Colloque organisé grâce au soutien du laboratoire Babel (EA 2649) de l’Université de Toulon et de l’Association des Linguistes Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (ALAES).
L’accès aux conférences est libre sur présentation de la carte professionnelle ou de la carte d’étudiant ; en revanche, une inscription est obligatoire pour prendre part aux pauses-café et aux repas :
Vient de paraître le n°54.1 de la revue Études littéraires, Non-dit(s) du genre et de la sexualité dans le roman d’expression française au XIXe siècle, codirigé par Lucie Nizard (Université de Genève) et Nicolas Duriau (École Normale Supérieure de Lyon-Oxford University/Fondation Wiener-Anspach). Ce dossier se propose d’explorer, du Premier Empire à la Belle Époque, la façon dont le(s) non-dit(s) du genre et de la sexualité participe(nt) à la banalisation de l’idéologie de la différence et de la hiérarchie des sexes, tout en ouvrant des espaces de dialogues – ou de « blancs » – où peuvent se déconstruire les identités, les désirs et les pratiques données pour naturelles – ou pour « vraies » – au XIXe siècle. Au détour du texte littéraire, en particulier romanesque, les contributeur·ices (re)lisent l’oeuvre de romancier·ères canoniques (Flaubert, Zola, Sand, etc.), comme d’auteur·ices en voie de redécouverte (Choiseul-Meuse, La Vaudère, Rachilde, etc.), au prisme de problématiques telles que la représentation, plus au moins implicite aux yeux des lecteur·ices contemporain·es, des violences sexistes et sexuelles, des homosexualités ou de l’inceste. Non seulement la conséquence d’une censure morale qui pèse sur la Librairie, mais aussi l’effet d’un travail d’orfèvre, tantôt pour aiguillonner un public averti, tantôt pour mettre en scène – et dénoncer – les silences dont sont victimes les laissé·es-pour-compte de l’ordre sexuel, l’implicitation est un outil stylistique, rhétorique, et narratologique volontiers exploité par les écrivain·es étudié·es. Dans une approche méthodologique qui doit beaucoup à l’analyse du discours – ou à la sociocritique –, il s’agit d’éclairer la façon dont le non-dit se fait démarche « poétique » (au sens littéraire autant qu’étymologique, soit de fabrication, mais aussi de démantèlement du langage phallogocentrique) dans le roman du long XIXe siècle ».
Non-dit(s) du genre et de la sexualité dans le roman d’expression française au xixe siècle
Ce dossier a été préparé sous la direction de Nicolas Duriau et Lucie Nizard
Nicolas Duriau et Lucie Nizard Introduction – Non-dits du genre, vérités du sexe au xixe siècle
ÉTUDES
Mélissa Thiriot « La chasse aux papillons » de Félicité de Choiseul-Meuse, ou les ambiguïtés du non-dit dans le roman érotique au féminin (1807-1809)
Sophie Ménard Ratés de l’ordre sexuel : la « brutalité des hommes » et l’insatisfaction féminine dans quelques textes sandiens de 1832
David Bélanger et Léonore Brassard Métamorphose des genres. Mégenrer la lecture dans Novembre (1842) et Madame Bovary (1857)
Shauna Heck Lorsque le « vol blanc des lesbiennes » passe : écrire sans dire, ou la suggestion du lesbianisme dans La Curée (1871)
Marie Kawthar Daouda Ce désir innommable. De l’inceste comme apocalypse dans le roman décadent (1884-1897)
Elinor Knutsen Poétique de la suggestion et implicites sexuels d’une violence de genre dans Monsieur Vénus de Rachilde (1884) et Bruges-la-Morte de Rodenbach (1892)
Camille Clère « Vous n’êtes donc jamais souffrante ? » : Les non-dits de l’ovariectomie dans Les Demi-sexes de Jane de la Vaudère (1897) et Les Florifères de Camille Pert (1898)
Camille Islert Du déjà dit au non-dit : reprises et inversions dans Les Demi-sexes de Jane de la Vaudère (1897)
Eloïse Grommerch « Voir autrement » l’homosexualité masculine : L’Autre vue de Georges Eekhoud (1904)
ANALYSES
