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  • « Territoires et frontières du style » en ligne. Revue MALICE n°8. Juillet 2018

    Journée d’étude AIS « Territoires et frontières du style »

    Dans le cadre de la formation des étudiants de Master qui peuvent suivre un séminaire de stylistique au premier semestre du M1 et du M2 de Lettres modernes, l’UFR ALLSH (ARTS, Lettres, Langues et Sciences humaines) de l’Université d’Aix-Marseille (AMU), le laboratoire du CIELAM (Centre interdisciplinaire d’étude des littératures d’Aix-Marseille) et l’AIS (Association Internationale de Stylistique) ont proposé une journée d’étude aux doctorant-e-s en stylistique sous forme de présentation de leurs travaux. Elle a eu lieu le vendredi 3 février 2017 à la Maison de la Recherche du site Schuman d’Aix-en-Provence, sous la bienveillante présidence de Joëlle Gardes Tamine, qui fut très longtemps professeur à l’Université de Provence avant de rejoindre Paris IV- Sorbonne. Depuis, Joëlle Gardes nous a quittés le 11 septembre 2017, à 72 ans, sept mois après qu’elle a honoré de sa présence cette manifestation. Elle fut ma propre enseignante à la fin de années 80 et ma directrice de maîtrise, de DEA et de thèse ; elle fut aussi avec Georges Molinié à l’instigation de cette association de stylistique que Laurence Bougault (MCF à Rennes II), Judith Wulf (PR à Nantes) et moi avons fondé en 2004. Or il y avait bien dès le début dans la motivation de nos inspirateurs l’idée de rassembler les chercheurs en stylistique et de mieux faire connaître leurs travaux, en France ainsi qu’à l’étranger. La discipline avait refondé depuis plusieurs années ses cadres théoriques et méthodologiques, confirmant son statut d’herméneutique du texte, en marge du rôle qui continuait de lui être reconnu dans la formation universitaire et les concours d’enseignement. Il fallait lui assurer sa place à l’articulation des sciences du langage et des études littéraires, en complémentarité avec plusieurs courants de réflexion dont elle accompagnait l’évolution, liée en particulier au développement de nouvelles méthodes et techniques (linguistique, pragmatique, sémiotique, poétique, philologie, génétique, textométrie). Cet esprit que Gardes et Molinié nous ont légué se retrouvait donc, pour la première fois depuis la création de l’AIS, dans ce projet de proposer à de jeunes doctorant-e-s intéressé-e-s par cette rencontre de se faire connaître pour exposer (et en présentant) l’objet de leur thèse, l’objectif qu’elle poursuivait, l’apport qu’elle proposait d’apporter à la connaissance du sujet, les méthodes qu’elle utilisait. Il s’agissait d’offrir aux contributeurs retenus la liberté de confronter leurs conceptions, de partager leurs convictions et leurs interrogations avec d’autres chercheurs…

    Philippe Jousset (PR, AMU), Stéphane Chaudier (PR, Lille 3) et moi, qui avions repris l’association des mains lyonnaises de Philippe Wahl (MCF, Lyon 2) en 2015, nous ne préjugions, par conséquent, ni du périmètre de l’enquête, ni des thématiques, ni des problématiques ; et jetions une sonde dans le réservoir. Il semble en effet que la stylistique aujourd’hui ne soit dominée par aucune école et qu’aucun magistère ne s’impose ; cette journée était donc de nature prospective, et l’occasion de faire un point, de se demander où va la stylistique, si elle va quelque part, quel pourrait être son avenir : des tendances se dessinent-elles ? Les travaux récents s’inscrivent-ils avant tout dans la continuation de traditions bien établies ou proposent-ils des novations ? Comment se porte la théorie ? Quelle part lui est faite dans les pratiques ?

    La stylistique explore, à travers les questions d’énonciation, de genres et de corpus, d’historicité des formes et des valeurs, les problématiques liant littérature et style. Mais son domaine s’étend à d’autres espaces discursifs (politique, journalistique, publicitaire), ainsi qu’aux relations intersémiotiques. L’analyse des textes est susceptible de s’inscrire dans des champs épistémologiques et des problématiques plus larges : analyse des discours, anthropologie, philosophie du langage, esthétique. On se rappelle la fameuse et toujours problématique question Qu’est-ce que le style ? posée par Pierre Cahné et Georges Molinié, dans un ouvrage collectif qui a pris avec le temps l’autorité d’un classique ; on sait qu’elle en implique deux autres, tout aussi inquiétantes pour un esprit épris de rigueur : qu’est-ce que la stylistique ? à quoi sert-elle ? Plus de vingt ans après, un collectif L’Homme dans le style et réciproquement, issu d’un colloque à Sfax intitulé lui-même Controverses sur le style, se nuance par un avant-propos au titre très délicatement malherbien : « Style, mon beau souci… », tous signes que les questions perdurent. Les doctorant-e-s et nous-mêmes étions donc invités à réfléchir aux inflexions que nos recherches nous ont conduits à enregistrer et qui concernent les enjeux et les méthodes de la stylistique contemporaine, celle qui se pratique (ou se cherche) depuis 1990 (repère commode) et l’essai toujours stimulant de Laurent Jenny, La Parole singulière. On proposait donc aux doctorant-e-s, mais sans exclusive, la mise en bouche suivante : Quels sont les échelles et paliers de pertinence retenus : genres, périodes, auteur, œuvre, texte… ? Allaient-ils rejouer (en s’y inscrivant) ou déjouer (en s’en démarquant) les courants distingués : stylistique de genre, stylistique d’auteur, stylistique d’époque1 ? Quels rapports (de proximité ou de conflictualité) la stylistique entretient-elle avec ses disciplines voisines : l’éminente et toujours verte rhétorique (si tant est qu’il n’y en ait qu’une), la poétique, la linguistique textuelle, la sémiotique des textes, la sociolinguistique, la linguistique tout court ? De quelles influences la stylistique témoigne-t-elle aujourd’hui et comment a-t-elle évolué au contact d’autres disciplines (la concurrence avec l’Analyse du discours, avant tout) ou en tentant de répondre au développement de spécialités qui la concernent, voire la mettent en question (la génétique jouant à cet égard un rôle majeur) ? Où en sont ses rapports avec ses voisinages (la philosophie, l’anthropologie2, la psychologie, les sciences cognitives…) ? En quoi l’objet d’étude choisi (qu’il soit littéraire, donc canonique, ou plus marginal : chanson, BD, scénario, sketch, productions dites populaires) infléchit-il les réponses à apporter à ces questions, voire les questionnements eux-mêmes ? Car, bien sûr, une fois que nous avons révélé les particularités de nos corpus de prédilection, par goût ou par compétence, il n’en demeure pas moins que la discipline stylistique nous donne justement comme mission de parier que, pour tout champ littéraire, le fonctionnement linguistique, et au-delà la conduite de l’écrivain, révéleront les intentions et attentions de celui-ci et surtout expliqueront, mettront au jour les effets de son texte sur le lecteur. Mais pour ce but commun, n’y a-t-il pas des cheminements divers ? Bref : quels (nouveaux) objets ? quelles (nouvelles) manières ?

