animal dans la littérature française des XXe et XXIe siècles », dans Éric Baratay (dir.), Ecrire du côté des animaux, Éditions de la Sorbonne, 2023, p. 125-136. ↩︎
    17. Plas, Elisabeth, « ‘(Ainsi parlent les araignées)’ : Les prosopopées sans anthropocentrisme de l’histoire naturelle romantique », Itinéraires. Littérature, textes, cultures, 2, dans le dossier « Discours animal. Langages, interactions, représentations », 2020. DOI : https://doi.org/10.4000/itineraires.8718 ↩︎
    18. Milcent-Lawson, Sophie, « Émergence d’un on trans-spécifique », Pratiques [En ligne], 207-208, 2025, consulté le 22 décembre 2025. URL : http://journals.openedition.org/pratiques/19928 ; DOI : https://doi.org/10.4000/15dim. ↩︎
  • Journées d’étude en présence de l’auteur Philippe Djian « Philippe Djian, polygraphe : Langue, rythme et voix dans une œuvre plurielle »

    Journées d’étude en présence de l’auteur Philippe Djian : « Philippe Djian, polygraphe : Langue, rythme et voix dans une œuvre plurielle »

    AMU, ALLSH, Campus d’Aix-en-Provence, sites Schuman 29 et 3

    Mercredi 8 et jeudi 9 avril 2026

    Porteurs du projet :
    Elodie BURLE, CIELAM, Département des Lettres, ALLSH, AMU
    Joël JULY, CIELAM, Département des Lettres, ALLSH, AMU

    Organisateurs

    • CIELAM,
    • UFR ALLSH,
    • Projet TIGER du master CLIN,
    • INCIAM,
    • CRéaLAME,
    • Association Internationale de Stylistique,
    • Réseau de recherche « Les Ondes du monde »

    Argumentaire

    Depuis la parution de 37°2 le matin (1985), roman qui a immédiatement inscrit Philippe Djian dans le paysage littéraire contemporain, l’écrivain n’a cessé de produire une œuvre prolifique où se suivent et se répondent romans, nouvelles, scénarios, chansons et essais. Cette diversité formelle témoigne d’un rapport singulier à l’écriture : en effet, l’enjeu de cette production artistique repose sur la recherche d’un rythme, d’une voix et d’une musicalité qui justement transcendent les genres.

    Ses œuvres sont traduites dans presque toutes les langues et il est salué comme un créateur dont le talent est mondialement reconnu. S’il a reçu le Prix Interallié pour Oh ! en 2012, il est cependant dommage qu’aucune université française n’ait su lui consacrer en propre de colloque scientifique, alors que d’autres pays comme les Etats-Unis ou l’Irlande l’ont déjà fait ou lui ont rendu des hommages appuyés. Les journées qui seront organisées à AMU par le laboratoire du CIELAM les 8 et 9 avril 2026 seront d’autant plus remarquables qu’elles combleront une profonde lacune dans les rencontres universitaires autour de la littérature ultra-contemporaine en France. Les participants auront de plus le privilège d’y écouter l’auteur, de dialoguer avec lui, et pour les plus chanceux, nos étudiants du master « Création littéraire » parcours CLIN, de travailler à ses côtés lors d’une masterclasse. 

    Les romans de Philippe Djian – de Zone érogène (1984) à Dolorès (2025), en passant par Lent dehors (1991), Oh ! (2012) ou Sans compter (2023) (la liste est bien trop longue !) – offrent un terrain privilégié pour interroger l’économie de la phrase djianienne : jeu sur la ponctuation, ellipses, ruptures syntaxiques et sobriété du lexique instaurent un style à la fois épuré et heurté, qui peut restituer la violence et la fragilité des existences ou des relations humaines, leur vacuité. Le cycle sériel de Doggy Bag (2005-2010) expérimente quant à lui des formes d’écriture fragmentée et des récurrences, inspirées des séries télévisées américaines, questionnant ainsi les frontières de la littérature.

    Parallèlement, l’œuvre brève de Djian – nouvelles regroupées notamment dans 50 contre 1 (1981) – condense en quelques pages des tensions narratives et des enjeux stylistiques qui résonnent avec ses textes plus longs, tandis que ses incursions dans la chanson, en collaboration avec le chanteur et musicien suisse Stephan Eicher, déplacent son univers vers une oralité, une tonalité et une musicalité explicites. Enfin, ses réflexions, rassemblées dans l’essai Ardoise (2002) ou débattues dans de nombreuses interviews, livrent un discours réflexif sur l’acte d’écriture, comme de lecture, ses difficultés, ses choix et ses ambitions.

    Ces journées d’étude se proposent d’examiner la cohérence et les écarts au sein de cette œuvre plurielle. On s’intéressera notamment à la manière dont les choix esthétiques et langagiers – fragmentation, oralité, souci du détail, résonance musicale – circulent d’un genre à l’autre, et à la façon dont Djian renouvelle la perception de ce que peut être le « style » dans la création contemporaine. Il s’agira également de réfléchir à l’inscription de cette œuvre dans un horizon intermédial, où littérature, cinéma et musique se croisent et se répondent. Scénariste ou adaptateur de ses propres romans, Djian a contribué à quelques pages mémorables du cinéma français.

    En interrogeant Philippe Djian à travers ses expérimentations stylistiques et génériques, ces journées souhaitent mettre en lumière une œuvre en mouvement, qui dit le monde, donne le ton, « tient la note », observe, et propose.

    Vos projets de communication (en 300 mots avec une courte biobibliographie) sont à envoyer d’ici le 31 janvier 2026 à elodie.burle@univ-amu.fr et joel.july@univ-amu.fr.

    Comité scientifique

    • Nicolas BIANCHI, MCF université de Toulouse- Jean Jaurès
    • Elodie BURLE, MCF AMU
    • Stéphane CHAUDIER, PR Université de Lille
    • Bernard JEANNOT, MCF université de Nancy
    • Joël JULY, MCF AMU 
    • Jean-Marc QUARANTA, MCF HDR AMU
  • Journée d’étude : « Grammaire de l’expressivité »

    Grammaire de l’expressivité
    Journée d’étude conclusive du séminaire LAF-4109
    Master de Lettres Modernes

    École Normale Supérieure Lyon
    Mercredi 17 décembre 2025
    15h – 20h

    Programme

    Présidence : Nicolas Laurent

    15h-15h20 : Dylan Estruch : Pour un prolongement de la notion guillaumienne d’expressivité

    15h20-15h40 : Claire Avaro : Évolution de l’emploi de l’adjectif petit : vers l’euphémisation de nos propos ?

    15h40-16h : Anthony Reynaud : Expressivité de la répétition. Le cas de la parole d’Écho dans les pastorales dramatiques d’Alexandre Hardy

    16h-16h30 : discussion 16h30-16h40 : pause

    Présidence : Céline Guillot

    16h40-17h : Laura Frantschi : Expressivité du ponctème etc. Un marqueur d’attitude ? Valeurs pragmatiques et énonciatives dans Le Voyage en Espagne (1843) de Théophile Gautier

    17h-17h20 : Sérène Perrel : Voilà ou la référence spectaculaire. Étude d’une chanson de Barbara Pravi

    17h20-17h40 : Clémence Saillard : « Pourquoi toi, tu parles en igo ? » : remarques sur l’expressivité des mots empruntés dans quelques textes du rap français

    17h40-18h10 : discussion 18h10-18h20 : pause

    Présidence : Agnès Fontvieille

    18h20-18h40 : Anna Spire-Serre : Avé l’assent. Expressivité des accents régionaux à l’écrit

    18h40-19h : Maëlle Montessuit : Vulgariser la philosophie grâce à l’expressivité d’un espace textuel et discursif : Philosophie magazine

    19h-19h20 : Julie Messager : La tempête Benjamin, une « bombe météorologique » : circulation d’une métaphore à travers un corpus médiatique

    19h20-19h50 : discussion

  • Ambigüité / ambivalence (syntaxique, sémantique ou énonciative) en linguistique

    Colloque International

    Ambigüité / ambivalence (syntaxique, sémantique ou énonciative) en linguistique

    Université de Toulon

    27 et 28 novembre 2025

    Site du colloque :
    https://ambiguity-tln.sciencesconf.org/

    Présentation

    Colloque organisé grâce au soutien du laboratoire Babel (EA 2649) de l’Université de Toulon et de l’Association des Linguistes Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (ALAES).