Gabriel Proulx Filles trouées : fragmentation et reconfiguration post-traumatique chez Marie-Pier Lafontaine et Michelle Lapierre-Dallaire
Patrick Thériault L’art de la satire, ou l’adresse au tir. Notes sur « Le Galant Tireur » de Baudelaire
Robert Dion et Andrée Mercier Les recatégorisations du personnage secondaire dans les littératures française et québécoise contemporaines. Une étude de la secondarité narrative et thématique
Nataša Raschi Les traductions des œuvres de Newton en France au XVIIIe siècle
Notices sur les collaborateurs et collaboratrices Résumés / Abstracts
Art de la scène très actuel, le stand-up suscite depuis quelques années l’intérêt croissant des académiques, mais n’a que peu fait l’objet d’études portant spécifiquement sur son discours comique. Cet ouvrage s’adresse donc à la fois aux spécialistes de l’humour et du spectacle vivant, et à celles et ceux qui souhaitent découvrir l’univers du stand-up et mieux cerner, du point de vue de la production et de la réception, ce genre discursif original. Incluant une synthèse d’entretiens avec des stand-uppeurs et des stand-uppeuses, il intéressera également les professionnels de l’industrie du stand-up, humoristes, programmateurs artistiques ou autres, souhaitant en savoir plus sur le cadre théorique du genre. Enfin, tous les passionnés du stand-up, cet art en apparence simple et en réalité si complexe, trouveront dans ce livre matière à réflexion.
Table des matières
Première partie
Le stand-up français : histoire et société
Alain Vaillant (Université Paris Nanterre)
Le stand-up avant le stand-up : de l’anthropologie du rire à l’histoire culturelle
Jonathan Ervine (Bangor University)
Et si le stand-up n’appartenait pas à la culture urbaine ?
Magali Bigey (Université de Franche-Comté)
Le stand-up au prisme de sa réception
Nelly Quemener (Celsa-Sorbonne Université)
Le potentiel polémique du stand-up
Catherine Chauvin (Université de Lorraine-IDEA F-54000 Nancy)
Quelles différences rhétoriques entre le stand-up en anglais et en français ? Considérations générales, et réflexion sur un cas : le tutoiement
Camille Noël (UMONS-UPHF)
L’humour nord-américain et son adaptation à la scène française
Deuxième partie
Dans la fabrique du discours stand-uppien
Dominique Maingueneau (Sorbonne Université)
Le stand-up : une scène d’énonciation
Ruggero Druetta (Università degli studi di Torino)
Le statut de l’argumentation dans le stand-up
Zoi Kaisarli (Sorbonne Université)
La voix du stand-uppeur : observer l’évolution prosodique de l’Open Mic au Special
Aude Laferrière (Université Jean Monnet-Saint-Étienne)
« Je me suis mis dernièrement à écrire des petites nouvelles. Évidemment c’est pas mon truc. D’habitude, j’écris des sketchs » (Denis Maréchal) : « Nadège » ou le stand- up au risque de l’écrit
Astrid Sentis (ENS-Ulm)
Texte, ethos et style dans le stand-up de Blanche Gardin
Caterina Scaccia (Israel Institute of Technology, Haifa)
Les enjeux sociaux dans le stand-up : maniement humoristique de l’ethnocentrisme dans Décalage de Gad Elmaleh
Troisième partie
La voix des professionnels
Entretiens avec des professionnels et des professionnelles du stand-up, conduits par Zoi Kaisarli
Bibliographie
Biographie
Florence Leca Mercier est maîtresse de conférences à Sorbonne Université, où elle enseigne la grammaire et la stylistique. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur l’humour et l’ironie, dans la littérature ou sur la scène contemporaine. Elle a publié en particulier avec Anne-Marie Paillet, Le sens de l’humour (Academia, 2018). Zoi Kaisarli est doctorante en langue française à Sorbonne Université. Elle se spécialise dans l’analyse du discours humoristique du stand-up et ses particularités génériques en France. Ses intérêts scientifiques portent surtout sur les questions linguistiques liées à la pragmatique et à l’énonciation.
