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  • Les formes de la mémoire

    Colloque international « Les formes de la mémoire« 

    Laboratoire ALTER de l’UPPA

    Du 5 au 7 novembre 2025

    Campus de Pau (amphithéâtre de la Présidence – Plan du campus – PDF)

    Du 5 au 7 novembre 2025, le laboratoire ALTER de l’UPPA organise un colloque international sur le thème « Les formes de la mémoire » sur le campus de Pau (amphithéâtre de la Présidence). 

    Il sera consacré à la langue de la mémoire dans la littérature, de l’Antiquité à nos jours. Il s’agira d’explorer les manifestations formelles de la mémoire, la construction d’une mémorisation par les ressources langagières ou encore la mise en forme du souvenir grâce aux interventions et discussions avec les chercheurs. 

    Comité d’organisation

    Julie Gallego (Arts/Langages : Transitions & Relations, ALTER ; Université de Pau et des Pays de l’Adour, UPPA) julie.gallego @ univ-pau.fr

    Bérengère Moricheau-Airaud (Arts/Langages : Transitions & Relations, ALTER ; Université de Pau et des Pays de l’Adour, UPPA) berengere.moricheau-airaud @ univ-pau.fr

    Cécile Rochelois (Arts/Langage : Transitions & Relations, ALTER ; Université de Pau et des Pays de l’Adour, UPPA) cecile.rochelois @ univ-pau.fr

    Programme

    Télécharger le programme du Colloque international « Les formes de la mémoire«  (PDF)

    Mercredi 5 novembre

    • 13h30  Accueil des participants
    • 14h  Ouverture du colloque par Laurent Bordes, Président de l’UPPA, et Hélène Laplace-Claverie, directrice d’ALTER – Introduction par les organisatrices, Julie Gallego, Bérengère Moricheau-Airaud, Cécile Rochelois
    • 14h30-16h  Origines de la mémoire – Session présidée par Claire Vieilleville
      • Alain Blanc, Université de Rouen-Normandie, « Le vocabulaire de la mémoire et du souvenir en grec ancien et son reflet dans l’anthroponymie grecque »
      • Lise Forment, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La transitionnalité de la littérature : pour une “mémoire du futur” »
      • Maria Margherita Cardella, Université de Milan, « Sur les racines indo-européennes de la mémoire (*men et *(s)mer) dans les Gāθā avestiques »
         
    • 16h30-18h Rhétoriques de la mémoire – Session présidée par Christopher Lucken
      • Valérie Fasseur, Université Paul-Valéry Montpellier III, « Frapper la mémoire. Fonction mnémotechnique de l’image violente dans la littérature allégorique médiévale »
      • Sarah Cusset, Université Lumière Lyon 2, « Tous les poins et tous les passages. Quelques itinéraires mnémoniques de l’Ovide moralisé »
      • Léa Gariglietti, Université de Reims Champagne-Ardenne, « “L’heureuse mémoire” de Nicolas de Verdun : des éloges à la pratique mnémonique »
         
    • 18h15  Inauguration de l’exposition « Les formes de la mémoire en bande dessinée », hall STEE. Expositions de reproductions de planches d’Étienne Davodeau, Élodie Durand et Jean-Louis Tripp, et revue Ébullitions.
       
    • 20h Cinéma Saint-Louis (centre ville) : projection des Années Super 8 et rencontre avec le réalisateur, David Ernaux-Briot. Rencontre animée par Sylvain Dreyer, Université de Pau et des Pays de l’Adour.

    Jeudi 6 novembre

    • 9h-10h Linguistiques de la mémoire – Session présidée par Marie-Françoise Marein
      • Thierry Capmartin, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La mémoire, le langage, l’imagination chez P. Ricœur. La mémoire ricœurienne avant L’histoire, la mémoire, l’oubli  »
      • Marie-Dominique Joffre, Université de Poitiers, « L’emploi de iste : jouer avec la mémoire » 
         
    • 10h15-11h45  Histoire et mémoires – Session présidée par Laura Baldacchino
      • Adrien Bresson, Université Jean Monnet Saint-Étienne, « Réminiscence et mémoire littéraires dans l’Éloge de Justin II de Corippe »
      • Pierre Courroux, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Le Dit des roys. Une chronique-liste rimée du xve siècle récitée comme une comptine ? »
      • Francesco Montorsi, Université Lumière Lyon 2, « Énumérer la Table Ronde. Listes de chevaliers et mémoires arthuriennes aux XVIe et XVIIe siècles »
         