    E-mail de contact : ambiguity-tln@sciencesconf.org

    Programme

    Vous trouverez le programme détaillé sur le site du colloque :

    https://ambiguity-tln.sciencesconf.org

    Télécharger le programme (PDF)

    Inscription

    L’accès aux conférences est libre sur présentation de la carte professionnelle ou de la carte d’étudiant ; en revanche, une inscription est obligatoire pour prendre part aux pauses-café et aux repas :

    https://formulaires.idemarches.univ-tln.fr/recherche/s-inscrire-au-colloque-babel-ambiguity

    (Les inscriptions étant bientôt closes, merci de contacter le comité d’organisation en cas de difficulté.)

    Comité d’organisation / scientifique

    Comité organisateur

    • Bénédicte Guillaume,
    • Élise Mathurin,
    • Michèle Monte,
    • Vanessa Saint-Martin,
    • Université de Toulon.

    Comité scientifique

    • Audrey Coussy (McGill University)
    • Barbara Dancygier (University of British Columbia)
    • Antin Fougner Rydning (Universitetet i Oslo)
    • Laure Gardelle (Université Grenoble-Alpes)
    • María Isabel González-Rey (Universidad de Santiago de Compostela)
    • Michelle Lecolle (Sorbonne Nouvelle)
    • Laëtitia Leonarduzzi (Université d’Aix-Marseille)
    • Natalia López-Cortés (Universidad de Zaragoza)
    • Blandine Pennec (Université Toulouse II – Jean Jaurès)
    • Myriam Ponge (Université Paris 8)
    • Graham Ranger (Avignon Université)
    • Fabio Reggatin (Università degli Studi di Udine)
    • Corinne Rossari (Université de Neuchâtel)
    • Pascale Roux (Université Lumière Lyon 2)
    • Mohamed Saki (Université de Bretagne Occidentale)
    • Martine Sekali (Université de Nanterre)
    • Denis Vigier (Université Lumière Lyon 2)
    • Esme Winter-Froemel (Universität Würtzburg)
  • Les formes de la mémoire

    Colloque international « Les formes de la mémoire« 

    Laboratoire ALTER de l’UPPA

    Du 5 au 7 novembre 2025

    Campus de Pau (amphithéâtre de la Présidence – Plan du campus – PDF)

    Du 5 au 7 novembre 2025, le laboratoire ALTER de l’UPPA organise un colloque international sur le thème « Les formes de la mémoire » sur le campus de Pau (amphithéâtre de la Présidence). 

    Il sera consacré à la langue de la mémoire dans la littérature, de l’Antiquité à nos jours. Il s’agira d’explorer les manifestations formelles de la mémoire, la construction d’une mémorisation par les ressources langagières ou encore la mise en forme du souvenir grâce aux interventions et discussions avec les chercheurs. 

    Comité d’organisation

    Julie Gallego (Arts/Langages : Transitions & Relations, ALTER ; Université de Pau et des Pays de l’Adour, UPPA) julie.gallego @ univ-pau.fr

    Bérengère Moricheau-Airaud (Arts/Langages : Transitions & Relations, ALTER ; Université de Pau et des Pays de l’Adour, UPPA) berengere.moricheau-airaud @ univ-pau.fr

    Cécile Rochelois (Arts/Langage : Transitions & Relations, ALTER ; Université de Pau et des Pays de l’Adour, UPPA) cecile.rochelois @ univ-pau.fr

    Programme

    Télécharger le programme du Colloque international « Les formes de la mémoire«  (PDF)

    Mercredi 5 novembre

    • 13h30  Accueil des participants
    • 14h  Ouverture du colloque par Laurent Bordes, Président de l’UPPA, et Hélène Laplace-Claverie, directrice d’ALTER – Introduction par les organisatrices, Julie Gallego, Bérengère Moricheau-Airaud, Cécile Rochelois
    • 14h30-16h  Origines de la mémoire – Session présidée par Claire Vieilleville
      • Alain Blanc, Université de Rouen-Normandie, « Le vocabulaire de la mémoire et du souvenir en grec ancien et son reflet dans l’anthroponymie grecque »
      • Lise Forment, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La transitionnalité de la littérature : pour une “mémoire du futur” »
      • Maria Margherita Cardella, Université de Milan, « Sur les racines indo-européennes de la mémoire (*men et *(s)mer) dans les Gāθā avestiques »
         
    • 16h30-18h Rhétoriques de la mémoire – Session présidée par Christopher Lucken
      • Valérie Fasseur, Université Paul-Valéry Montpellier III, « Frapper la mémoire. Fonction mnémotechnique de l’image violente dans la littérature allégorique médiévale »
      • Sarah Cusset, Université Lumière Lyon 2, « Tous les poins et tous les passages. Quelques itinéraires mnémoniques de l’Ovide moralisé »
      • Léa Gariglietti, Université de Reims Champagne-Ardenne, « “L’heureuse mémoire” de Nicolas de Verdun : des éloges à la pratique mnémonique »
         
    • 18h15  Inauguration de l’exposition « Les formes de la mémoire en bande dessinée », hall STEE. Expositions de reproductions de planches d’Étienne Davodeau, Élodie Durand et Jean-Louis Tripp, et revue Ébullitions.
       
    • 20h Cinéma Saint-Louis (centre ville) : projection des Années Super 8 et rencontre avec le réalisateur, David Ernaux-Briot. Rencontre animée par Sylvain Dreyer, Université de Pau et des Pays de l’Adour.

    Jeudi 6 novembre

    • 9h-10h Linguistiques de la mémoire – Session présidée par Marie-Françoise Marein
      • Thierry Capmartin, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La mémoire, le langage, l’imagination chez P. Ricœur. La mémoire ricœurienne avant L’histoire, la mémoire, l’oubli  »
      • Marie-Dominique Joffre, Université de Poitiers, « L’emploi de iste : jouer avec la mémoire » 
         
    • 10h15-11h45  Histoire et mémoires – Session présidée par Laura Baldacchino
      • Adrien Bresson, Université Jean Monnet Saint-Étienne, « Réminiscence et mémoire littéraires dans l’Éloge de Justin II de Corippe »
      • Pierre Courroux, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Le Dit des roys. Une chronique-liste rimée du xve siècle récitée comme une comptine ? »
      • Francesco Montorsi, Université Lumière Lyon 2, « Énumérer la Table Ronde. Listes de chevaliers et mémoires arthuriennes aux XVIe et XVIIe siècles »
         
    • 13h30-15h30  Identités et mémoire – Session présidée par Riccardo Barontini
      • Carmen Avram, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La mémoire des murs : mythes et sacrifices. Réflexions autour d’une légende roumaine »
      • Franck Miroux, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Altération des mémoires et fragmentation identitaire dans Winter in the Blood de James Welch »
      • Alban Pichon, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Inoubliables regards-caméra : modalités et puissances d’une mémoire cinématographique »
      • Arnaud Schmitt, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La rhétorique du doute et de la justification dans l’autobiographie contemporaine »
         
    • 16h -17h30 Table ronde « Les formes de la mémoire en bande dessinée » – Rencontre avec Étienne Davodeau (Là où tu vas. Voyage au pays de la mémoire qui flanche, Futuropolis, octobre 2025), Élodie Durand (La Parenthèse, Delcourt, 2018) et Jean-Louis Tripp (Le Petit Frère et Un Père, Casterman, 2022 et 2025). En partenariat avec le réseau 3RBD et la MSHS de Poitiers.
       

    Vendredi 7 novembre

    • 9h-10h L’art de la formule – Session présidée par Fabia Guillen
      • Christopher Lucken, Université Paris 8, « Poésie épique, mémoire et style formulaire »
      • Baptiste Laïd, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « “Instruire et rappeler” : les procédés formels de l’aphorisme dans la Disciplina Clericalis et ses traductions françaises »
         
    • 10h30-12h Stylistiques de la mémoire – Session présidée par Geneviève Henrot
      • Claire Badiou-Monferran, Université Sorbonne nouvelle, « “Émergence”, “rémanence” et mémoire littéraire : l’exemple des contes de fées »
      • Cécile Narjoux, Université de Paris-Cité, « Mémoire blessée, syntaxe traumatique : les formes du souvenir dans Des hommes de Laurent Mauvignier »
      • Isabelle Serça, Université Toulouse Jean-Jaurès, « La phrase, unité de mémoire »
         
    • 13h30-14h30 Mémoires proustiennes – Session présidée par Isabelle Serça
      • Geneviève Henrot, Université de Padoue, « La mémoire involontaire comme « formant » d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust »
      • Ludovico Monaci, Université de Padoue, « La série adjectivale et l’architecture mémorielle : une figure de style proustienne entre la Recherche, la Correspondance et la lexicométrie »
         