Devant le foisonnement de réflexions, d’expérimentations et de propositions théoriques ayant émergé, ces dernières années, concernant la représentation de la parole de tiers (vivants ou morts, humains ou non) qui, sans cette médiation énonciative, resteraient inaudibles, la revue Pratiques se propose d’examiner, au plus près des textes et des discours, la manière dont s’y prennent en pratique celles et ceux qui se chargent de parler pour un groupe social ou toute autre entité, et tentent par là même de remédier aux (nouveaux) problèmes éthiques, esthétiques et politiques que posent les dispositifs de délégation de parole.[…] Le dossier prendra appui sur les apports théoriques de l’ensemble de ces recherches pour analyser et documenter, par un travail sur corpus, la manière dont le monde social en général, et les arts et la littérature contemporaine en particulier, intègrent les nouveaux scrupules éthiques liés aux questions d’égalité d’accès à la parole et surmontent la contradiction qui en résulte : comment parler pour les dominé·es, plaider leur cause et faire entendre jusqu’aux revendications (putatives) d’entités non-humaines, sans reconduire des formes de violences symboliques ? On s’attachera plus précisément à recenser les propositions politiques, éthiques et esthétiques qui convoquent un dispositif de porte-parolat – l’auscultent ou l’interrogent, le contournent ou le détournent, le réinventent ou le bannissent au profit d’autre chose.Toutes les disciplines sont bienvenues du moment que les auteur·ices recourent à des analyses de cas et/ou de corpus permettant d’étudier les caractéristiques des types de discours produits dans le cadre du porte-parolat (ou assimilé), et d’envisager, au plus près des textes, des œuvres et des discours, la complexité des nouveaux protocoles de délégation de parole qui ont fleuri sur la scène publique, littéraire et artistique.
Il y a des mots qui tuent dans l’univers balzacien. Décoché comme une flèche, le trait d’esprit se doit d’atteindre une cible, de ravir un public qui va valider ou non son effet. Performance négociée entre locuteur et groupe social, le trait d’esprit pose la question d’un style politique et social.
1e édition – août 2025 – 256 pages – ISBN 978-2-8073-6628-2
Présentation
La référence Grevisse en stylistique
La référence en stylistique
complète : les figures de styles et les procédés littéraires classés, expliqués et illustrés d’exemples empruntés à la littérature française du XVIe au XXIe siècle
actuelle : la stylistique à la lumière de la recherche récente
méthodique: de l’unité sonore du phonème à l’unité énonciative du discours en passant par celles du mot, du syntagme et de la phrase
pratique : les notions essentielles, des renvois, un riche index de 1500 occurrences, des encadrés répondant aux questions terminologiques fréquentes
didactique : la méthode de l’analyse stylistique expliquée pas à pas + cinq exemples de commentaires stylistiques rédigés, à partir de cinq textes littéraires classiques et contemporains
La référence des étudiants en Lettres Lettres modernes, Lettres classiques, Grammaire, Sciences du langage, MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation). Prépas. CAPES et Agrégation.
6e colloque de l’Association Internationale de Stylistique (A.I.S.)
Porteuse du projet : Sophie Jollin-Bertocchi
APPEL À COMMUNICATIONS
Dans le cadre du rapprochement des savoirs scientifiques et des études littéraires qui se développe depuis quelques années, se pose la question du rôle de la littérature dans la création, la diffusion et l’appropriation des connaissances linguistiques. Ce colloque entend se centrer sur un poste d’analyse aussi sensible dans le champ des sciences du langage que dans celui des études littéraires, la phrase.
