Étiquette : écologie

  • AAC : En quête d’écologie : la forme enquête dans le récit écologique

    Depuis plusieurs années, la question environnementale occupe une place croissante dans les études littéraires contemporaines. Tandis que sous les noms d’écopoétique, d’écocritique ou d’humanités environnementales s’est développée une réflexion sur les rapports entre littérature et écologie[1], d’autres travaux se sont attachés à montrer ce que les représentations contemporaines de la crise écologique doivent à des imaginaires culturels plus anciens et à des formes esthétiques héritées de la culture de masse et des fictions de genre[2]. Parmi celles-ci, la forme de l’enquête, dont les spécialistes de littérature contemporaine ont largement documenté l’omniprésence actuelle[3], reste encore relativement peu interrogée dans ses articulations avec les enjeux écologiques, en particulier du point de vue des formes narratives, discursives et stylistiques[4].

    Depuis plusieurs années, en effet, la question écologique s’inscrit de manière récurrente dans des récits qui prennent la forme d’une enquête, qu’elle soit fictionnelle ou non. On pense bien sûr au polar écologique[5] (voir Sandrine Collette, Caryl Férey, Sonja Delzongle, Colin Niel, ou Olivier Norek, pour qui « le réchauffement climatique est le serial killer le plus efficace de tous les temps[6] »), mais aussi à l’importation de structures d’enquête dans des récits qui ne relèvent pas strictement des genres policiers (Et vous passerez comme des vents fous de Clara Arnaud, Un monde sans rivages d’Hélène Gaudy, La Folie océan de Vincent Message, Taqawan d’Éric Plamondon, Le Parlement de l’eau de Wendy Delorme ), voire dans des récits graphiques documentaires (Le Droit du sol d’Etienne Davodeau, Algues vertes. L’histoire interdite d’Inès Léraud).

    La manière dont les problématiques territoriales et environnementales infléchissent les univers policiers a déjà fait l’objet de plusieurs travaux, permettant d’esquisser une écopoétique du polar[7]. Cependant, alors même que l’écopoétique suppose tout à la fois une attention aux enjeux environnementaux et une réflexion sur les manièresd’écrire et de lire[8], les formes narratives, discursives et stylistiques à travers lesquelles ces enjeux sont pris en charge restent encore peu étudiées, a fortiori en ce qui concerne les fictions de grande diffusion. L’articulation entre la tension narrative propre à l’enquête et les modalités d’inscription du discours écologique dans le texte mérite pourtant d’être interrogée.

    En privilégiant une approche technique et linguistique, cette journée d’étude se propose ainsi d’examiner les modalités narratives, stylistiques et discursives de l’enquête dans les récits écologiques contemporains. Comment les dispositifs hérités ou déplacés du récit d’enquête – construction de l’hypothèse, circulation des indices, mise en tension narrative, organisation des régimes de preuve et de savoir, mais aussi tentation de l’extraordinaire, régimes de l’excès et du sensationnel hérités des fictions criminelles[9] – contribuent-ils à rendre lisibles les enjeux écologiques contemporains ? Le discours écologique reconfigure-t-il, à l’inverse, les formes du récit d’investigation ?

    Une attention particulière pourra être portée aux modalités d’inscription textuelle du discours écologique : configurations énonciatives et jeu des points de vue, polyphonie, intertextualité, modes de citation et d’inscription des discours rapportés, mais aussi modalisations, lexiques de l’enquête et de l’environnement, temporalités de l’investigation, articulation entre récit, documentation et expertise.

    Il s’agira ainsi de comprendre dans quelle mesure le discours écologique ne constitue pas un simple thème du récit d’enquête, mais contribue à en transformer les formes narratives, discursives et énonciatives, tout en participant à une possible repolitisation de l’enquête littéraire contemporaine.

    Les propositions pourront notamment s’inscrire dans les axes suivants :

    Axe 1 : Énonciation, points de vue, régimes discursifs de l’enquête écologique

    On pourra s’interroger sur les formes de prise en charge énonciative du discours écologique dans les récits d’enquête : posture et ethos de l’enquêteur, du témoin, du lanceur d’alerte ou de l’expert ; circulation et hiérarchisation des voix ; polyphonie et représentation du discours autre ; modalités de citation, de reformulation et d’inscription des discours scientifiques, militants, médiatiques ou juridiques ; construction textuelle de l’autorité, du doute ou de la crédibilité.