    Alice DUMAS : Les mots en question dans l’œuvre narrative de Marivaux : réflexion sur une approche stylistique

    Cette contribution a pour objet de justifier et questionner l’approche stylistique, en particulier sémantique et lexicologique qui sous-tend le travail de thèse. Après une présentation de l’objet de la thèse, à savoir le rapport particulier de Marivaux au langage qui recherche une clarté et un dynamisme nouveau dans un contexte de querelle des Anciens et des Modernes, Alice Dumas tâche de montrer la richesse et la pertinence d’une approche stylistique mais également les questions qu’elle soulève. Le terme « marivaudage », critique du style raffiné de Marivaux, tend à prouver que dès la réception des œuvres, les lecteurs ont perçu une originalité stylistique caractéristique, doublée d’une pratique réflexive du polygraphe. Ce rapport particulier d’un auteur à sa langue et à ses mots, mots dont il met sans cesse en branle le sémantisme, légitime l’approche stylistique choisie pour aborder deux romans majeurs, Le Paysan parvenu et La Vie de Marianne. Cette instabilité lexicale sera abordée à travers l’exemple du phénomène de la reprise pour aboutir sur la proposition d’un concept global désignant le traitement sémantique marivaldien.

    Anne-Laure KIVINIEMI : Stylistique pragmatique et écriture des poilus

    Le style étant une propriété générale des discours, il n’y a pas lieu d’exclure d’études stylistiques les textes non littéraires. Bien au contraire, la prise en compte de tels types de textes aux côtés d’écrits littéraires permet de recentrer l’objet de la stylistique sur les modalités de production de sens et de valeur. Les écrits ordinaires permettent de mieux cerner ce qu’est le style dans sa progressivité intrinsèque. L’idée est de montrer l’intérêt de l’étude d’écritures ordinaires en stylistique et de défendre le droit à l’existence du style et de la stylistique au-delà du langage poétique : écriture ordinaire et écriture littéraire se situent non dans un rapport de cloisonnement mais plutôt sur un continuum, si bien qu’il est impossible de discerner la limite entre le domaine de l’une et celui de l’autre.

    Juliette LORMIER : Vers à l’antique et vers syllabiques français : réflexions sur la portée stylistique du rythme

    Les variations de durée vocalique jouent un rôle déterminant dans le dessin rythmique du vers français. Dans une perspective comparative, l’étude de plusieurs exemples de scansions de vers syllabiques, mesurés à l’antique ou accentuels permet d’en témoigner. A partir d’une définition claire de la durée et de la prosodie qui prend en compte, pour s’enrichir, les définitions de la quantité et de la prosodie propres aux Anciens, nous étudierons la portée stylistique des oscillations duratives dans plusieurs vers de Jean-Antoine de Baïf et Jean Racine. Deux questions s’articuleront à notre propos : le cas échéant, pourquoi tenter de faire franchir une frontière linguistique à une forme métrique ? quels apports stylistiques pour le poème ?

    Jérémy NAÏM : Le récit enchâssé, de la poétique à la stylistique

    Dans les années soixante, la poétique poursuivait deux objectifs : l’extension de la linguistique au-delà de la phrase et la recherche de critères formels de la littérarité. Ce second objectif, d’évidence le plus daté, est celui qui donna le moins de résultats. Todorov imaginait déjà une époque – la nôtre – où la poétique serait remplacée par une linguistique de tous les textes. De la poétique à la stylistique, réside donc le glissement d’une époque qui ne veut plus abandonner l’interrogation linguistique sur la littérature. Le récit enchâssé est-il un objet d’étude pour le stylisticien ? La question revient à se demander ce que la stylistique peut dire des unités supra-textuelles que la narratologie a investi dans les années soixante-dix. Pour y parvenir, le stylisticien doit peut-être abandonner le postulat énonciatif de l’enchâssement pour privilégier une lecture séquentielle, telle que la linguistique textuelle l’a développée. Dès lors, son rôle serait d’étudier « l’effet d’enchâssement », c’est-à-dire l’accentuation plus ou moins forte de la différence qu’une séquence marque par rapport à celles qui l’entourent.

    Laelia VERON : Approche rhétorique, linguistique et socio-poétique de la forme littéraire. La stylistique comme étude des « formes-sens »

    Tenter d’établir une démarche stylistique qui dépasse la description techniciste du texte implique de penser le lien entre forme et sens de l’œuvre littéraire. La stylistique, entendue comme approche linguistique du discours, peut alors se nourrir d’une sensibilité historique et sociocritique (telle qu’elle est définie notamment par Duchet). Nous tenterons d’étudier, à partir de l’exemple du trait d’esprit dans la Comédie humaine de Balzac, le fonctionnement pragmatique de cette parole romanesque « à travers l’activité sociale qui [la] porte » (D . Maingueneau). On se demandera également s’il est possible de faire de cette analyse des formes du social dans le texte l’indice d’une vision sociale du monde. Cet article se prononce ainsi pour une stylistique à visée herméneutique, qu’on peut appeler socio-poétique ou socio-stylistique.

     

    BIBLIOGRAPHIE :

    • Claire Badiou-Monferran, La Littéralité des belles-lettres. Un défi pour les sciences du texte, Paris, Classiques Garnier, 2013, et les autres titres de la collection « Investigations stylistiques » chez le même éditeur.
    • Éric Bordas, Georges Molinié (dir.), Style, langue et société, Paris, éd. Honoré Champion, 2015.

    • Laurence Bougault, Judith Wulf (éd.), StylistiqueS ? Rennes, PUR, coll. « Interférences », 2010.

    • Joëlle Gardes Tamine, Pour une nouvelle théorie des figures, Paris, PUF, coll. « L’interrogation philosophique », 2011.

    • Laure Himy-Piéri, Jean-François Castille, Laurence Bougault (éd.), Le Style, découpeur de réel, Rennes, PUR, coll. « Interférences »,2014.

    • Laurent Jenny (éd.), Le Style en acte. Vers une pragmatique du style, Genève, MétisPresses, 2011.

    • Philippe Jousset (éd.), L’Homme dans le style et réciproquement, Aix-en-Provence, PUP, coll. « textuelles », 2015.

    • Cécile Narjoux (éd.), Au-delà des frontières : Perspectives de la stylistique contemporaine, Francfort, Peter Lang, 2012.

    • Philippe Wahl, Michèle Monte, Stéphanie Thonnérieux (éd), Stylistique et méthode. Quels paliers de pertinence textuelle ? Lyon, PUL, collection « Textes & Langue », 2018.

    1Il faut entendre une définition qui ne serait pas trop limitative de ce style d’époque : « insérer la description des styles d’auteur dans deux perspectives plus larges : tout d’abord, l’histoire longue des pratiques esthétiques […] ; ensuite la description des possibilités expressives ouvertes à la langue par le statut discursif et social si particulier de la littérature » (Gilles Philippe et Julien Piat, La Langue littéraire, une histoire de la prose en France de Gustave Flaubert à Claude Simon, Fayard, 2009, p. 37).