    • 14h45-16h15 Quand la mémoire entre en scène – Session présidée par Françoise Buisson
      • Maïwenn L’Haridon-Moreau, Université Lumière Lyon 2, « D’une injonction à l’oubli au “devoir de mémoire” : impliquer la mémoire des spectateurs antiques dans le spectacle théâtral »
      • Puerto Gómez Corredera, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La mémoire au théâtre : réécriture, mise en scène et stratégies de mémorisation dans la tragédie contemporaine »
      • Christian Peytavy, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Approche des enjeux et procédés mémoriels dans le texte théâtral madrilène au XVIIIe siècle »
  • Traduire Annie Ernaux

    Perspectives socio-stylistiques

    Traduire Annie Ernaux
    Perspectives socio-stylistiques

    Colloque dans le cadre du projet TRANSILANGUE 2024-2025

    Les 19 et 20 mai 2025

    Centre international Universitaire pour la Recherche
    Hôtel Dupanloup
    1 rue Dupanloup – Orléans

    Ce colloque, mené dans le cadre du projet TRANSILANGUE (laboratoire POLEN), se propose de revenir précisément sur les enjeux propres à la traduction d’Annie Ernaux, dans une perspective socio-stylistique. Il s’agit bien d’étudier un style littéraire d’autrice, mais en comprenant la construction, la reconnaissance et la légitimation de ce style via la traduction, non pas comme le pur fruit d’une inspiration individuelle, mais comme un processus de négociations avec différentes instances sociales et institutionnelles.

    Le colloque comprendra plusieurs communications scientifiques ainsi que des ateliers d’écriture/traduction/réécriture. Il est ouvert à toutes et à tous, gratuitement, sans inscription (il est possible de venir assister à des moments de la journée sans assister à toute la journée). La participation aux ateliers est encouragée sans être obligatoire !

    Programme

    Lundi 19 mai

    Matin

    À partir de 9h – Accueil et petit déjeuner

    9h30-10h – Clara Cini (Sorbonne Université), Sara De Balsi (CY Cergy-Paris Université), Laélia Véron (Université d’Orléans) : Mot d’ouverture et introduction 

    10h15-11h – Paola Boué (City University of New York), ouverture : “ Réception internationale et évolution du discours sur le style : l’exemple des Etats-Unis”. Échanges

    Présidence : Mauro Cazzolla

    11h-11h30 – Alice Ray (Université d’Orléans) : “Le traitement des phrases averbales dans la traduction en anglais de La Place

    11h30-12h – Arezou Dadvar (Sorbonne Nouvelle) : “Réécrire l’intime : La Honte et Une femme d’Annie Ernaux en persan, face aux défis sociopolitiques et éditoriaux en Iran” 

    12h-12h30 – Ornella Tajani (Université pour étrangers de Sienne) : “Traduire et retraduire l’autosociobiographie ernausienne en italien (Une femme et La Honte)” 

    12h30-13h – Échanges et questions

    13h-14h – Déjeuner

    Après-midi 

    Présidence : Bérengère Moricheau-Airaud

    14h-15h15 – Ateliers de traduction et de réécriture (avec un moment de lecture des productions)

    -en italien : Sara De Balsi (CY Cergy-Paris Université), Ornella Tajani (Université pour étrangers de Sienne) et Biagio Ursi (Université d’Orléans)
    -en anglais : Alice Ray (Université d’Orléans), Cécile Hébrard (lycée Pothier, Orléans)

    15h15-15h30 – Pause café 

    15h30 – Jovanka Šotolová (Université Charles, Prague) : “La réception tchèque de l’œuvre d’Annie Ernaux (La Place et Une femme)”

    16h – Sabine Kraenker (Université d’Helsinki) : “Les enjeux de la traduction d’Annie Ernaux en finnois dans une perspective socio-stylistique, à travers l’exemple de Passion simple

    16h30 – Tatiana Rangel (Sorbonne Université) : “Traduire l’écriture plate en portugais du Brésil. L’exemple de Passion simple

    17h-17h30 – Échanges, questions et clôture de la première journée

    Mardi 20 mai

    Matin

    À partir de 9h – Accueil et petit déjeuner

    Présidence : Cécile Chapon

    9h30 – Michel Nachaat (Université Ain Shams, Le Caire) : “Les désignateurs de référents culturels dans la traduction arabe de Regarde les lumières mon amour”

    10h – Solange Gil (traductrice) : “Comment j’ai traduit Annie Ernaux en rioplatense” (Journal du dehors et La Vie extérieure)

    10h30-11h – Échanges et questions

    11h-12h15 – Atelier de traduction/réécriture

    -en espagnol : Cécile Chapon (Université de Tours), Clara Cini (Sorbonne Université) et Solange Gil (traductrice)
    -en croate : Nina Rendulic (Université d’Orléans)

    12h15-13h30 – Déjeuner 

    Après-midi 

    Présidence : Claire Stolz

    13h30-14h – Anne-Claire Cassius (Université des langues étrangères de Nagoya) : “La traduction japonaise de L’Événement et sa réédition en format poche”

    14h-14h30 – Rokus Hofstede (traducteur) : “La médiation des realia dans Les Années

    14h30-15h – Échanges et questions

    15h-15h30 – Pierre-Alain Caltot (Université d’Orléans), ouverture finale : “ Traduction et réécriture :  Annie Ernaux en latin”

    15h30-16h – Derniers échanges et mot de clôture

    16h-16h30 Café final 

    Comités

    Comité scientifique

    • Bruno Blanckemann, Université Sorbonne-Nouvelle ;
    • Isabelle Charpentier, Université Picardie Jules Verne ;
    • Anne Coudreuse, Université Sorbonne Paris Nord ;
    • Elise Hugueny-Léger, Université de St Andrews ;
    • Bérengère Moricheau-Airaud, Université de Pau et des Pays de l’Adour ;
    • Corinne Oster, Université de Lille ;
    • Gisèle Sapiro, CNRS-EHESS ;
    • Claire Stolz, Sorbonne Université et
    • Mathias Verger, Université Paris 8.

    Comité d’organisation

    • Clara Cini, Sorbonne Université, STIH ;
    • Sara De Balsi UMR Héritages, CY Cergy Paris Université et
    • Laélia Véron, Université d’Orléans.

    Contact

    Laélia Véron

  • Appel à Contribution – Colloque « Rythmes du monde dans la poésie de Pierre Dhainaut »

    Appel à contribution

    Colloque en langue et littérature françaises XXe et XXIe siècles

    Rythmes du monde dans la poésie de Pierre Dhainaut.

    Sous la direction de Jérôme Hennebert (ALITHILA / THALIM)

    Sabine Dewulf et Sabine Zuberek-Kotlarczik

    (Université de Lille, laboratoire)

    (17-18 octobre 2025)

    17 octobre 2025, bâtiment F, « Maison de la recherche ».

    18 octobre 2025, Bibliothèque municipale de Lille Jean Levy.

    Pierre Dhainaut, né à Lille en 1935, est une des grandes voix poétiques contemporaines. De nombreux dossiers sur le poète sont déjà parus dans différentes revues. Deux monographies, l’une de Jean Attali, l’autre de Sabine Dewulf, constituent une remarquable introduction à son œuvre. Robert Sabatier fut l’un des premiers à saluer le lyrisme de Pierre Dhainaut : « Avec Dhainaut, les mots nous paraissent plus purs et plus lumineux, les paysages de la nature et de la vie faisant un beau mariage avec le chant profond » (Robert Sabatier, Histoire de la poésie française, La Poésie du XXe siècle, tome 3 « Métamorphoses et et modernité, Paris, Albin Michel, 1988, p. 617). Le colloque organisé par l’Université de Lille sera la seconde manifestation scientifique d’envergure sur l’œuvre de Pierre Dhainaut, à la suite du colloque Pierre Dhainaut, la passion du précaire organisé par l’Université de la Sorbonne en 2007.

    Lire un poème de Pierre Dhainaut est une heureuse tentative de respiration pour contrer l’asphyxie du monde contemporain. Gérard Farasse, dans la notice qu’il a consacrée au poète flamand, le reformule en ces termes :

    Plutôt qu’inspiration, sa poésie est respiration, accord et contagion des souffles, échange entre un dehors et un dedans. Elle est recherche d’un équilibre toujours à retrouver entre soi et le monde, soi et les autres, soi et la langue. […] Le poème ne résonne qu’à condition de devenir l’espace de la réconciliation. (Michel Jarrety dir., Dictionnaire de poésie de Baudelaire à nos jours Paris, PUF, 2001, p. 203)

    Si la poésie moderne et contemporaine prétend accéder à une certaine vérité de l’être, celle de Pierre Dhainaut révèle sensiblement une relation autre et authentique au monde une « réconciliation » ‒ loin du rythme effréné de nos vies actives.