    Axe 2 : Tension narrative et temporalités de l’enquête

    Cet axe portera sur les modalités narratives de mise en enquête de la crise écologique : construction de l’énigme, circulation des indices, régimes du suspense et de la curiosité, articulation entre enquête rétrospective et anticipation de la catastrophe. On pourra s’interroger sur  les temporalités propres à ces récits (latence, retard, irréversibilité, saturation causale), ainsi qu’aux formes de tension narrative mobilisées ou déplacées par les enjeux écologiques.

    Axe 3 : Discours écologique, documentation et effets de réel

    On pourra enfin étudier les formes d’articulation entre enquête et documentation : usages de l’archive, du document, du témoignage ou de l’expertise scientifique ; hybridation entre fiction et discours factuels ; circulation interdiscursive des savoirs écologiques. Les propositions pourront également interroger les effets stylistiques et discursifs produits par les lexiques spécialisés, les dispositifs documentaires et les formes d’ancrage réaliste mobilisés dans ces récits.

    Les journées d’étude se tiendront les 3 et 4 février 2027 à l’Université Paris Cité.

    Modalités de soumission des propositions

    La date limite de réception des propositions de communication est fixée au 30 septembre 2026.

    Elles doivent être adressées conjointement à :

    Cécile Narjoux, Université Paris Cité, CERILAC : cecilenarjoux.univpariscite@gmail.com

    Lucie Amir, Université de Grenoble, UMR Litt&ARts : lucie.amir@univ-grenoble-alpes.fr

    Les propositions devront comporter :

    • Un titre
    • Un résumé de 300 à 500 mots précisant le corpus d’étude envisagé, l’approche formelle et l’axe choisis
    • Une notice biobibliographique précisant notamment l’affiliation institutionnelle et la fonction actuelles.
    • Le fichier (adressé en format word et PDF) sera nommé de la manière suivante : NOM-Prénom-titre-date

    Les auteur·ices se verront notifié·e·s le 30 octobre 2026.


    [1] Schoentjes, Pierre, Ce qui a lieu : essai d’écopoétique, Marseille, Éditions Wild Project, 2015 ; Littérature et écologie. Le mur des abeilles, Paris, Corti, coll. « Les Essais », 2020 ; Cavallin, Jean-Christophe, et Alain Romestaing (dir.), Écopoétique pour des temps extrêmes, Fabula-LhT, en ligne, n° 27, 2021 : https://doi.org/10.58282/lht.2832.

    [2] Engélibert, Jean-Paul, Fabuler la fin du monde. La puissance critique des fictions d’apocalypse, Paris, La Découverte, coll. « L’horizon des possibles », 2019 ; Irène Langlet et Aurélie Huz, (dir.), « Fictions climatiques. Introduction. », ReS Futurae, [En ligne], 21 | 2023, mis en ligne le 28 juin 2023, consulté le 27 mai 2026. URL : http://journals.openedition.org/resf/12271.

    [3] Voir tout particulièrement Demanze Laurent, Un nouvel âge de l’enquête, Paris, José Corti, 2019 ; Zenetti, Marie-Jeanne, Factographies: l’enregistrement à l’époque contemporaine, Paris, Classiques Garnier, 2014 ; Zenetti, Marie-Jeanne, « Un effet d’enquête », Fabula. Atelier de théorie littéraire, 2019 ⟨hal-04513005⟩.

    [4] Sur l’approche stylistique du roman policier, voir Berthelier Vincent, Rabaté Dominique et Vervel Marc (dir.), Styles du roman policier, actes de colloque en ligne : https://www.fabula.org/colloques/sommaire12551.php, 2025.