    2Voir dans Philippe Jousset, Anthropologie du style. Propositions (Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, 2008), cette phrase programmatique, à laquelle nous souscrivons tout à fait : « les textes ne sont pas des tableaux sous les yeux, ce sont des occasions de pratique qui font partie des modalités d’insertion dans un environnement, de présence au monde, de résonance, d’extériorisation/intériorisation dont nous sommes équipés. » Il s’agit donc de comprendre dans ce mouvement de la stylistique auquel nous adhérons de « comprendre la façon dont la littérature “réplique” à la vie » (p. 18).

  • Table ronde du 1er avril 2015 / 3e colloque de l’AIS / Lyon II

    Méthodes stylistiques. Unités et paliers de pertinence ?

    Table ronde du 1er avril 2015 au 3e colloque de l’AIS Lyon II

    Voir la rubrique COLLOQUE AIS pour plus d’informations.

  • Actes 2e colloque AIS Le Style, découpeur de réel PUR

    Parution des actes du second colloque de l’AIS

    http://pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3422

    Bon de Commande : Le style découpeur de réel

    Le style, découpeur de réel
    Faits de langue, effets de style
     Laure Himy-Piéri, Jean-François Castille et Laurence Bougault (dir.)
    
    Domaine : Littérature générale
    Collection : Interférences
    Format : 15,5 x 21 cm
    Nombre de pages : 444 p.
    Presses universitaires de Rennes
    2014
    ISBN : 978-2-7535-3253-3
    Prix : 23,00 €
    Ce volume étudie à la fois la constitution locale et globale
    de tout fait ou effet discursif : fait singulier, fait générique,
    en passant par le fait de langue daté, le fait de langue d’un groupe
    restreint, etc. : comment les faits de langue deviennent-ils
    des effets de style et à quel niveau ? Il maintient dans son
    champ d’investigation non seulement le fait, en tant que
    résultat textuel, mais encore le fait en tant que processus
    de production et d’interprétation.
  • Nouvelle revue : EXERCICES DE RHÉTORIQUE

    Nous avons le plaisir de vous annoncer la création d’une nouvelle revue en ligne, Exercices de rhétorique(édition Ellug, publication Cléo/OpenEdition) à l’adresse suivante:
    http://rhetorique.revues.org/
    Vous trouverez une présentation générale de la revue en tête du premier numéro (URL:http://rhetorique.revues.org/87): ancrée dans un projet méthodologique, elle est ouverte à tous les corpus textuels, sur toutes les périodes.
    Nous vous redonnons ci-dessous la table des matières du numéro 1 | 2013 – Sur Racine et celle du numéro2 | 2013 – Sur Virgile

  • Parutions récentes

    Texte, Fragmentation, Créativité I / Text, Fragmentation, Creativity I

    Penser le fragment en linguistique / Studies on a fragment in linguistics

    Peter Lang, Collections : Etudes de linguistique, littérature et arts / Studi di Lingua, Letteratura e Arte

    Édité par Anna Krzyzanowska et Jolanta Rachwalska Von Rejchwald

    Le présent livre propose de réfléchir sur le texte, produit d’une activité discursive susceptible d’être mesurée aux différents niveaux de son architecture – aussi bien à l’échelle de la séquence qu’à l’échelle de l’œuvre entière. Les enjeux de notre recherche s’articulent autour de la fragmentation et du fragment, deux notions pertinentes qui ne sont pas ici appréhendées en tant qu’agent perturbateur, voire destructeur d’un ensemble régi par un ordre canonique ou par une norme, mais comme une invitation à (re)penser les potentialités latentes de la structure.

    ISBN :978-3-631-76661-3
    DOI : 10.3726/b14606

    Table des matières

    • Les citations parodiques dans le discours publicitaire : entre fragmentation et réajustement textuel (Marc Bonhomme)
    • La fragmentation de l’identité dans les rituels de présentation : le cas Modiano (Francis Grossmann)
    • L’art de la fragmentation dans la presse écrite (Greta Komur-Thilloy)
    • À propos du statut énonciatif des îlots textuels. Le cas de la non-coïncidence du discours à lui-même (Elżbieta Biardzka)
    • De la traduction fragmentaire à la traduction intégrale dans le cas des sciences humaines (Raluca-Nicoleta Balaţchi / Ionela Arganisciuc)
    • Les îlots enregistrés : facteurs de créativité dans la rédaction d’articles radiophoniques (Bertrand Verine)
    • De l’insertion des exemples dans les textes dissertatifs : une contrainte potentiellement libératrice ? (Françoise Collinet)
    • Dislocation du syntagme nominal et enrichissement du sens de la phrase : L’exemple de la poésie épique latine (Marie-Dominique Joffre)
    • Redorer son blason quelque peu terni. Les manipulations des locutions figées en contexte (Aneta Filipiuk-Kusz / Anna Krzyżanowska)
    • La fragmentation et la circularité comme principes organisateurs de la structure du texte dialogal des forums d’Internet (approche interprétative) (Katarzyna Wołowska)
    • Fonctionnement des notes dans l’oeuvre de fiction (sur l’exemple du roman de Pierre Daninos Les carnets du Major Thompson) (Olga Melnichuk)
    • Fragmentation et traduction : le cas de l’écriture rushdienne (Mariane Utudji)
    • Des comptes rendus de perception dans le cadre de la linguistique appliquée (Fabrice Marsac)
    • Le Maître et Marguerite de M. Boulgakov : original et traductions du culturème toska (Swietłana Niewzorowa)
    • Un langage malhabile et fragmenté : types des détachements linguistiques dans les trois derniers romans de Laurent Mauvignier (Maria Katsantoni)
    • La dislocation droite : entre la syntaxe, la sémantique et la grammaire de texte (Marek Kęsik)
    • L’emploi des temps grammaticaux et des compléments de temps en tant que signes d’une rupture de cohésion (Katarzyna Kwapisz-Osadnik)
    • Rupture temporelle dans le texte en tant que facteur de délimitation des emplois itératifs et sémelfactifs des verbes de mouvement. Analyse pour les besoins de la traduction automatique (Michał Hrabia)
    • La fragmentation de l’orthographe française : le cas de Twitter (Jan Lazar)

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    Pierre-Yves Gallard :
    Paradoxes et style paradoxal (L’âge des moralistes)

    Cet ouvrage interroge l’affinité entre le paradoxe et la prose des moralistes classiques. Il étudie l’appropriation d’un fait de langue et sa revalorisation en fait de style chez Montaigne, Pascal, La Rochefoucauld et La Bruyère. Il propose une contribution aux études littéraires classiques et aux études linguistiques.

    Collection « Investigations stylistiques », n°11,
    Sous la direction de Delphine Denis et Anna Jaubert,

    Editions Classiques Garnier

    Paradoxes et style paradoxal_publicité

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    Approches linguistique et stylistique de l’œuvre de Bernard-Marie Koltès


    André Petitjean

    Éd. universitaires de Dijon, 2018, 219 pages, 18 €

    PRÉSENTATION

    Dramaturge important dans le répertoire du théâtre français, Bernard-Marie Koltès est également l’un des auteurs les plus joués à l’étranger. Sa notoriété se mesure aussi au nombre des travaux (thèses, livres, articles) qui lui sont consacrés. L’intérêt du présent ouvrage est de rendre compte, d’un point de vue linguistique, des particularités de l’énonciation dramatique afin de mieux saisir l’originalité du style de Koltès tant au niveau des dialogues que des didascalies. Cette étude tente de cerner sa singularité idiolectale telle qu’elle est perceptible au niveau des contenus de ses œuvres (poétique des lieux, motifs de la violence et du mensonge) comme de leurs modalités énonciatives (du rôle des termes d’adresse aux différents modes de dialogisme).
    Si certaines pièces font l’objet d’un traitement particulier (Quai ouest et La Nuit juste avant les forêts), les études s’appuient sur un corpus comprenant la majorité des œuvres dramatiques ainsi que des interventions critiques du dramaturge. Au total, il apparaît que l’actualité du regard que porte Koltès sur l’humanité s’accompagne d’une quête permanente de renouvellement des formes dramatiques.