    Au fil de promenades à travers les paysages du Nord, les montagnes de la Grande Chartreuse ou les terres de l’Aubrac, la poésie de Pierre Dhainaut sert de viatique au lecteur pour s’intérioriser et s’interroger. Cette œuvre lyrique, initiée dans la mouvance du surréalisme puis rapidement ancrée dans « l’acte et le lieu » de l’existence (Yves Bonnefoy), est traversée par la puissance d’un souffle mesuré. L’air, souvent thématisé par le poète, y circule en effet entre des séquences de vers blanchies pour que le lecteur respire, s’apaise, et se sente mieux vivre.

    Plus encore, cette œuvre poétique, dans la lignée de celles qui ont marqué la fin du XXe siècle, soulève un questionnement fondamental : celui de l’essence même de ce que nous appelons le monde réel. En effet, la langue de Pierre Dhainaut délivre les grandes forces qui animent celui-ci (la naissance et la mort, la matière et l’esprit, le mouvement et l’immobilité, le passage et la continuité…) de leurs contradictions apparentes pour manifester le mystère de leur complémentarité. Ne nous méprenons pas : ses poèmes ne se contentent pas de célébrer le monde ; le souffle qui les parcourt témoigne d’une possibilité d’être au monde d’une manière radicalement neuve. Notre rapport à l’univers s’en trouve bousculé et notre raison, battue en brèche.

    L’objectif du colloque Rythmes du monde dans la poésie de Pierre Dhainaut vise non seulement à partager la joie d’écrire d’un poète majeur de notre époque, mais surtout à interroger la multiplicité de ses rythmes, en lien avec la radicalité de sa vision du monde. Sur quelles cadences cette poésie accomplit-elle la présence au monde ? Comment les choix rythmiques du poète, avec ou sans le souvenir du mètre, favorisent-ils la connaissance poétique ? Le rythme, qu’il soit accentuel, métrique ou typographique, est-il un facteur d’équilibration ? Introduit-il au contraire un désordre mélodique et / ou visuel nécessaire à l’expression des difficultés d’être du sujet lyrique ? Rend-il plus solennel le rapport à soi et au monde ? La diversité formelle des poèmes de Pierre Dhainaut nous invite en conséquence à reconsidérer les différents rythmes à l’œuvre.

    Le rythme est un mouvement organisateur de l’écriture au secours du sens du poème, conformément à son étymologie : du latin rythmus, via le grec ruthmos « proportions régulières », puis par glissement sémantique « manière d’être », comme l’a rappelé Michèle Aquien dans son Dictionnaire de poétique (Paris, Le Livre de poche, 1993, p. 252). L’analyse du flux rythmique (le même et le différent ; le continu et le discontinu) explique comment se déploie la signification du poème. Si Gérard Dessons et Henri Meschonnic ont également défini le rythme comme « l’organisation du mouvement de la parole par un sujet » (Traité du rythme, Paris, Dunod, p. 28), ceux-ci ont toutefois montré que l’étude des cadences personnelles n’a rien en commun avec le psychologisme.

    Considérant l’évolution des formes poétiques, Michèle Aquien conclut que :

    […] l’analyse du rythme ne peut se faire tout à fait de la même manière pour la poésie moderne non mesurée et pour la poésie traditionnelle ; il est à chercher ailleurs que dans les codes de la versification : dans le nombre et dans la forme, dans le rapport entre la lettre, le phonème, la syllabe, le mot, et l’espace dans lequel ils figurent. (op. cit., p. 258).

    Dès lors, les propositions de communication porteront entre autres sur la pratique des formes brèves (haïku etc.), sur les figures de répétition, sur les blancs typographiques et les usages poétiques de la ponctuation, sur la résurgence de la rime et du mètre dans le contexte du vers libre, sur les discordances syntaxiques en fin de ligne, sans oublier la périodicité expressive des interrogations et des aphorismes, caractéristiques de la langue de Pierre Dhainaut. Sur le plan thématique, des études complémentaires à l’approche stylistique pourront porter sur les motifs du ressac, de la marche, ou de la respiration qui se rapportent principalement au rythme du sujet en prise avec le monde, sans oublier la complémentarité entre la poésie et l’image dans les livres d’artiste.

    Les propositions de communication de deux pages maximum, assorties d’une notice biographique,  seront adressées à Jérôme Hennebert (jerome.hennebert@univ-lille.fr), Sabine Dewulf (sabdew@gmail.com) et Sabine Zuberek-Kotlarczik (sabine.kotlarczik@gmail.com) jusqu’au 30 juin 2025. Les actes du colloque seront publiés grâce au soutien du laboratoire ALITHILA.

    Participation au colloque : 40 euros (20 euros pour les doctorants)

    Comités

    Comité organisateur :

    • Jérôme Hennebert, Maître de conférences à l’Université de Lille,
    • Sabine Dewulf,
    • Sabine Zuberek-Kotlarcszik (professeurs agrégés, Association Pierre Dhainaut),
    • Jean-Jacques Vandewalle (conservateur du fonds Pierre Dhainaut, Bibliothèque Municipale de Lille).

    Comité scientifique :

    • Vincent Vivès, Professeur à l’Université Polytechnique des Hauts-de-France à Valenciennes,
    • Dorottya Szávai, maître de conférences HDR à l’Université ELTE de Budapest,
    • Sarra Ladjimi MALOUCHE, Maître de conférences à l’Université de Carthage.

    Bibliographie indicative

    Quelques études de référence :

    Attali Jean, Pierre Dhainaut, textes inédits, Rodez, Éditions du Rouergue, collection « Visages de ce temps », 1986.

    À travers les commencements, entretiens de Pierre Dhainaut et de Patricia Castex Menier, Paris, Paroles d’aube, 1998.

    Bishop Mickael, Dystopie et poiëin, agnose et reconnaissance – Seize études sur la poésie française et francophone,« Pierre Dhainaut, changeant, échangeant », Rodopi, Amsterdam, New York, 2014, p. 119-131.

    Bonhomme Béatrice, « Au dehors, le secret : Pierre Dhainaut ou le rythme d’un paradoxe »dans Corps, Poésie, esthétique, Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, coll. « Études », 2016, p. 319-329.

    Castex Menier Patricia : « Du poème au corps d’amour », Courrier du Centre international d’études poétiques, n° 119-120, Bruxelles, 1977.

    Dewulf Sabine, Pierre Dhainaut, avec une anthologie, Montreuil-sur-Brèche, Éditions des Vanneaux, collection « Présence de la poésie », 2008.

    Dewulf Sabine, En regard, à l’écoute – La poésie de Pierre Dhainaut à travers ses livres d’artiste, catalogue d’exposition, Lille, Ville de Lille et éditions Invenit, 2021.

    FarasseGérard « Pierre Dhainaut », Dictionnaire de POESIE de Baudelaire à nos jours, Michel Jarrety dir., Paris, PUF, 2001, p. 203-204.

    Zuberek Sabine, « L’usage des guillemets dans la poésie de Pierre Dhainaut », Recours au poème, septembre 2024.

    Sabatier Robert, « Pierre Dhainaut », La Poésie du vingtième siècle – 3. Métamorphoses et Modernité, Paris, Albin Michel, 1988, p. 615-617.

    Les dossiers consacrés à Pierre Dhainaut en revue depuis les années 2000 :

    Autre Sud, n° 10, Marseille, 2000.

    Linea, n° 6, 2006.

    Nord’, n° 34, 1999.

    NU(E), n° 45, 2010.

    Rétroviseur, n° 79, 2000.

    Traversées, n° 49, 2008.

    Colloque universitaire :

    Pierre Dhainaut, la passion du précaire, Université de la Sorbonne, 2007 (sans publication des actes).

    Le rythme en poésie :

    Aquien Michèle, La Versification appliquée aux textes, Paris, Nathan Université, coll. « 128 », 1993.

    Aquien Michèle, Dictionnaire de poétique, Paris, Livre de poche, coll. « Les Usuels de poche », 1993.

    Bourrassa Lucie, Rythme et sens. Des processus rythmiques en poésie contemporaine, Montréal, éd. Balzac, 1993.

    Cornulier (de) Benoît, Théorie du vers, Paris, Éditions du seuil, 1982.

    Dessons Gérard et Meschonnic Henri, Traité du rythme, des vers et des proses, Paris, Dunod, 1998.

    Dürrematt Jacques, Stylistique de la poésie, Paris, Belin, coll. « Lettres », 2005.