    [5]  Par exemple :  Collette, Sandrine, Juste après la vague, Paris, Denoël, 2018 et Et toujours les forêts, Paris, JC Lattès, 2020 ; Delzongle, Sonja, Le Dernier chant, Denoël, 2021  ;  Férey, Caryl, Lëd, Gallimard, 2021 ; Okavango, Gallimard, 2023 ; Grindadráp, Gallimard, 2025 ; Niel, Colin, Entre fauves, Le Rouerge, 2021 ; Norek, Olivier, Impact, Lafon, 2020. Voir la sélection “Allier le vert et le noir : les polars écologiques !” : https://www.armitiere.com/dossiers/allier-le-vert-et-le-noir-les-polars-ecologiques/.

    [6] À propos de son roman Impact, en ligne sur France Inter, le 28 juin 2021 : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/par-jupiter/par-jupiter-du-lundi-28-juin-2021-726361.

    [7] Jacquelin, Alice et Peillon, Juliette (dir.), « Dans la fabrique du polar vert : écopoétique et ruralité », Belphégor, 2024, en ligne : https://journals.openedition.org/belphegor/5458.

    [8] cf. Marcandier, Christine, L’Écopoétique, Saint-Denis, PUV, coll. « Libre cours », 2024.

    [9] Voir Decout, Maxime, « Le roman policier : une machine à imagination. Littérature, 190(2), 21-34, 2018, en ligne : https://doi.org/10.3917/litt.190.0021 ; Migozzi, Jacques, « De Zigomar à Fantômas : charmes sensationnalistes de la fiction transmédiatique à la Belle Époque », Écritures et discours « populaires » (XIX-XXe siècles), édité par Julie Anselmini et Chantal Massol, UGA Éditions, 2023, en ligne : https://doi.org/10.4000/books.ugaeditions.31958

  • Styles écologiques à l’épreuve du vivant Vers une écostylistique ?

    Dossier coordonné par Cécile Narjoux et Sophie Milcent-Lawson 

    Argumentaire 

    Depuis une dizaine d’années, les études littéraires ont vu se développer de manière soutenue  les recherches consacrées aux relations entre littérature, écologie et vivant1. Sous les appellations  d’écocritique2, d’écopoétique3, de zoopoétique4 ou encore d’humanités environnementales5, ces  approches ont contribué à renouveler en profondeur les cadres d’analyse, en attirant l’attention sur  la manière dont les textes interrogent les milieux, les interdépendances du vivant6, les catastrophes  naturelles7 et en explorant les formes contemporaines mobilisées pour dire la crise écologique8. Si  ces perspectives ont permis de penser autrement les objets9, les imaginaires et les enjeux éthiques  des textes, elles ont plus marginalement interrogé de manière systématique les formes linguistiques10 et stylistiques11 par lesquelles le vivant – et aujourd’hui le vivant en crise – se  donne à lire. Or la crise écologique ne constitue pas seulement un thème ou un arrière-plan narratif :  elle engage une transformation profonde des modes de représentation et met à l’épreuve les formes  mêmes de la langue, du récit et de l’énonciation

    Ce dossier se donne pour objectif d’explorer, dans une perspective stylistique, ce que la  confrontation au vivant fait à la littérature et au style. Ancrée dans la tradition de la stylistique et de la linguistique du texte, la réflexion proposée accordera une attention fine aux formes du langage – syntaxe, lexique, figures, dispositifs énonciatifs et pragmatiques – envisagées non comme de  simples vecteurs de représentation, mais comme des lieux de médiation sensible entre les  humains et leurs milieux. Elle dialoguera ainsi étroitement avec l’écopoétique (au sens large,  incluant la zoopoétique), tout en affirmant la spécificité d’une approche fondée sur l’analyse  linguistique et stylistique des textes. Deux axes principaux structureront la réflexion :  