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    Stylistique et méthode

    Quels paliers de pertinence textuelle ?

    Couverture

    Sous la direction de Michèle Monte, Stéphanie Thonnerieux et Philippe Wahl
    376 p. – 15,5 x 24 cm – 24 € – ISBN : 978-2-7297-0935-8 – collection « Textes & Langue »

    Comment lire les textes ? Alors qu’on reproche parfois à la stylistique un défaut de réflexion sur ses procédures et ses outils ou un certain atomisme descriptif, cet ouvrage collectif place les méthodes d’analyse textuelle au cœur de sa problématique, en l’ouvrant aux questions de corpus. Il interroge les modes de définition et d’articulation des paliers et des unités d’analyse, en manifestant la dépendance des faits locaux à l’égard de déterminations globales (discours, genre, texte). Sa perspective intégrative apporte un éclairage nouveau sur des objets traditionnels de l’étude stylistique : figure de rhétorique, construction syntaxique, phénomène énonciatif…
    Certaines contributions explorent des formes codifiées (paragraphe, chapitre, strophe), d’autres des zones de localité à construire selon un projet herméneutique. Portant sur des corpus variés (du XVIIe au XXIe siècle, du roman à la BD, en passant par le poème ou le discours politique), ces vingt-et-une études, dont certaines intègrent l’apport des outils informatisés, interrogent la valeur des faits de langage en contexte à travers les interactions entre paliers textuels. Elles explorent les rapports entre spatialité du texte et temporalité des parcours de lecture dans la sémiosis verbale. Ce renouvellement des approches stylistiques intéressera aussi bien les linguistes du texte que les spécialistes de littérature.

    Table des matières

    Bon de commande

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    La Présupposition entre théorisation et mise en discours 

    • Directeurs d’ouvrage: Biglari (Amir), Bonhomme (Marc)
    • Contributeurs: Amossy (Ruth), Anscombre (Jean-Claude), Berthelot-Guiet (Karine), Biglari (Amir), Bonhomme (Marc), Carel (Marion), Deloor (Sandrine), Druetta (Ruggero), Dufiet (Jean-Paul), Everaert (Guy), Everaert-Desmedt (Nicole), Genin (Christophe), Helkkula (Mervi), Jaubert (Anna), Jayez (Jacques), Kerbrat-Orecchioni (Catherine), Moeschler (Jacques), Paissa (Paola), Rabatel (Alain), Raccah (Pierre-Yves), Reinecke (Robert), Roque (Georges), Rossari (Corinne), Sarfati (Georges-Elia), Saussure (Louis de)
    • Nombre de pages: 582
    • ISBN: 978-2-406-06646-0
    • ISSN: 2103-5636
    • Éditeur: Classiques Garnier – Paris
    • Collection / Revue: Rencontres, n° 350
    • Série: Linguistique, n° 3
    • Date de parution: 22/08/2018
    • Année de publication: 2018
    • Langues: Français
    • Mots-clés: Linguistique, analyse du discours, pragmatique, rhétorique, sémiotique, littérature française, théorie littéraire, sciences de l’information et de la communication, sciences politiques, histoire de l’art
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    La Simplicité
    Manifestations et enjeux culturels du simple en art
    Sous la direction de Sophie Jollin-Bertocchi, Lia Kurts-Wöste,
    Anne-Marie Paillet et Claire Stolz
    Bibliothèque de Grammaire et de Linguistique No 51.
    2017. 542 p., broché, 15,5 × 23,5 cm. ISBN 978-2-7453-3564-7. 85 €
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    Traduire en poète

    Etudes réunies par Henrot Sostero et Simona Pollicino,

    PU Artois, 2017

    http://apu.univ-artois.fr/

     

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    Métaphore et argumentation

    Marc Bonhomme, Anne-Marie Paillet et Philippe Wahl (coord.)

    Parution : 10/08/2017
    Édition : Academia
    Collection : Au cœur des textes
    Numéro : 33
    ISBN : 978-2-8061-0356-7
    Format : 13,5*21,5 cm
    Pages : 376
    Prix : 36,50 €

    La métaphore a fait l’objet de nombreuses publications, mais son exploitation argumentative a suscité peu d’investigations systématiques en dépit de ses enjeux. L’objectif de cet ouvrage est de combler cette lacune en cernant le rôle de la métaphore dans l’argumentation, mais surtout en faisant retour sur la figure elle-même, pour décrire son potentiel argumentatif et la nature de ses manifestations. Ce projet suppose d’affronter l’instabilité conceptuelle des notions de métaphore et d’argumentation, pour mieux saisir leur interaction. L’argumentation métaphorique, parce qu’elle mise moins sur la raison que sur la persuasion, s’expose aux griefs de l’artifice, voire de la manipulation. Mais la composante argumentative de la métaphore, envisagée ici à travers ses ressorts et son rendement discursif, révèle la plasticité et l’efficacité de la figure.
    L’ouvrage réunit dix-huit études de spécialistes de rhétorique, de sémantique, d’analyse du discours et de stylistique, portant sur des corpus divers : discours littéraire, philosophique, scientifique, politique, médiatique, proverbial… Il est organisé en trois sections.
    L’argumentation métaphorique, d’abord éclairée par une relecture des textes fondateurs de la rhétorique antique, est ensuite soumise à un recadrage théorique rendant compte de ses modes d’actualisation. Enfin, son étude dans des discours variés selon les époques et les genres montre le rôle de l’interprétation pour l’appréhension de ses stratégies d’influence.

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    Chanson. Du collectif à l’intime

    Dir. : Joël July

    Ed. : PUP, Aix-en-Provence, octobre 2016

    Coll. : Chants Sons

    Flyer PUP Chanson Du collectif à l’intime

    Nous sommes face à un paradoxe : la chanson, art majeur qui donne, depuis toujours et encore aujourd’hui, tous les gages de la création et de la réception collectives et communautaires, se vit par l’auditeur comme une expérience singulière où l’intime perce à fleur de lèvres. D’un côté un ensemble d’artistes et de techniciens qui se la partage ; de l’autre un public qui la partage et pourtant, l’impression, forcément truquée, que c’est un seul individu qui s’exprime pour un seul individu qui écoute. Cet ouvrage, collectif lui-même, fait le point sur ce paradoxe, l’illustre et l’explique. Il aborde des répertoires divers (rap, chansons à texte, chansons du monde, scènes contemporaines) aussi bien par le biais de l’analyse des textes, de la musique, de la mise en voix et du recours à plusieurs médias.