    Elwert W. T., Traité de versification française, des origines à nos jours, Paris, Klincksieck, 1965.

    Gouvard Jean-Michel, La Versification, Paris, PUF, coll. « Premier cycle », 1999.

    Mazaleyrat Jean, Éléments de métrique française, Paris, Colin, coll. « U2 », 1974.

    Meschonnic Henri, Critique du rythme, Anthropologie historique du langage, Paris, Verdier, 1982.

    Milner Jean-Claude et Regnault François, Dire le vers, Paris, Seuil, 1987.

    Molino Jean et Tamine Joëlle, Introduction à l’analyse de la poésie, Paris, PUF, coll. « linguistique nouvelle », 1982.

    Meschonnic Henri, La Rime et la vie, Paris, Verdier, 1989.

    Roubaud Jacques, La Vieillesse d’Alexandre. Essais sur quelques états du vers français récent, [1978], Paris, Ivrea, 2000.

  • Ambiguity-tln : Ambigüité / ambivalence (syntaxique, sémantique ou énonciative) en linguistique

    Colloque international Ambiguity-tln : Ambigüité / ambivalence (syntaxique, sémantique ou énonciative) en linguistique

    Propositions avant le 15 janvier 2025

    27-28 nov. 2025
    Université de Toulon, La Garde, France

    Site du colloque

    Appel à communication

    Appel à communications colloque de linguistique organisé à l’Université de Toulon les 27 et 28 novembre 2025.
    Avec le soutien du laboratoire Babel (EA 2649) de l’Université de Toulon et de l’Association des Linguistes Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (ALAES).

    Call for papers for a symposium to be held at the Université de Toulon on 27th and 28th November 2025.
    With the support of the Babel laboratory (EA 2649) at the Université de Toulon and the ALAES (Association des Linguistes Anglicistes de l’Enseignement Supérieur, the ‘French society for the linguistics of English’)

    Convocatoria Congreso de lingüística organizado en la universidad de Tolón (Francia) los días 27 y 28 de noviembre de 2025.
    Con el apoyo del laboratorio Babel (EA 2649) de la Universidad de Toulon y de la Association des Linguistes Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (ALAES).

    Scroll down for English version.
    Véase más abajo la versión en español.

    Ambigüité / ambivalence (syntaxique, sémantique ou énonciative) en linguistique

    L’ambigüité est un concept productif en linguistique, et ferait même « partie intégrante du modèle » selon A. Culioli ([1973] 1999 : 48). Ce terme, utilisé aussi dans le langage courant et la vie quotidienne, correspond à une « intuition fondamentale [selon laquelle] quelque chose de double se dissimule sous une apparence d’unicité » (Le Goffic, 1982 : 83 – 84). Si la polysémie de certains morphèmes lexicaux ou grammaticaux engendre facilement l’ambigüité (« le secrétaire est dans le bureau », exemple emprunté à Dubois et al. 1999 : 31), cette dernière peut également se situer au niveau de la proposition et, partant, de la phrase, lorsqu’un agencement de marqueurs se prête à plusieurs interprétations : l’ambigüité syntaxique se double dès lors d’une ambigüité sémantique.

    Néanmoins, la plupart du temps, le recours à un contexte plus fourni, ou bien l’examen plus approfondi d’autres marques grammaticales ou énonciatives présentes dans l’énoncé permettent de lever l’ambigüité. En effet, de tels phénomènes engagent crucialement le rapport entre les formes linguistiques et le co(n)texte, qu’il revient au linguiste d’analyser.

    Il existe toutefois des cas dans lesquels il n’est pas possible de désambigüiser, et d’opter

    avec certitude pour une catégorie plutôt qu’une autre, dans la mesure où les indices syntaxiques ne sont pas assez parlants ou donnent des résultats contradictoires, tandis que le recours au contexte n’est pas suffisant pour éliminer l’ambigüité. Or, les linguistes ont souvent été inspirés par ces phénomènes inclassables : on pense à la « théorie du reste » de Jean-Jacques Lecercle. Il peut aussi être question, en se fondant sur une métaphore biologique, d’exemples de phénomènes « hybrides » (cf. Guillaume 2014). P. Le Goffic (1982) a pour sa part recours au concept d’« ambivalence », terme à l’origine utilisé en psychanalyse pour qualifier des états psychiques contradictoires. Pour Catherine Fuchs (1995), l’ambivalence est une forme de transgression ne pouvant se produire qu’en discours, à la différence de l’ambigüité, qui serait propre à la langue. On retrouve dans « ambivalence » la même racine latine ambo signifiant « (les) deux à la fois » (CNRTL) que dans « ambigüité », mais il semble toutefois que l’on va plus loin dans la complexité, avec des phénomènes plus hétérogènes et non réductibles à une seule signification. Dérive inévitable de l’indétermination de la langue ou produit de la stratégie discursive du locuteur, des « zones troubles » (Le Goffic 1982 : 83) sont ainsi générées, qu’il incombe à l’interlocuteur de démêler. Face à un idéal de non-équivocité, l’ambivalence comme l’ambigüité peuvent ainsi représenter un danger. Le risque accru de malentendus nous invite alors à nous questionner sur la dimension éthique de l’utilisation de ces formes duplices.

    Michel Ballard (1990 :153) avance « [qu’]à première vue, […] l’ambigüité [es]t un problème qui passionne davantage les linguistes, les stylisticiens ou les philosophes que les traductologues. » Une approche traductologique de l’ambigüité et/ou de l’ambivalence n’est pourtant pas à exclure. Face à l’ambigüité, il est nécessaire pour le traducteur de faire des choix. Lorsqu’elle est intentionnelle, l’ambigüité doit être conservée. À l’inverse, les cas d’ambigüités fortuites se doivent d’être levés (Rydning 1998). Par ailleurs, en traduction automatique, les outils actuels, de plus en plus performants, réussissent généralement à éviter les cas d’ambigüité. Cependant, l’étape de relecture et de post-édition reste le plus souvent indispensable.

    Sans exclure des approches essentiellement théoriques, ce colloque entend soumettre les concepts d’ambivalence et d’ambigüité à l’épreuve des corpus afin d’en évaluer la portée et les limites en contexte. Par conséquent, il s’agira d’appréhender les cas de dualité interprétative au sein de corpus d’étude variés, oraux ou écrits. Ceux-ci pourront être de nature diverse – publicité, littérature, discours politique, presse, communication médiée par ordinateur, données lexicographiques, etc. –, permettant ainsi une exploration étendue et transversale de ces phénomènes. Les langues à privilégier seront le français, l’anglais et l’espagnol, mais d’autres langues et d’autres familles de langues que celles-ci peuvent également être convoquées.

    Les propositions pourront s’articuler, de manière indicative et non limitative, autour des divers axes évoqués dans cet appel, notamment :

    • définitions et effets de l’ambigüité et de l’ambivalence, rôle de la polysémie et du contexte ; dans quels cas les relations entre valeur d’un morphème et contexte permettent- elles de définir les conditions favorables à une interprétation en termes d’ambivalence ?
    • le vague référentiel est-il nécessairement ambigu ? par exemple, en ce qui concerne les problèmes de délimitation du référent (pronom de première personne du pluriel en français – cf. Monte 2022 -, omission du pronom personnel sujet en espagnol…).
    • quels sont les effets possibles du dédoublement d’interprétations d’un même énoncé, pouvant être compatibles et finissant par s’amalgamer, ou bien se révélant incompatibles, mais dans le même temps impossibles à départager ?
    • sur le plan énonciatif, dans le champ du discours représenté, à quelles conditions les formes complexes de représentation du discours autre (Authiez-Revuz 2020) sont-elles source d’ambigüité ? L’on ne sait dans certains cas qui parle, et les attributions à deux sources énonciatives différentes sont parfois incompatibles, et parfois ambivalentes – la superposition des voix ou points de vue portés par les énoncés représentés faisant alors partie des ressources déployées par le locuteur/énonciateur premier (Germoni et Stolz 2019). Et que devient alors, dans la structure narrative globale, la répartition entre narration, dialogues et pensées ?
    • en traduction, est-il toujours possible d’évaluer le caractère intentionnel ou fortuit de l’ambigüité ? Quelle(s) incidence(s) la conservation ou non de l’ambigüité et/ou de l’ambivalence peuvent-elles avoir ? La question de cas intraduisibles ou d’échecs de traduction pourra également être étudiée.