    • D’une part, l’attention sera portée à des styles écologiques émergents, envisagés comme  des configurations langagières historiquement et génériquement situées, par lesquelles les textes  donnent forme à des manières spécifiques de dire, de percevoir et d’habiter le monde vivant à  l’anthropocène. Les études sur corpus proposées auront ainsi pour horizon d’esquisser une  cartographie raisonnée des « styles écologiques ». Il s’agira donc de repérer, par-delà la  stylistique d’auteur, des récurrences formelles, des écarts et des tensions, afin d’interroger ce que  l’identification de telles configurations stylistiques permet de penser du rapport entre langage,  formes et vivant – et ce qu’elle laisse éventuellement hors champ. 
    • D’autre part, si le terme d’« écostylistique » n’est pas entièrement inédit et a été employé  de manière ponctuelle dans certains travaux récents, en français comme en anglais12, il n’a toutefois  pas fait l’objet d’une conceptualisation théorique stabilisée. Le présent dossier se donne  précisément pour objectif d’interroger la fécondité heuristique d’une possible écostylistique, en  dialogue – voire en tension – avec l’écopoétique, dédiée aux innovations stylistiques que l’attention  au vivant suscite dans les œuvres littéraires de l’extrême-contemporain13. L’enjeu est de réfléchir à  la manière dont le vivant – dans sa vulnérabilité, sa persistance ou sa disparition – oblige la  stylistique à réinterroger ses catégories, ses gestes analytiques et ses présupposés. En ce sens,  une écostylistique sera ici envisagée comme une hypothèse de travail, problématisante et non  prescriptive, afin d’examiner ce que la crise écologique fait à nos outils d’analyse largement hérités  d’une tradition anthropocentrée. À titre d’exemple, les notions de parole14 , de discours, de  polyphonie15, de flux de conscience16, de prosopopée17 sont-elles adaptées lorsqu’il s’agit d’essayer  de représenter les points de vue du non-humain, par définition non locuteur18 ? Quels autres  moyens stylistiques les textes expérimentent-ils et par quels nouveaux outils d’analyse l’approche  stylistique peut-elle en rendre compte ? 

    Les contributions pourront adopter des approches théoriques, méthodologiques ou analytiques,  en s’appuyant sur des corpus précisément situés, non pour en épuiser l’analyse, mais pour interroger,  à travers eux, les conditions stylistiques de l’expérience du vivant. Une attention particulière sera accordée à la diversité institutionnelle des contributeurs et à la variété des corpus étudiés au  sein des écritures contemporaines du vivant (France, francophonies, espaces transnationaux), ainsi  qu’à la pluralité des outils mobilisés. 

    Les contributions pourront notamment explorer, sans s’y limiter, les axes suivants :

    • reconfigurations de la temporalité narrative face à la crise écologique ; modalisations de l’incertitude, du possible et de la catastrophe ; 
    • tensions syntaxiques et figurales entre débordement, saturation et effacement ;
    • déplacements de la voix et de l’énonciation au-delà du seul sujet humain (prosopopées,  dispositifs de délégation de parole, formes de zoocentrage ou d’écocentrage) ;
    • transformations des régimes de la représentation narrative (élargissement de la notion de  personnage19, narratologies non naturelles, éconarratologie20) ; 
    • émergence de formes langagières nouvelles (néologismes, reconfigurations pronominales,  hybridations discursives, flux de conscience physiologique, énonciations partagées) ;
    • continuités et écarts stylistiques entre textes littéraires et discours environnementaux non  littéraires (scientifiques, politiques, médiatiques21

    Sans opposer ces corpus, il s’agira d’examiner ce que leurs matérialités langagières respectives  permettent de saisir des transformations contemporaines du rapport au vivant sensibles dans la  langue. 

    En plaçant ainsi la stylistique à l’épreuve du vivant, ce dossier entend ouvrir un espace de  réflexion collective, et contribuer à poser les jalons d’un champ en devenir, comme zone de  tension féconde entre analyse linguistique, histoire des formes, réflexion poétique et interrogation  éthique. 

    Cécile Narjoux est professeure de langue française et de stylistique à l’Université Paris Cité  (CERILAC). Ses travaux portent sur la littérature française contemporaine et développent une  approche grammastylistique des formes langagières par lesquelles s’écrivent la crise écologique et  les catastrophes naturelles. Elle est notamment l’autrice de La Grammaire graduelle du français (De  Boeck, 3e éd., 2025) et de L’Expérience du temps dans les récits de fiction contemporains (EUD, 2022),  consacrés aux reconfigurations temporelles et aux tensions stylistiques dans la prose contemporaine.  Elle coanime des séminaires de recherche dédiés aux écritures du vivant et aux formes narratives  et stylistiques de la faille (Lignes de faille), ainsi qu’à la diversité des manières de dire, de faire et de  vivre les relations entre le vivant et ses milieux (La Terre en écritures). Elle travaille actuellement à un  ouvrage consacré aux configurations narratives du désarroi écologique dans les fictions françaises  et francophones du XXIᵉ siècle. 