    • La table des matières

    Singulièrement pluriel : présentation du recueil.

    Joël July, Université d’Aix-Marseille

    Partie I : Chanter pour le groupe

    Fréhel : de la porte-parole d’un groupe à un effet d’intime.

    Audrey Coudevylle-Vue, Université de Valenciennes

    La chanson cubaine à l’épreuve de l’expérience révolutionnaire.

    Marc Villetelle, Université de Toulouse-Le-Mirail

    Le rap peut-il aborder la question de l’intimité ? Les productions du groupe IAM.

    Jean-Marie Jacono, Université d’Aix-Marseille

    L’introspection collective dans le rap de Chiens de paille.

    Giovanni Privitera, Université d’Aix-Marseille

    Voix épiques et voix lyriques dans le rap français.

    Bettina Ghio, Université Paris III

    Partie II : L’exhibition textuelle de l’intime

    La représentation chantée de l’intime face aux évolutions de la société italienne.

    Céline Pruvost, Université d’Amiens

    La mort et le deuil au prisme de la chanson.

    Cécile Prévost-Thomas, Université de la Sorbonne Nouvelle – Paris 3

    Deuil, testament, cortège. La mort par Brassens désamorcée.

    Perle Abbrugiati, Université d’Aix-Marseille

    Zazie et l’invention de soi : « Si j’étais moi ».

    Anne Strasser, Université de Lorraine

    Partie III : L’exhibition vocale de l’intime

    L’intime comme effet de la praxis énonciative.

    Martine Groccia, Université Lyon II

    Je suis seule, ce soir… un sujet qui se chante.

    Joëlle Deniot, Université de Nantes

    Barbara, l’influence de la voix sur l’écriture.

    Gilles Courtillon, Université Rennes II

    Partie IV : Réception de l’intimité

    La chanson d’amour, l’émotion, l’idée : éléments de dramaturgie métaphysique.

    Stéphane Chaudier, Université de Saint-Étienne

    La chanson qui nous point et celle qui nous étoile.

    Stéphane Hirschi, Université de Valenciennes

    Du rapport texte/musique à la relation auditeur/œuvre.

    Fabien Rouan, Université Rennes II

    Partie V : Le collectif face à la diversité des medias

    La chanson comique et les personnages du music-hall.

    Mat Pirès, Université de Franche-Comté

    De l’influence du medium cinématographique sur le statut de la chanson

    Marie Cadalanu, Université de Caen

    J’ai rencontré Philippe Meyer : dans l’intimité de l’émission La prochaine fois je vous le chanterai…

    Brigitte Buffard-Moret, Université d’Artois

    Les chansons comme voies/voix d´expression des tensions entre l´intime et le collectif dans le film en chanté Jeanne et le garçon formidable (1998).

    Renaud Lagabrielle, Université de Vienne (Autriche)

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    Bons mots, jeux de mots, jeux sur les mots : de la création à la réception

    Directeur : Brigitte Buffard-Moret

    Parution : Décembre 2015
    Édition : Artois Presses Université
    Collection : Études linguistiques
    ISBN : 978-2-84832-221-6
    Dimensions : 16×24 cm, 240 pages
    Prix : 22 €

    « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église », dit le Christ dans l’Évangile de Saint-Mathieu ; « Fiel ! mon zébu ! », s’exclame Madame de Perleminouze dans Un Mot pour un autre de Tardieu ; « Il a du bobo, Léon ; il porte un bandeau, Léon », chante Boby Lapointe. Qu’ont en commun toutes ces citations ? d’être fondées sur des bons mots, des jeux de mots ou des jeux sur les mots.

    Les uns et les autres sont de tous les temps, de tous les pays, de tous les types d’écrits et de discours. Ils sont présents sur la scène politique comme sur celle du théâtre, dans la publicité comme dans la grande littérature, au cœur des chansons comme dans le champ de la psychanalyse. Boutade, mot d’esprit, calembour, charade, mot-valise, rime, anagramme, contrepèterie, « antistrophe » en sont autant de déclinaisons, et la liste est loin d’être close.

    Comment fonctionnent-ils ? Peuvent-ils passer d’une culture à une autre, d’une langue à une autre ? Pourquoi joue-t-on ainsi avec les mots ? Pour faire rire ou pour séduire ? à dessein ou malgré soi ? Autant de questions qui intéressent de nombreux domaines – linguistique, stylistique, traductologie, psychanalyse –  et qu’explorent les articles de ce recueil croisant les points de vue de divers spécialistes, qui ont tous en commun leur amour des mots et des jeux qu’ils permettent.

    Bons mots, jeux de mots, jeux sur les mots

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    Philippe Jousset (dir.), L’Homme dans le style, et réciproquement, Novembre 2015, PUP, coll. « Textuelles »

    On connaît la formule de Buffon à cause de son immense fortune et des interprétations contradictoires dont elle a été l’objet : « Le style est l’homme même ». Comment l’entendre ? Les contributions réunies dans L’homme dans le style, et réciproquement cherchent, à partir de réflexions théoriques et d’études de cas, à explorer certains aspects de cette vaste question. Pour mener cette enquête, la plupart des auteurs ont choisi de privilégier la notion d’ethos, héritée de la rhétorique antique, qui désigne le caractère, l’état d’âme, la disposition psychique que transmet, intentionnellement ou à son insu, celui qui parle ou écrit à travers son dire : l’« image » qu’il façonne de lui-même dans la matière du discours. Cette vieille notion remise à l’honneur au vingtième siècle permet de reconsidérer cette chimère d’homme et d’expression qu’est tout texte, c’est-à-dire les rapports du Sujet, toujours problématique, et du Texte en tant que celui-ci passe pour l’expression de ce Sujet.

    Table des matières :

    Avant-propos, « Style, mon beau souci… »

    En guise de hors-d’œuvre : « L’œuvre ou la vie ? »

    I. GENERALITES

    Philippe Jousset, « Autour de la notion d’ethos. Un état des lieux »

    Bruno Viard, « La différence qualitative sous les tirs croisés de la sociologie et de la psychologie (Bourdieu, Girard, Paul Diel) »

    Stéphane Gallon, « Hugo, Stendhal. Style or not style ? That is the question »

    Philippe Jousset, « Le style zéro ? Une conception marivaudienne du style »

    Stéphane Chaudier, « Réflexions sur le style compliqué : Barthes »

     II. CAS d’ETHOS en LITTERATURE MODERNE

     Lucien Victor,  « Sur deux passages de L’Etranger. Pour une stylistique de Camus »

    Meriem Ahmed, « André Gide : d’un éthos à l’autre ou Entre Apollon et Dionysos »

    Abdelhamid Bougatf, « Le style simple dans Une vie ordinaire de Georges Perros »

    Injazette Bouraoui Mabrouk, « Ethos et Style : Henri Michaux ou L’avènement du sujet précaire »

    Mustapha Trabelsi, « Style et ethos dans la littérature contemporaine. La Place d’Annie Ernaux »

    Saïda Arfaoui, « Le style « à-pic » de Pascal Quignard : Une expérience du vertige originaire »

     III. ETHOS CONTEMPORAIN, ETHOS EXPERIMENTAL

    Soumaya Zroud, « Je suis l’autre ou L’Ethos chez Gérard Macé »

    Henry Hernández Bayter, « Les Colombiens, les groupes armés illégaux et moi (Alvaro Uribe Velez). Construction d’ethos dans le discours de conseils communaux »

    Joël July, « Que reste-t-il de nos ethe ? »

    Anna Arzoumanov, « De l’art ou du cochon ? » Controverses sur le style de Marcela Iacub

    Nathan Bennett, « L’ethos du mécanicien : pratiques artisanales et pratique littéraire dans Mécanique de François Bon »

    Laurence Rosier, « L’éthos sur Facebook : l’autofiction en interaction »

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    La traditionnelle journée d’agrégation organisée par l’UFR de Langue française de Paris-Sorbonne a eu lieu le 7 novembre 2015 et les actes sont en vente aux PUPS.