    Modalités de soumission et calendrier :

    • proposition de communication anonyme (une à deux pages maximum, comportant le titre de la communication, un résumé, quelques références bibliographiques) à envoyer avant le 15 janvier 2025 en format Word et / ou pdf à l’adresse suivante :
      ambiguity-tln@sciencesconf.org
      Merci d’indiquer clairement le nom et l’affiliation de l’auteur ou des auteurs dans le corps du courriel.
    • réponse aux auteurs : au plus tard le 30 mars 2025
    • 27 et 28 novembre 2025 : colloque à l’Université de Toulon

    Ambiguity / ambivalence in linguistics (from a syntactic, semantic or enunciative point of view)

    Ambiguity is a productive concept in linguistics, and can even be termed « an integral part of the linguistic model » according to A. Culioli ([1973] 1999: 48; our translation). This concept, also used in everyday language and life, corresponds to a « fundamental intuition [according to which] something double is hidden beneath an appearance of unicity » (Le Goffic, 1982: 83 – 84; our translation). While the polysemy of certain lexical or grammatical morphemes easily gives rise to ambiguity (the fisherman went to the bank), ambiguity can also occur at clause level, and also at sentence level, when a combination of markers lends itself to several interpretations: syntactic ambiguity therefore paves the way for semantic ambiguity.

    Most of the time, however, ambiguity can be resolved by resorting to a more specific context, or by a closer examination of other grammatical or enunciative markers present in the utterance. Indeed, such phenomena fundamentally engage the relationship between linguistic forms and co(n)text, which the linguist needs to analyse.

    Nevertheless, there are cases in which it is not possible to disambiguate and to opt with certainty for one category rather than another, insofar as syntactic clues are not specific enough or give contradictory results, while the recourse to context is not sufficient to eliminate ambiguity. However, linguists have often been inspired by these unclassifiable phenomena: Jean-Jacques Lecercle’s « theory of the remainder » comes to mind. Based on a biological metaphor, such phenomena can also be described as examples of « hybridism » (Guillaume 2014). P. Le Goffic (1982), for his part, uses the concept of « ambivalence », a term originally used in psychoanalysis to qualify contradictory psychic states. For Catherine Fuchs (1995), ambivalence is a form of transgression that can only occur in discourse, unlike ambiguity, which is specific to language. In « ambivalence » one finds the same Latin root ambo, which means « (the) two at once » (CNRTL), as in « ambiguity », but it seems that the complexity is taken a step further with ‘ambivalence’ involving more heterogeneous phenomena that cannot be reduced to a single meaning. Whether an inevitable side effect of the indeterminacy of language or the result of the speaker’s discursive strategy, « turbid zones » (Le Goffic 1982: 83; our translation) are thus generated, which the interlocutor has to untangle. Faced with an ideal of non-equivocation, ambivalence and ambiguity may represent a danger. The increased risk of misunderstanding invites us to question the ethical dimension of using such duplicitous forms.

    Michel Ballard (1990:153; our translation) argues that « [a]t first glance, […] ambiguity [is] a problem that fascinates linguists, stylisticians or philosophers more than it does translators. » However, a translational approach to ambiguity and/or ambivalence cannot be ruled out. Faced with ambiguity, the translator has to make choices. When ambiguity is intentional, it must be preserved. Conversely, in the case of accidental ambiguity, the meaning must be clarified (Rydning 1998). Today’s increasingly powerful machine translation tools generally succeed in avoiding ambiguity. However, the proofreading and post-editing stages remain indispensable in most cases.

    Without excluding essentially theoretical approaches, this symposium intends to submit the concepts of ambivalence and ambiguity to the test of corpora, in order to evaluate their scope and limits in context. Consequently, the aim will be to apprehend cases of interpretative duality within a variety of oral and written corpora. These may be of various kinds (advertising, literature, political discourse, the press, computer-mediated communication, lexicographic data, etc.) This will enable a wide-ranging, cross-disciplinary exploration of these phenomena. Priority will be given to French, English and Spanish, but other languages and language families may also be considered.

    Proposals may be structured, in an indicative and non-limitative way, around the various topics mentioned in this call, in particular:

    • definitions and effects of ambiguity and ambivalence, the role of polysemy and context; in what cases can the relationship between the value of a morpheme and its context pave the way for an ambivalent interpretation?
    • is referential vagueness necessarily ambiguous? For example, with regard to issues of pinpointing grammatical reference (first-person plural pronoun nous in French – cf. Monte 2022 –, omission of the subject personal pronoun in Spanish, and so on…).
    • what are the possible effects of having a double interpretation of the same utterance, which may involve compatible interpretations that blend with each other, or that prove incompatible despite resisting disambiguation?
    • on the enunciative level, in the field of reported discourse, under what conditions are the complex forms of representing otherness (cf. Authier-Revuz 2020) a source of ambiguity? It is sometimes unclear who is speaking, and attributions to two different enunciative sources are sometimes incompatible, and sometimes ambivalent – the superposition of voices or points of view exhibited by represented utterances thus becoming included in the resources deployed by the primary speaker/enunciator (Germoni and Stolz 2019). And what then becomes of the division between narration, dialogue and reported thoughts in the overall narrative structure?
    • in translation, is it always possible to assess the intentional or accidental nature of ambiguity? What impact(s) can the retention or non-retention of ambiguity and/or ambivalence have? The question of untranslatable cases or translation failures can also be looked into.

    Guidelines for submission and important dates:

    • please send an anonymous submission (one to two pages maximum, including the title, an abstract, a few bibliographical references) before 15th January 2025 in Word and/or pdf format to the following address: ambiguity-tln@sciencesconf.org Please clearly indicate the name and affiliation of the author(s) in the body of the email.
    • reply to authors: no later than 30th March 2025
    • 27th and 28th November 2025: conference at the Université de Toulon, France

    Ambigüedad/ambivalencia (sintáctica, semántica o enunciativa) en lingüística

    La ambigüedad es un concepto provechoso en lingüística, y formaría incluso “parte integrante del modelo”, según A. Culioli ([1973] 1999: 48). Este término, también utilizado en el lenguaje corriente y la vida cotidiana, corresponde a la “intuición fundamental [de que] algo doble se oculta bajo una apariencia de unicidad” (Le Goffic, 1982 : 83 – 84). Si la polisemia de algunos morfemas lexicales o gramaticales suele generar ambigüedad, esta puede situarse asimismo a nivel de la proposición y, por lo tanto, de la frase, cuando una configuración de marcadores se presta a varias interpretaciones: la ambigüedad sintáctica se acompaña entonces de una ambigüedad semántica. Sin embargo, la mayoría de las veces, el recurso a un contexto más riguroso, o el examen más profundo de otras marcas gramaticales o enunciativas presentes en el enunciado permiten eliminar la ambigüedad. De hecho, tales fenómenos implican necesariamente la relación entre las formas lingüísticas y el co(n)texto, que le corresponde al lingüista analizar.

    Aun así, hay casos en los que no es posible desambiguar la secuencia y optar con certeza por una categoría en vez de otra, en la medida en que los indicios sintácticos no son suficientemente significativos o dan resultados contradictorios y el contexto no basta para descartar la ambigüedad. Ahora bien, los lingüistas se suelen inspirar en estos fenómenos inclasificables: podemos pensar en la “teoría del resto” de Jean-Jacques Lecercle. Sobre la base de una metáfora biológica, puede tratarse también de ejemplos de fenómenos “híbridos” (cf. Guillaume 2014). Por su parte, P. Le Goffic (1982) acude al concepto de “ambivalencia” originalmente utilizado en las teorías psicoanalíticas para designar estados psíquicos contradictorios. Según Catherine Fuchs (1995), la ambivalencia es una forma de transgresión que solo puede darse en el discurso, a diferencia de la ambigüedad que sería propia de la lengua. Las palabras “ambivalencia” y “ambigüedad” comparten la misma raíz latina ambo que significa “los dos, uno y otro” (RAE). Sin embargo, la primera parece tener un grado mayor de complejidad, ya que abarca fenómenos más heterogéneos y que no se pueden reducir a un único significado. Consecuencia inevitable de la indeterminación de la lengua o producto de la estrategia discursiva del locutor, unas “zonas turbias” (Le Goffic 1982: 83) se van generando y le incumbe al interlocutor desentrañarlas. Frente a un ideal de no equivocidad, tanto la ambivalencia como la ambigüedad pueden representar un peligro. El mayor riesgo de malentendido nos invita a cuestionar la dimensión ética del uso de estas formas dúplices.