    Sophie Milcent-Lawson est professeure de stylistique à l’Université de Lorraine (Nancy, LIS).  Spécialiste de zoopoétique, ses travaux portent plus particulièrement sur les tentatives de  représentation d’un point de vue animal en littérature et sur les discours prêtés aux animaux  (Discours animaux, discours sur les animaux, dir., 2025). Elle est également l’autrice de nombreux articles  sur la prose narrative des XXe et XXIe siècles, d’études sur les figures, et de travaux sur les zoofictions et les zoographies, notions qu’elle a contribué à théoriser ainsi que celles de « séquence  zoocentrée », de « on trans-spécifique » de « flux de conscience physiologique », ou encore  d’« uglossies animales » et d’ « imaginaires zoolinguistiques ». Son essai Le Point de vue animal dans les  textes littéraires est à paraître aux éditions Classiques Garnier. Elle travaille également sur les  problématiques de délégation de parole au service des non-humains (Manières de parler pour. Enjeux,  limites et réinvention des dispositifs de porte-parolat, co-dir. avec Charlotte Lacoste, à par. juillet 2027). 

    Modalités de soumission  

    La date limite de réception des propositions d’articles est fixée au 15 juin 2026. Elles doivent être adressées aux coordinatrices du numéro : cecilenarjoux.univpariscite@gmail.com et sophie.lawson@orange.fr 

    Les propositions devront comporter : 

    • Un titre et 4 à 6 mots clés. 
    • Un résumé (entre 3000 et 5000 signes) précisant le cadre théorique et méthodologique,  le corpus d’étude envisagé, ainsi que les principales références bibliographiques.
    • Une notice biobibliographique précisant notamment l’affiliation institutionnelle et la  fonction actuelles. 
    • Le fichier (adressé en format word et PDF) sera nommé de la manière suivante : NOM Prénom-titre-date 

    Les auteur·ices se verront notifié·e·s le 12 juillet 2026. 

    Les articles attendus sont d’un format de 35 à 40 000 signes (espaces, notes et bibliographie incluses) et la version 1 devra être remise au plus tard le 15 octobre 2026, afin de pouvoir être expertisée.