    Pour en voir le programme et le contenu : http://pups.paris-sorbonne.fr/catalogue/litteratures-francaises-comparee-et-langue/styles-genres-auteurs/styles-genres-auteurs-15

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    http://pratiques.revues.org/2374

    PRATIQUES 165-166 | 2015

    Étudier les figures en contexte : quels enjeux ?

    Sous la direction de Lucile Gaudin-Bordes et Geneviève Salvan
    Couverture Pratiques 165-166

    Dans la dynamique des travaux qui ont conduit ces dernières années à repenser le champ des figures du discours, parmi lesquels on peut citer ceux de C. Détrie en praxématique, ceux de M. Bonhomme en pragmatique, ou encore ceux d’A. Rabatel abordant les figures en termes de point de vue, nous souhaitons poursuivre l’analyse discursive des figures en posant la question de leur contextualisation. Les articles réunis dans ce numéro, relevant d’approches linguistiques et théoriques diverses, sont des études de corpus et partagent l’attention au contexte dans l’analyse des figures du discours. Ces articles proviennent d’une sélection de communications présentées lors du colloque Figures du discours et contextualisation (Nice, 3-5 octobre 2013), enrichie de trois articles inédits, dont deux à visée didactique. Le présent numéro se donne pour objectif de faire dialoguer ces différentes approches en soulignant ce que ce dialogue apporte à l’étude des figures en contexte.

     

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    RIDHA BOURKHIS :

    triompher du vent

    modifier la teinte du jour

     « L’autre été, t’en souviens-tu ?, tu étais jeune et sous tes cheveux bouclés germaient mille illusions multicolores. J’étais belle et éprise, révoltée et tenace, plus fiable et sûre que toutes tes chimères, une jument splendide et fière sur les sables ou une lune dans la paume de ta main. Je t’ai abrité dans mes cils et baisé tes yeux… »

    (195 pages, format 14X21, Illustration de la couverture : peinture de Najoua Bel Fekih Ghannouchi, Juillet 2015 ,

    ISBN 978-2-35759066-3,Prix : 19 Euros)

    C’est un livre qui réunit, en deux volets complémentaires, des Textes poétiques et des textes sur certaines notions comme « lapoéticité », « le régime de littérarité » « le lyrisme », « l’émotion », « L’image » ou encore « le rythme » ; des notions cardinales examinées ici en s’appuyant sur les théories de Roman Jakobson ou de Georges Molinié et à travers la poésie de Lionel Ray, Patrick Navaï, Pierre Reverdy, Mahmoud Darwich, Jean-Michel Maulpoix, Michel Collot, Arthur Rimbaud, Nizar Quabani, Mario Scalési, Georges Schehadé, Belgacem Ecchebbi, Marielle Ansalmo et Laurence Bougault. Des réflexions sur les Textes de ces poètes marquants, mais aussi des entretiens avec certains parmi eux qui, pour parler de cet art poétique qui est le leur, savent trouver les mots qui sonnent juste et qui sonnent vrai. Bonne lecture !

    POUR TOUTES COMMANDES s’adresser à :

    Editions AlfAbarre

    24 rue le Brun

    75013 Paris

    FRANCE

     

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    Semen 38 – Pragmatique de la répétition

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    Comment les médias parlent des émotions.
    L’affaire Nafissatou Diallo contre Dominique Strauss-Kahn

    Ouvrage dirigé par Alain Rabatel, Michèle Monte et Maria das Graças Soares Rodrigues
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    Une étude de la presse internationale vient montrer comment les émotions se mettent au service des arguments.
    L’affaire Nafissatou Diallo contre Dominique Strauss-Kahn est un des rares cas d’accusation de viol ayant eu un retentissement mondial en raison de
    la personnalité de l’accusé. Sa couverture médiatique a engagé des questions d’éthique journalistique. Les nombreuses émotions suscitées par l’affaire ont évolué au fil des informations portées à la connaissance du public. Or si les émotions ont longtemps été conçues comme un obstacle à l’exercice de la raison,
    elles sont aujourd’hui envisagées comme des modalités de l’argumentation. Ce sont ces modalités que l’ouvrage met en lumière dans les articles et les dessins de presse, les séries TV ou sur le web.

    Spécialistes de linguistique textuelle et d’analyse des discours médiatiques, les responsables scientifiques de l’ouvrage ont rassemblé des analyses de corpus venant d’Allemagne, Belgique, Brésil, Espagne, États-Unis, France, Guinée (et autres pays d’Afrique francophone via le site de Jeune Afrique), Italie, Portugal,
    Roumanie et Suisse.

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    Revue de stylistique annuelle dirigée par Laure Himy (https://www.unicaen.fr/puc/html/spip9157.html?rubrique112), adaptée au programme de l’agrégation de Lettres modernes

    Sommaire :

    Joël July, Le Page disgracié : mise en spectacle de l’existence par les procédés de qualification anaphorique  Stéphane Chaudier, Stendhal casuiste ? ]Philippe Jousset, Poétique du pathos rectifié ]Stéphane Gallon, Capitale de la douleur, capitale des titres  Laurence Bougault, L’image  Marjolaine Vallin, La question du sublime dans Capitale de la douleur

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    Genres et textes. Déterminations, évolutions, confrontations,
    dirigé par Michèle Monte et Gilles Philippe,
    Presses universitaires de Lyon, coll. « Textes & Langue », janvier 2014.
    http://presses.univ-lyon2.fr/produit.php?id_produit=898

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    Nous avons le plaisir de vous annoncer la création d’une nouvelle revue en ligne,  Exercices de rhétorique (édition Ellug, publication Cléo/OpenEdition) à l’adresse suivante:
    http://rhetorique.revues.org/
    Vous trouverez une présentation générale de la revue en tête du premier numéro (URL:http://rhetorique.revues.org/87): ancrée dans un projet méthodologique, elle est ouverte à tous les corpus textuels, sur toutes les périodes.
    Nous vous redonnons ci-dessous la table des matières du numéro 1 | 2013 – Sur Racine et celle du numéro 2 | 2013 – Sur Virgile.