    Michel Ballard (1990:153) sostiene que “a primera vista, […] la ambigüedad es un problema que apasiona más a los lingüistas, especialistas de estilística y filósofos que a los traductólogos”. Con todo, no se puede excluir un enfoque traductológico, puesto que ante la ambigüedad, el traductor tiene necesariamente que tomar decisiones. Cuando es intencional, la ambigüedad tiene que mantenerse. Por lo contrario, los casos de ambigüedades fortuitas tienen que resolverse (Rydning 1998). Por otra parte, en la traducción automática, las herramientas actuales cada vez más eficaces consiguen generalmente evitar los casos de ambigüedad. Sin embargo, la etapa de revisión y de postedición sigue siendo indispensable en la mayoría de los casos.

    Sin excluir enfoques esencialmente teóricos, este coloquio pretende someter los conceptos de ambivalencia y de ambigüedad a la prueba de los corpus con el fin de evaluar su alcance y sus límites en contexto. Por lo tanto, se tratará de acercarnos a los casos de dualidad interpretativa en unos corpus de estudio variados, orales o escritos. Estos podrán ser de distinta índole – publicidad, literatura, discurso político, prensa, comunicación mediada por ordenador, datos lexicográficos, etc.–, permitiendo de este modo una exploración amplia y transversal de estos fenómenos. Las lenguas de trabajo serán el español, el francés y el inglés, pero también se podrá aludir a otras lenguas o familias de lenguas.

    Las propuestas podrán articularse, de manera indicativa y no limitativa, en torno a los distintos ejes evocados en esta convocatoria, y en particular:

    • Definiciones y efectos de la ambigüedad y de la ambivalencia, papel de la polisemia y del contexto; ¿en qué casos las relaciones entre el valor de un morfema y el contexto permiten definir condiciones favorables a una interpretación en términos de ambivalencia?
    • ¿La vaguedad referencial es necesariamente ambigua? Por ejemplo, en lo que toca a los problemas de delimitación del referente (pronombre de primera persona del plural en francés –cf. Monte 2022–, omisión del pronombre sujeto en español, etc.).
    • ¿Cuáles son los efectos posibles del desdoblamiento de interpretaciones de un mismo enunciado, que pueden ser compatibles y acabar amalgamándose, o que resultan incompatibles, pero al mismo tiempo imposibles de disociar?
    • En el plano enunciativo, en el ámbito del discurso representado, ¿en qué condiciones las formas complejas de representación del discurso ajeno (Authiez-Revuz 2020) son fuentes de ambigüedad? A veces no se sabe quién habla, y las atribuciones del discurso a dos fuentes enunciativas diferentes son a veces incompatibles, y/o ambivalentes. La superposición de voces o de puntos de vista adoptados por los enunciados representados van formando parte de los recursos del locutor/enunciador primero (Germoni et Stolz 2019). ¿Y qué ocurre con la división entre narración, diálogos y pensamientos en la estructura narrativa global?
    • A la hora de traducir, ¿se puede evaluar siempre el carácter intencionado o fortuito de la ambigüedad? ¿Qué incidencia(s) puede tener la conservación o no de la ambigüedad y/o de la ambivalencia? Se podrá plantear asimismo la cuestión de los casos intraducibles o de los casos de fracaso de la traducción.

    Envío de propuestas y calendario:

    • las propuestas de comunicación anónimas (máximo de una o dos páginas, incluyendo el título, un resumen y unas referencias bibliográficas) deberán enviarse antes del 15 de enero de 2025 en formato Word y/o en PDF a la siguiente dirección:
      ambiguity-tln@sciencesconf.org
      Por favor, indique claramente el apellido y la institución a la que pertenece el autor (o los autores) en el cuerpo del correo electrónico.
    • respuesta a los autores: antes del 30 de marzo de 2025.
    • 27 y 28 de noviembre de 2025: coloquio en la Universidad de Tolón, Francia

    Bibliographie indicative / Main references / Bibliografía indicativa:

    • AUTHIER-REVUZ, Jacqueline, 2020, La Représentation du Discours Autre, Berlin/Boston : De Gruyter.
    • BALLARD, Michel, 1990, « Ambigüité et traduction ». La traduction plurielle, Michel Ballard (dir.), Villeneuve d’Ascq : Presses universitaires du Septentrion, 153-174. —, 2001, Le nom propre en traduction, Gap : Ophrys.
    • BENÍTEZ SOTO, Victoria, 2002, « Delimitación conceptual del fenómeno pragmático de la ambigüedad », M. Villayandre Llamazares, (coord.), Actas del V Congreso de Lingüística General. vol. 1, pp. 399-408, León : Universidad de León.
    • BRES Jacques, 2003, « Mais oui, il était un joli temps du passé comme les autres, le petit imparfait hypocoristique » Langue française, 138, Temps et co(n)texte, sous la direction de Jacques Bres, 111-125.
    • BRISSET, Frédérique, COUSSY, Audrey, JENN, Ronald & LOISON-CHARLES, Julie (Dirs.), 2019 ? Du jeu dans la langue. Traduire le jeu de mots, Lille : Presses Universitaires du Septentrion.
    • CORMINBOEUF Gilles, 2014 (avec M.-J. Béguelin & L. A. Johnsen) éditeur du numéro thématique de Verbum XXXVI-1, Réanalyses, indétermination catégorielle et flou sémantique, 233 p.
    • Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL). https://www.cnrtl.fr/ CULIOLI, Antoine, [1986] 1990, « Stabilité et déformabilité en linguistique. » Pour une linguistique de l’énonciation. Opérations et représentations. Tome I : 127-34. Paris : Ophrys.
    • —, [1973] 1999. « Sur quelques contradictions en linguistique. » Pour une linguistique de l’énonciation. Formalisation et opérations de repérage. Tome II : 43-52. Paris : Ophrys.
    • DE COLA-SEKALI, Martine, 1992, « Subordination temporelle et subordination subjective : quelques paramètres de mise en place des notions relationnelles de temps et de cause avec le connecteur polyvalent since. » Travaux linguistiques du Cerlico 5. Subordination, subordinations. J. Chuquet et D. Roulland, éds. 130-157.
    • DE MATTIA-VIVIES, Monique, 2010, « Du discours rapporté mimétique aux formes intrinsèquement hybrides. » Anglophonia. French Journal of English Linguistics. 14 (28) : p. 151‐180. Toulouse : PU du Mirail.
    • DUBOIS, Jean et al., 1999, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage. Paris : Larousse-Bordas.
    • DELABATISTA, Dirk, 2008, “Wordplay as a translation problem: A linguistic perspective”, In 1. Teilband: Ein internationales Handbuch zur Übersetzungsforschung, pp. 600–606. De Gruyter Mouton. https://doi.org/10.1515/9783110137088.1.6.600, https://www.degruyter.com/document/doi/10.1515/9783110137088.1.6.600/html
    • ERMAKOVA, Liana & al. 2022, Overview of JOKER@CLEF 2022: Automatic Wordplay and Humour Translation Workshop, In: Barrón-Cedeño, A., et al. Experimental IR Meets Multilinguality, Multimodality, and Interaction. Lecture Notes in Computer Science, vol 13390. Springer, Cham. https://doi.org/10.1007/978-3-031-13643-6_27
    • FUCHS, Catherine, 1995. « Ambiguïté et ambivalence : le discret et le continu. », dans VANDERLYNDEN, Anne-Marie (dir.), 1995, Cahiers du CRIAR, n° 14, « Ambiguïtés/ ambivalences », Actes du colloque de Rouen, 13-14-15 mai 1994, Rouen : Publications de l’Université de Rouen.
    • FUCHS, Catherine, 1996, Les ambigüités du français, Collection l’essentiel français, Paris : Ophrys.
    • FUCHS, Catherine, 1997, « L’interprétation des polysèmes grammaticaux en contexte », G. Kleiber et M. Riegel (éds.) Les formes du sens, Louvain-la-Neuve : Duculot, 127-133.
    • GARDELLE, Laure, 2023, “Lions, flowers and the Romans: exception management with generic and other count plurals.” L. Gardelle, L. Vincent-Durroux et H. Vinckel-Roisin (Eds). Reference: from Conventions to Pragmatics. John Benjamins: 71-87.
    • GARDELLE, Laure et LANDRAGIN, Frédéric, 2023, « Le flou, le vague et la sous- détermination dans la référence. » Appel à soumissions pour un numéro thématique de Lingvisticæ Investigationes.
    • GERMONI Karine & STOLZ Claire (dir.), 2019, Aux marges des discours rapportés. Louvain- la-Neuve : Éd. Académia-L’Harmattan.
    • GOSSELIN, Laurent, 2005, Temporalité et modalité. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur.
    • GUILLAUME, Bénédicte, 2014, A Corpus-Based Study of Since-Clauses in Contemporary English. Collection Interlangues sous la direction de Wilfrid Rotgé, Toulouse : Presse Universitaires du Mirail.
    • GUTIÉRREZ ORDÓÑEZ, Salvador, 2002, De pragmática y semántica. Madrid : Arco Libros.
    • KERBRAT-ORECCHIONI Catherine, 2005, « L’ambigüité : définition, typologie. » Les jeux et les ruses de l’ambigüité volontaire dans les textes grecs et latins, Actes de la Table Ronde organisée à la Faculté des Lettres de l’Université Lumière-Lyon 2 (novembre 2000). pp. 13-36, Lyon : Maison de l’Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux.
    • LECOLLE, Michelle, 2019, Les noms collectifs humains en français : enjeux sémantiques, lexicaux et discursifs, Limoges, Lambert Lucas.
    • LE GOFFIC, Pierre, 1982, « Ambigüité et ambivalence en linguistique » Documentation et recherche en linguistique allemande contemporaine, Des bords au centre de la linguistique. pp. 83-105, Vincennes, n°27. htt ps:/ /www.persee.fr/do c/drlav_0754 – 9296_1982_num_27_1_983
    • LE GOFFIC, Pierre, 1987, « Sur l’ambigüité des relatives / interrogatives indirectes en “ce qui”, “ce que” », in C. Fuchs éd. L’ambigüité et la paraphrase. Opérations linguistiques, Processus cognitifs, Traitements automatisés. Centre des publications de l’Université de Caen.
    • LEONARDUZZI, Laëtitia, 2004, La subordonnée interrogative en anglais contemporain, Aix- en-Provence : Publications de l’Université de Provence.
      LÓPEZ-CORTÉS, Natalia, 2020, « El lenguaje será ambiguo o no será: el porqué de la ambigüedad léxica y su estudio desde la evolución del lenguaje », E-AESLA, n° 6, pp. 117- 128.
    • MONTE, Michèle, 2022, « Le nous dans les journaux militants : le cas de La Chronique d’Amnesty International et du Journal d’ATD Quart Monde », dans BOUZEREAU Camille, MAYAFFRE, Damon et MONTAGNE, Véronique (dir.), Le roi disait “nous voulons”. Usages et fonctions du nous dans le discours politique, Cahiers de praxématique 77, en ligne.
    • RABATEL, Alain, 2022, « L’intrication des discours représentés et de la narration dans les romans noirs de Dominique Manotti », Le Français moderne, vol. XC, t. 2, p. 241-265.
    • RASTIER F., CAVAZZA M., ABEILLÉ A., 1994, Sémantique pour l’analyse – De la linguistique à l’informatique, Paris : Masson.
    • RYDNING, Antin F., 1998, « La notion d’ambigüité en traduction » dans Tradterm, 5(1), 11- 40. https://doi.org/10.11606/issn.2317-9511.tradterm.1998.4977373
    • VANDERLYNDEN, Anne-Marie (dir.), 1995, Cahiers du CRIAR, n° 14, « Ambiguïtés/ ambivalences », Actes du colloque de Rouen, 13-14-15 mai 1994, Rouen : Publications de l’Université de Rouen.
    • VICTORRI, Bernard, 1997, « La polysémie : un artefact de la linguistique ? », Revue de Sémantique et Pragmatique, 2, 41-62. halshs-00009273v1
    • WINTER-FROEMEL Esme et DEMEULENAERE Axel, 2018, Jeux de mots. Textes et contextes, Berlin-Boston, De Gruyter, vol. 7 de la collection « The Dynamics of wordplay ».