    • 13h30-15h30  Identités et mémoire – Session présidée par Riccardo Barontini
      • Carmen Avram, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La mémoire des murs : mythes et sacrifices. Réflexions autour d’une légende roumaine »
      • Franck Miroux, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Altération des mémoires et fragmentation identitaire dans Winter in the Blood de James Welch »
      • Alban Pichon, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Inoubliables regards-caméra : modalités et puissances d’une mémoire cinématographique »
      • Arnaud Schmitt, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La rhétorique du doute et de la justification dans l’autobiographie contemporaine »
         
    • 16h -17h30 Table ronde « Les formes de la mémoire en bande dessinée » – Rencontre avec Étienne Davodeau (Là où tu vas. Voyage au pays de la mémoire qui flanche, Futuropolis, octobre 2025), Élodie Durand (La Parenthèse, Delcourt, 2018) et Jean-Louis Tripp (Le Petit Frère et Un Père, Casterman, 2022 et 2025). En partenariat avec le réseau 3RBD et la MSHS de Poitiers.
       

    Vendredi 7 novembre

    • 9h-10h L’art de la formule – Session présidée par Fabia Guillen
      • Christopher Lucken, Université Paris 8, « Poésie épique, mémoire et style formulaire »
      • Baptiste Laïd, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « “Instruire et rappeler” : les procédés formels de l’aphorisme dans la Disciplina Clericalis et ses traductions françaises »
         
    • 10h30-12h Stylistiques de la mémoire – Session présidée par Geneviève Henrot
      • Claire Badiou-Monferran, Université Sorbonne nouvelle, « “Émergence”, “rémanence” et mémoire littéraire : l’exemple des contes de fées »
      • Cécile Narjoux, Université de Paris-Cité, « Mémoire blessée, syntaxe traumatique : les formes du souvenir dans Des hommes de Laurent Mauvignier »
      • Isabelle Serça, Université Toulouse Jean-Jaurès, « La phrase, unité de mémoire »
         
    • 13h30-14h30 Mémoires proustiennes – Session présidée par Isabelle Serça
      • Geneviève Henrot, Université de Padoue, « La mémoire involontaire comme « formant » d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust »
      • Ludovico Monaci, Université de Padoue, « La série adjectivale et l’architecture mémorielle : une figure de style proustienne entre la Recherche, la Correspondance et la lexicométrie »
         
    • 14h45-16h15 Quand la mémoire entre en scène – Session présidée par Françoise Buisson
      • Maïwenn L’Haridon-Moreau, Université Lumière Lyon 2, « D’une injonction à l’oubli au “devoir de mémoire” : impliquer la mémoire des spectateurs antiques dans le spectacle théâtral »
      • Puerto Gómez Corredera, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La mémoire au théâtre : réécriture, mise en scène et stratégies de mémorisation dans la tragédie contemporaine »
      • Christian Peytavy, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Approche des enjeux et procédés mémoriels dans le texte théâtral madrilène au XVIIIe siècle »
  • La catastrophe en « je ». Violences de masse et pratiques diaristes au XXe siècle

    Du 15 novembre 2023 au 15 mai 2024

    Bâtiment EHESS-Condorcet
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    Salle 25-A
    annuel / bimensuel (1re/3e/5e), mercredi 10:30-12:30 / nombre de participant·e·s : 20
    La séance du 15 mai se déroulera de 08 h 30 à 12 h 30, salle 25-A

    https://enseignements.ehess.fr/2023-2024/ue/391

    Intervenantes :

    • Judith Lyon-Caen (référente), directrice d’études, EHESS / Groupe de recherches interdisciplinaires sur l’histoire du littéraire (CRH-GRIHL)
    • Marie Moutier-Bitan, contrat postdoctoral, Claims Conference/Eur’Orbem – Sorbonne Université / Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC)
    • Sarah Gruszka, contrat postdoctoral, FMS/Eur’Orbem – Sorbonne Université / Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC)