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    Les nouvelles écritures du moi

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    André Petitjean et Jean-Paul Dufiet, Approche linguistique des textes dramatiques, Classiques Garnier, 2013

    Cliquez sur le lien suivant pour accéder au document promotionnel en PDF : JdeMS01

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    Albert Camus, l'histoire d'un style,
    ouvrage collectif dirigé par Anne-Marie Paillet
    éd. Academia Bruylant, Louvain-La-Neuve, 2013

    Paillet_Camus_TDM

    Paillet_Camus_couv

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    Paul Éluard : L’Inquiétude des formes
    d’ Agnès Fontvieille-Cordani

    «Parlez-moi des formes, j’ai grand besoin d’inquiétude.» L’inquiétude de Paul Éluard peut être envisagée à la lumière d’une réflexion sur les formes de «commun échange» qu’il engagea avec Jean Paulhan à l’occasion du lancement, en 1920, de la revue dadaïste Proverbe. Dans Capitale de la douleur (1926), abordant les formes en mouvement non pas comme des éléments abstraits qui auraient vocation à représenter le réel mais comme des objets de la réalité, Éluard compile, assemble, détruit, recolle les locutions et phrases du tout-venant pour parvenir à ce que Tristan Tzara appelle la « petite folie collective d’un plaisir sonore ». Mais « parler sans avoir rien à dire », c’est encore chercher l’énergie d’une voix dans les formules de la parole, choisir certaines images plutôt que d’autres, agrandir le champ de l’invention rhétorique en s’engageant dans une pratique figurale qui mette en œuvre un libre décloisonnement qui est aussi une morale des formes.
    Inquiéter les formes ou se laisser inquiéter par elles, c’est, pour Éluard, redonner à la vision, à la pensée humaine mais aussi à la liberté toute la place qui leur revient.

    Agnès Fontvieille-Cordani, maîtresse de conférences en langue et stylistique françaises à l’Université Lumière Lyon 2 (Passages XX-XXI, EA 4160), est spécialiste de l’œuvre de Paul Éluard. Elle a dirigé divers ouvrages critiques sur des écrivains du XXe siècle (Nathalie Sarraute et Jean Genet en particulier).

    PDF en attaché : Paul Eluard. L’Inquiétude des formes

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    De la part de Sophie Milcent Lawson : Publication des actes du colloque « Listes et Effets de liste » de Metz aux éditions Garnier. Voir le PDF en attaché.

    MleMS01_publicite

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    La Prose de Samuel Beckett
    Configuration et progression discursives 
    Dirigé par Julien Piat & Philippe Wahl

    « Trouver une forme qui accommode le désordre, telle est aujourd’hui la tâche de l’artiste. »
    La formule de Samuel Beckett sert de ligne directrice à cette réflexion collective sur la prose narrative de l’écrivain, attentive à l’évolution de sa poétique. Prenant acte de la résistance des textes à la lecture, l’étude décrit leur organisation par la combinaison de deux ressorts fondamentaux : les opérations de configuration, qui conditionnent l’appréhension de faits de style liant texture et structure ; un mode de progression fortement thématisé, impliquant l’énonciation elle-même dans une tension entre obligation et « empêchement ». Cette dialectique de la forme et du mouvement participe du rythme gouvernant le déploiement du discours.
    L’analyse textuelle appliquée à différents paliers, selon divers paramètres linguistiques, permet de cerner les conditions paradoxales de la représentation, qui mettent en question le statut du sujet, l’imaginaire de la langue, les codes littéraires. Au-delà des effets de confusion, voire d’obscurité, le discours fait participer le lecteur aux jeux du langage, exploitant la palette de l’humour et de l’ironie. Le rôle croissant de l’imagination et de la perception dans la scénographie du processus d’écriture, l’évolution vers une syntaxe de la « bribe » confirment la pertinence de perspectives intersémiotiques (théâtre, peinture, musique) pour rendre compte d’une expérience esthétique toujours plus exigeante.
    Julien Piat est maître de conférences en langue et stylistique françaises à l’Université Stendhal-Grenoble 3. Il a publiéL’Expérimentation syntaxique dans l’écriture du Nouveau Roman (1950-1960) : Beckett, Pinget, Simon (Honoré Champion, 2011) et a dirigé divers ouvrages, dont La Langue littéraire. Une histoire de la prose en France de Gustave Flaubert à Claude Simon (en collaboration avec Gilles Philippe, Fayard, 2009).

    Philippe Wahl est maître de conférences en langue et stylistique françaises à l’Université Lumière Lyon 2. Directeur de la collection « Textes & Langue », il a dirigé plusieurs ouvrages aux Presses universitaires de Lyon : Lire Calet (1999), Nathalie Sarraute. Du tropisme à la phrase (en collaboration avec Agnès Fontvieille, 2003), La Syllepse, figure stylistique (en collaboration avec Yannick Chevalier, 2006).

    Table de matières –
    Présentation (Julien Piat & Philippe Wahl)

    Textualisation 
    I. Syntaxe et textualité
    • La phrase et le texte (Georges Molinié)
    • « Seul » : syntaxe de la sommation dans Compagnie (Franck Neveu)
    • De la fragmentation syntaxique dans la prose tardive de Beckett (Ann Banfield)

    II. Narration et fiction
    • L’indifférence méthodique : fragments d’une poétique énonciative dans Molloy (Sophie Milcent-Lawson)
    • « L’emploi de la deuxième personne est le fait de la voix. Celui de la troisième celui de l’autre. » Les enjeux communicationnels des derniers textes de Beckett (Julien Piat)

    Énonciation
    I. Postures d’énonciation
    • L’oralité dans Malone meurt (Anne-Claire Gignoux)
    • La voix qui s’exclame : modalité exclamative et affirmation de soi dans la trilogie de Beckett (Georges Mathieu)
    • Allocution et ethos dans Molloy (Jürgen Siess)
    • Molloy et les ombres chinoises de la philosophie (Jean-François Louette)

    II. Figures réflexives
    • Le vif du dire dans Malone meurt (Denis Vigier)
    • Le grand écart, figure paradoxale de la cohérence dans Malone meurt (Catherine Rannoux)
    • Réduplication et progression discursive dans la prose beckettienne (Marie-Albane Watine)
    • Locutions stéréotypées et défigement dans L’Innommable (Pascale Mounier)

    Composition

    I. Combinaisons verbales et représentation
    • Configurations de la syntaxe corporelle et progressions métadiscursives.
    Pour un « inventaire de mes biens et possessions » (Yannick Chevalier)
    • La ronde syntaxique du verbe (Agnès Fontvieille-Cordani)
    • Combinaisons verbales et vérités relatives (Philippe Wahl)

    II. Rythme et sens
    • La « ritournelle » beckettienne, entre présence et absence virgulaires (Karine Germoni)
    • De « signes sans sens » à « peut-être un sens » : configuration et progression textuelles dans Bing (Carla Taban)
    • « Words and Music » : Structures musicales, schémas phrastiques et dispositifs textuels dans les récits de Samuel Beckett (Lionel Verdier)

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    Perec artisan de la langue , dirigé par Véronique Montémont et Christelle Reggiani, PUL, collection T&L, 2012.
    http://presses.univ-lyon2.fr/produit.php?