    Comité d’organisation / Comité scientifique

    Comité organisateur

    Bénédicte Guillaume, Élise Mathurin, Michèle Monte, Vanessa Saint-Martin

    Université de Toulon

    Comité scientifique

    Audrey Coussy (McGill University)

    Barbara Dancygier (University of British Columbia)

    Antin Fougner Rydning (Universitetet i Oslo)

    Laure Gardelle (Université Grenoble-Alpes)

    María Isabel González-Rey (Universidad de Santiago de Compostela)

    Michelle Lecolle (Sorbonne Nouvelle)

    Laëtitia Leonarduzzi (Université d’Aix-Marseille)

    Natalia López-Cortés (Universidad de Zaragoza)

    Blandine Pennec (Université Toulouse II – Jean Jaurès)

    Myriam Ponge (Université Paris 8)

    Fabio Reggatin (Università degli Studi di Udine)

    Corinne Rossari (Université de Neuchâtel)

    Pascale Roux (Université Lumière Lyon 2)

    Mohamed Saki (Université de Bretagne Occidentale)

    Martine Sekali (Université de Nanterre)

    Denis Vigier (Université Lumière Lyon 2)

    Esme Winter-Froemel (Universität Würtzburg)

  • L’épistolier-lecteur

    Styles de lettres, styles de vies

    L’épistolier-lecteur. Styles de lettres, styles de vies.

    Séminaire du Centre d’Étude des Correspondances et Journaux Intimes, CECJI, ÉA 7289

    Année 2025

    Responsable : Marianne Charrier-Vozel

    Contact pour la visioconférence : marianne.charrier@univ-rennes.fr

    Programme

    Vendredi 17 janvier 2025

    Vendredi 14 février 2025

    14h-15h30 en visioconférence
    Jürgen SIESS, Université de Caen
    « Rilke épistolier. L’image du lecteur »

    Vendredi 21 mars 2025

    14h-15h30
    Geneviève HAROCHE-BOUZINAC, Université d’Orléans
    « Usages de la lecture dans les lettres de Madame de Sévigné »

    Vendredi 13 juin 2025

    14h-15h30
    Antonia ZAGAMÉ, Université de Poitiers
    « La recherche du bel endroit, un habitus de lecteur de Diderot dans la correspondance à Sophie Volland »

    Vendredi 26 septembre 2025

    14h-15h30
    Suzanne DUVAL, Université  Gustave Eiffel
    « La bibliothèque des épistoliers médecins du XVIIe siècle est-elle ancienne ou moderne? L’exemple de Samuel Sorbière et de Guy Patin »

    Vendredi 10 octobre 2025

    14h-15h30
    Bruno BLANCKEMAN, Université  Sorbonne Nouvelle Paris-3
    « Le « lire-écrire » critique de Marguerite Yourcenar dans sa correspondance »

    Vendredi 14 novembre 2025

    14h-15h30
    Gwenaëlle SIFFERLEN, Université de Bourgogne
    « De Victor Hugo à Juliette Drouet : lire, copire*, écrire »

    Informations pratiques 

    Organisé par Centre des correspondances et journaux intimes des XIX et XXe siècles – CECJI (EA7289)

    Séminaire du 17 janvier 2025 au 15 novembre 2025

    Faculté des Lettres et Sciences Humaines
    20, rue Duquesne
    Brest

    Les séances peuvent être suivies en visioconférence sur inscription, contact : marianne.charrier@univ-rennes.fr.

  • La Reconstruction

    https://lareconstruction.fr/
    Séminaire-Atelier de lecture 2024-2025

    Lia Kurts-Wöste
    (Université Bordeaux-Montaigne)

    Aspects de la sémiotique des cultures
    Le mardi 12 novembre 2024, 18h-19h15
    En ligne, lien accessible à tous :

    Lia Kurts-Wöste sera présentée par Astrid Guillaume (Sorbonne Université), Directrice fondatrice des Cahiers de sémiotique des cultures et de la collection Sémiotique aux Classiques Garnier.  

    Lia Kurts-Wöste est Maîtresse de Conférences (HDR) à l’Université Bordeaux-Montaigne et membre de l’UR « Plurielles » 24142. Elle développe des travaux en sémiotique des cultures et élabore des éléments de synthèse articulant sémiolinguistique, sémiotique comparée, stylistique et herméneutique, notamment à partir de corpus poétiques modernes et de corpus musicaux. Derniers ouvrages parus : Mondes et poésie. Au cœur des sciences du langage et de la culture (PUBordeaux, 2023); Acte et tact herméneutiques (Champion, 2022) ; avec Astrid Guillaume, Faire sens, faire science (ISTE, 2020) (Making sense, making science (ISTE-Wiley, 2021) ; avec Sophie Jollin-Bertocchi, Anne-Marie Paillet et Claire Stolz, La simplicité. Manifestations et enjeux culturels du simple en art (Champion, 2017).

    Pour recevoir les informations sur les séances du séminaire La Reconstruction :
    https://groupes.renater.fr/sympa/subscribe/lareconstruction?previous_action=info

    Pour visionner les séances précédentes et accéder aux documents de support :
    https://www.youtube.com/@lareconstruction/videos ou https://lareconstruction.fr

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