    1. Voir le site https://www.literature.green ; Schoentjes, Pierre, Littérature et écologie. Le mur des abeilles, Paris, Corti, coll. « Les Essais », 2020. ↩︎
    2. Suberchicot, Alain, Littérature et environnement : pour une écocritique comparée, Paris, Champion, 2012 ; Finch-Race Daniel et Posthumus Stéphanie (dir.), French Ecocriticism. From the Early Modern Period to the Twenty-First Century, Frankfurt, Peter Lang, 2017. ↩︎
    3. Schoentjes, Pierre, Ce qui a lieu : essai d’écopoétique, Marseille, Éditions Wild Project, 2015. Marcandier, Christine, L’Écopoétique, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, coll. « Libre cours », 2024. ↩︎
    4. Simon, Anne et Benhaïm, André (dir.), « Zoopoétique : les animaux dans la littérature de langue française (XXe-XXIe siècles) », Revue des Sciences Humaines, n° 328, octobre-décembre 2017. Simon, Anne, Une bête entre les lignes. Essai de zoopoétique. Marseille, Wildproject., 2021. Voir aussi le Carnet de zopoétique : https://animots.hypotheses.org ↩︎
    5. Blanc, Guillaume, Demeulenaere, Élise et Feuerhahn, Wolf (dir.), Humanités environnementales. Enquêtes et contre-enquêtes, Paris, Éd. de la Sorbonne, 2017. ; disponible en ligne : https://doi.org/10.4000/books.psorbonne.84270 ; Buekens, Sara, Émergence d’une littérature environnementale : Gary, Gascar, Gracq, Le Clézio, Trassard à la lumière de l’écopoétique, Genève, Droz, 2020. ↩︎
    6. Cornelus, Hannah, Tisser les interdépendances. Écopoétique des liens dans la littérature française contemporaine, Genève, Droz, coll. « Romanica Gandensia », n°54, 2023. ↩︎
    7. Narjoux, Cécile, « “une pluie de pleurs tombant continûment du ciel” : les eaux et les larmes ou le pathétique écologique dans les récits contemporains de catastrophes naturelles », Revue critique de fixxion française contemporaine [En ligne], 31, 2025. URL : http://journals.openedition.org/fixxion/15877 ; DOI : https://doi.org/10.4000/15cih.; Langlet Irène et Huz Aurélie, « Fictions climatiques. Introduction », ReS Futurae, n°21, Fictions climatiques, dir. Irène Langlet et Aurélie Huz, 2023 : https://doi.org/10.4000/resf.12271 ↩︎
    8. Cavallin, Jean-Christophe, et Alain Romestaing (dir.), Écopoétique pour des temps extrêmes, Fabula-LhT, en ligne, n° 27, 2021. https://doi.org/10.58282/lht.2832 ; Barontini, Riccardo, Buekens, Sara et Schoentjes, Pierre (dir.), L’horizon écologique des fictions contemporaines, Genève, Droz, 2022 ; Caracciolo Marco, Contemporary Fiction and Climate Uncertainty. Narrating Unstable Futures, London, New York et Dublin, Bloomsbury Academic, coll. « Environmental Cultures », 2022. ↩︎
    9. Khon, Eduardo (2017), Comment pensent les forêts : vers une anthropologie au-delà de l’humain, Bruxelles, Zones sensibles éditions. ↩︎
    10. Kerbrat-Orecchioni, Catherine, Nous et les autres animaux, Limoges, Lambert-Lucas. 2021. ↩︎
    11. Milcent-Lawson, Sophie,Le Point de vue animal dans les textes littéraires des XXe et XXie siècles, Paris, Classiques Garnier, coll. « Investigations stylistiques », à paraître. ↩︎
    12. Virdis, Daniela Francesca, Ecological Stylistics: Ecostylistic Approaches to Discourses of Nature, the Environment and Sustainability. Palgrave Macmillan, 2022. ↩︎
    13. Voir par exemple Beltran, Perrine, Stylistique du zoocentrage dans les fictions contemporaines de langue française : le rôle de l’analogie, thèse de doctorat, soutenue le 2/12/2024 à Sorbonne Nouvelle, dir. Claire Badiou-Montferran. ↩︎
    14. Goudet, Laura, Paveau, Marie-Anne et Ruchon, Catherine, « Écouter les animaux parler» dans Discours animal. Langages, interactions, représentations :Itinéraires [En ligne], 2020, consulté le 21 février 2026. URL : http://journals.openedition.org/itineraires/8756 ; DOI : https://doi.org/10.4000/itineraires.8756 ; https://journals.openedition.org/itineraires/6587. ↩︎
    15. Voir par ex. Rosier, Laurence, « Du discours rapporté à la dilution énonciative : un paradigme stylistique pour une écriture bestiaire ? À partir de l’exemple d’Un chien à ma table de Claudie Hunzinger », Pratiques, 2023, p. 199-200, https://doi.org/10.4000/pratiques.13704. ↩︎
    16. Milcent-Lawson, Sophie, « Variante physiologique du flux de conscience. Écrire un vécu animal dans la littérature française des XXe et XXIe siècles », dans Éric Baratay (dir.), Ecrire du côté des animaux, Éditions de la Sorbonne, 2023, p. 125-136. ↩︎
    17. Plas, Elisabeth, « ‘(Ainsi parlent les araignées)’ : Les prosopopées sans anthropocentrisme de l’histoire naturelle romantique », Itinéraires. Littérature, textes, cultures, 2, dans le dossier « Discours animal. Langages, interactions, représentations », 2020. DOI : https://doi.org/10.4000/itineraires.8718 ↩︎
    18. Milcent-Lawson, Sophie, « Émergence d’un on trans-spécifique », Pratiques [En ligne], 207-208, 2025, consulté le 22 décembre 2025. URL : http://journals.openedition.org/pratiques/19928 ; DOI : https://doi.org/10.4000/15dim. ↩︎