    Introduction

    Ce séminaire d’histoire porte sur les formes du recours à l’écriture à la première personne dans des situations de grande violence historique au XXe siècle : guerres mondiales, génocides, terreur de masse, guerres civiles, pogromes, massacres. Il s’intéresse à l’écriture des populations visées par ces violences, c’est-à-dire au recours à l’écriture comme forme de réponse, de témoignage, de résistance face à la persécution et à la destruction. Le séminaire vise d’abord à établir un inventaire des pratiques, un état des lieux bibliographique et à proposer de premiers outils d’analyse à partir d’études de cas, qui prendront en compte l’extrême variété de ces formes d’écriture. Nous serons particulièrement attentives aux destinées disparates de ces écrits – à leurs « biographies » en quelque sorte –, à la diversité de leurs conditions de transmission et de conservation, à l’histoire éditoriale de certains. En envisageant l’écrit à la première personne non seulement comme une source sur les événements qui l’environnent et qu’il relate, mais comme une forme d’action spécifique dans et face à ces événements, on cherchera à comprendre ce que le recours à l’écriture nous apprend de l’expérience de la violence collective (du déplacement forcé, du camp, du ghetto, de la vie traquée, cachée, de la clandestinité…) ; ce que l’écriture nous apprend de ces expériences – de leurs temporalités, de leurs espaces – quand on observe comment elle advient, comment elle tente de s’y maintenir. On s’intéressera en particulier à des recours brefs, discontinus à l’écriture, de manière à faire entrer dans les corpus de l’écriture personnelle des écrits en général peu considérés du fait de leur inachèvement, de leur maladresse, de leur imperfection formelle.

    Programme

    15 novembre 2023 : Introduction: définitions et approches du journal personnel en temps de catastrophe (Sarah Gruszka et Judith Lyon-Caen)

    29 novembre 2023 : L’écrit personnel comme source documentaire (Sarah Gruszka et Marie Moutier-Bitan)

    6 décembre 2023 : Observer l’écrit: strates d’écriture et « biographies » de textes (séance collective)

    20 décembre 2023 : Les journaux personnels en temps de pogroms et de violence de masse dans la première moitié du XXe siècle (Thomas Chopard et Cécile Rousselet)

    17 janvier 2024 : Les écrits personnels du Rwanda (Rémi Korman)

    31 janvier 2024 : Les journaux de Hiroshima (Inoue Masatoshi)

    7 février 2024 :  Autour du Journal d’Hélène Berr (dialogue avec Mariette Job, éditrice du Journal)

    6 mars 2024 : Destinées I: Edition (Luba Jurgenson et Loïc Marcou)

    20 mars 2024 : Destinées II: Conservation. Étude de cas : le fonds du Mémorial de la Shoah. (Sarah Gruszka, Marie Moutier-Bitan, Karen Taïeb)

    3 avril 2024 : Restitution des travaux collectifs

    15 mai 2024 : Mini journée d’étude conclusive

  • Des femmes et du style. Pour un feminist gaze

    « Des femmes et du style. Pour un “feminist gaze” », d’Azélie Fayolle, Éditions Divergentes, 2023

    Résumé

    Un spectre hante l’histoire de la littérature : des femmes écrivent, et sont (parfois) lues. L’histoire, s’écrivant de mémoire d’hommes, délaisse, néglige et relègue dans l’oubli les productions des femmes. Toujours ramenés au témoignage, si possible doloriste, et critiqués parce que « victimaires », les textes féministes ont pourtant une histoire et, disons-le, du style.

    Cet essai propose, d’un point de vue qui pourrait être celui d’une féministe découvrant le féminisme, un parcours à travers des genres et des œuvres littéraires où se construit quelque chose comme un feminist gaze. Plus engagé que le female gaze, il traduit en registres les émotions d’une vie de femme confrontée à la domination masculine, choisissant en réponse le rire, la révolte et l’utopie – toujours avec style.

    Azélie Fayolle

    AZÉLIE FAYOLLE est chercheuse en littérature, postdoctorante à l’Université Libre de Bruxelles et agrégée de lettres modernes. Sa thèse Ernest Renan : savoirs de la nature et pensée de l’histoire vient d’être publiée (Honoré Champion). Son projet FNRS, « Femmes, nature, discours », est consacré à l’étude des féminismes du XIXe siècle, à l’idée de nature et au statut discursif des textes protéiformes des féministes et, bien sûr, à leur(s) style(s). Elle anime par ailleurs une chaîne Youtube, Un grain de lettres.