    Dans la remarquable fortune posthume que connaît l’œuvre de Georges Perec, aujourd’hui salué comme un « classique », il est frappant que l’approche linguistique de ses textes ait presque toujours été négligée par la critique malgré son orientation d’abord formaliste. De fait, une telle perspective semble interdite par le discours explicite de l’écrivain. Georges Perec, « homme de lettres » au sens où il a affaire « aux lettres de l’alphabet », notait en 1965 : « je n’ai jamais fait vraiment attention aux formes : je ne me suis jamais demandé pourquoi j’écrivais comme ça et pas autrement. »
    Ce volume prend le contrepied d’un tel discours en se donnant pour objet, au contraire, la langue de l’écrivain Perec. Il réunit donc des approches proprement linguistiques (lexique, ponctuation, énonciation, conséquences de contraintes « dures » comme le lipogramme…) et des réflexions stylistiques, à partir d’une interrogation fondamentale sur l’écriture « blanche ». Si le propos de ce livre n’est pas absolument sans précédents, il est cependant nouveau par beaucoup d’aspects à notamment par la présence, à la fin de l’article inaugural de Paulette Perec, d’une lettre inédite de Georges Perec, adressée en août 1959 à l’un de ses amis.

    Véronique Montémont, maître de conférences en langue et littérature françaises à l’Université de Lorraine, est membre de l’ATILF-CNRS (où elle est responsable de la base de données Frantext) et de l’Institut universitaire de France. Elle a publié Jacques Roubaud, l’amour du nombre (Presses universitaires du Septentrion, 2004) et a codirigé Le Moi et ses modèlesavec Catherine Viollet (Louvain-la-Neuve, Academia Bruylant, 2009).

    Christelle Reggiani
    , ancienne élève de l’École normale supérieure (Ulm), est professeur de langue et littérature françaises à l’Université Charles de Gaulle-Lille III. Elle a publié Rhétoriques de la contrainte. 
    Georges Perec, l’Oulipo(Éditions InterUniversitaires, 1999), Éloquence du roman. Rhétorique, littérature et politique aux XIXe et XXe siècles(Genève, Droz, 2008), L’Éternel et l’Éphémère. Temporalités dans l’œuvre de Georges Perec (Rodopi, 2010), ainsi que de nombreux articles sur l’œuvre de Georges Perec.

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    Commentaires stylistiques. XIXe et XXe siècle d’Anne-Claire Gignoux, Ellipses, collection CAPES/agrégation, 2013.

    La stylistique applique à l’étude de la littérature des outils d’investigation linguistiques. La diversité de ces outils, issus des différentes sciences du langage, est au service d’une pratique, celle du commentaire de texte, dans laquelle la discipline révèle à la fois son ambition et son fondement?: cerner cet objet mystérieux qu’est la littérarité des textes, en étudiant le matériau verbal, les procédés de style, les composantes formelles de l’œuvre littéraire.
    Le commentaire stylistique est donc un exercice exigeant auquel sont confrontés tous les étudiants en Lettres tout au long de leur parcours universitaire, et notamment aux concours du CAPES et de l’agrégation. Cet ouvrage leur est destiné, ainsi qu’aux enseignants et à tous ceux que l’analyse minutieuse des textes intéresse.
    L’ouvrage comprend dix commentaires stylistiques. Les textes les plus récents, paradoxalement, ne sont pas les plus faciles à traiter?: un choix a été fait parmi des textes d’auteurs majeurs des XIXe et XXe?siècles?; l’accent a été mis sur le roman, genre qui règne en maître sur cette époque, mais les autres grands genres sont également représentés. Un glossaire en fin d’ouvrage permet de retrouver les définitions des outils stylistiques.
    Anne Claire Gignoux est professeur agrégé et docteur ès lettres. Elle enseigne la stylistique et la grammaire à l’Université de Lyon 3.
    id_produit=881http://www.editions-ellipses.fr/product_info.php?products_id=8895

    Quelques liens bibliographiques vers des articles disponibles en ligne:

    Le numéro 2 de Marges linguistiques: Approche interactive des faits de langue

    Langue française. N°135, 2002. La stylistique entre rhétorique et linguistique.

    Langages, 34e année, n°137, 2000. Sémiotique du discours et tensions rhétoriques.

    Texto! Revue de sémantique interprétative

    Questions de style: revue de stylistique sur les textes du concours de l’agrégation

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    Laurence Bougault, Judith Wulf : StylistiqueS ?, PUR.

    Premier colloque de l’AIS à Rennes II.

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    Christine Chollier :  Qu’est-ce qui fait la valeur des textes ?

    Si les sciences dures s’intéressent aux faits, reproductibles en laboratoire, les sciences de la culture produisent et transmettent des valeurs. Mais d’où les textes tirent-ils leur valeur ? De jugements extrinsèques (de la politique, la morale, la religion, l’esthétique, la communication, etc. qui disent ce qu’est le réel, le bon, le vrai, le beau, le juste) et/ou de critères intrinsèques que les interprétations permettent de travailler et de retravailler ? L’œuvre n’a-t-elle d’autre valeur que celle que des sujets divers (le Moi, le Monde, y compris le monde marchand) lui attribuent ? Ou n’a-t-elle d’autre valeur que celle que l’auteur y a déposée ?
    Les articles rassemblés ici sont traversés par ces interrogations : comment un texte devient-il une œuvre ? Comment caractériser l’œuvre dans un corpus ? Où et comment construire le sens qui fait la valeur d’un texte ? Comment articuler valeurs externes et valeurs internes ?

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    Laure Himy-Piéri, Stéphane MacéStylistique de l’archaïsme, (dir.), P. U. de Bordeaux, 2010.

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    Gilles Philippe, Julien Piat : La Langue littéraire (Fayard, 2010)

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    Eve-Marie Halba : Petit manuel de stylistique, avril 2008 (avec exercices et corrigés)

    Préface : Sylvie Freyermuth
    Collection : Entre guillemets
    Editeur : De Boeck – Duculot

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    Anne Reboul : Rhétorique et stylistique de la fiction, Presses universitaires de Nancy

    Ce livre, aux frontières de la philosophie et de la linguistique, propose une théorie de la fiction à l’intérieur de laquelle sont abordés différents problèmes stylistiques, notamment le style indirect libre et l’expression de la subjectivité dans le…

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    Jacques Dürrenmatt : Stylistique de la poésie

    Anne J.-P. Vinay et J. Darbelnet : (2004) Stylistique comparée du Français et de l’Anglais

    Herschberg Pierrot : Stylistique de la prose (octobre 2003)

    Altérité et mutations dans la langue : Pour une stylistique des littératures francophones de Samia Kassab-Charfi et Collectif (Broché – 2 juillet 2010

    Joëlle Gardes Tamine : La stylistique Collection « Cursus »

    Frédéric Calas et Dominique Rita Charbonneau : Méthode du commentaire stylistique

    Frédéric Calas : Introduction à la stylistique (2007) HU linguistique

    Brigitte Buffard-Moret :  Introduction à la stylistique (2009)

    Nicolas Laurent :  Initiation à la stylistique (septembre 2001)

    Karl Cogard  : Introduction à la stylistique  (2001)

    FONTVIEILLE Agnès, WAHL Philippe :Nathalie Sarraute. Du tropisme à la phrase, 2003

    Joël July, Les Mots de Barbara (PUP, 2004)