Au XVIIe siècle, le mot phrase est peu employé et signifie « expression », « locution », « tour de phrase ». Sur le terrain grammatical, il est en concurrence avec la proposition logique de Port-Royal et la période rhétorique – et il le restera jusqu’au XXe siècle. Le discours scolaire a joué un rôle important dans l’acclimatation d’une nouvelle idée de la phrase : celle-ci n’est plus seulement un assemblage de mots mais une unité cohérente du discours ; elle devient confusément une unité prédicative. La phrase se situe au carrefour de la grammaire, de la logique et de l’esthétique – notamment littéraire –, ce qui fait d’elle l’objet d’un dialogue interdisciplinaire entre sciences du langage (syntaxe, linguistique textuelle, stylistique), histoire des idées linguistiques et études littéraires.
Jean-Pierre Seguin (1993) a retracé la naissance de la notion de phrase française moderne au XVIIIe siècle. À partir du discours des grammairiens de cette époque, Seguin a suivi la gestation de la notion et montré comment s’est opéré son passage progressif du lexique à la grammaire, de l’oral à l’écrit, et de l’objet empirique relevant d’une évidence commune au modèle de production syntaxique. C’est Domergue qui a dissipé les hésitations terminologiques et signé l’acte de naissance de la phrase française conçue comme un ensemble hiérarchisé de propositions, comportant un sujet et un verbe, constituant une unité de sens close par la ponctuation à l’écrit, et une unité d’intonation à l’oral Ce trajet aboutit à une triple institutionnalisation de la phrase, conçue comme métonyme de la langue : mythique, scolaire et terminologique.
Le XIXe siècle, à travers la grammaire scolaire, a poursuivi la grammaticalisation de la phrase dans sa double dimension morpho-syntaxique (nature et fonction) avant que la linguistique moderne, au XXe siècle, ne s’attache à la théoriser dans le domaine de la syntaxe. L’effervescence théorique autour de la phrase, dans l’espace francophone, de Meillet à Le Goffic, en passant par Tesnière, et dans l’espace anglophone, de Harris à Chomsky, s’est efforcée de modéliser la diversité des phrases. À partir des années 1970, la notion a pu être rejetée en raison des apories de sa définition linguistique, mises en évidence par les travaux sur l’oral (Blanche-Benveniste notamment en France), au profit d’une vision macrosyntaxique (Berrendonner) qui a développé les notions de « clause » et de « période » (au sens linguistique moderne).
Notion à la fois savante, dont le contenu n’est pas stabilisé, et profane – tout le monde en a plus ou moins une idée grâce à l’enseignement scolaire –, la phrase reste aujourd’hui au cœur de l’enseignement de la grammaire française, comme du style littéraire (Molinié 1986). Elle est centrale dans la médiation des savoirs lexicaux, grammaticaux et littéraires à l’École : depuis le XIXe siècle et l’instauration de l’enseignement public, on n’a cessé de travailler sur la pédagogie de la phrase comme unité syntaxique maximale et unité typographique, forme privilégiée de l’exemplification. Les exemples qui illustrent les manuels de langue et de littérature ont largement puisé dans les corpus littéraires, lesquels ont été institués comme lieux de médiation des savoirs grammaticaux.
Les écrivains français se sont quelquefois exprimés dans des écrits théoriques ou personnels (Flaubert en est un exemple célèbre), ou dans des entretiens (notamment certains écrivains contemporains, comme Pierre Michon ou Maylis de Kerangal), sur leur vision, leur conception, leur imaginaire de la phrase[1]. La phrase singulière des écrivains a fait l’objet d’une série de monographies, dont on peut citer en exemples, parmi d’autres, les études de Milly sur Proust (1975), de Veyrenc sur Gide (1976), de Piat (2011) sur le Nouveau Roman, ou de Zemmour (2008) sur Simon. Mais à ce jour un seul colloque a été dédié à cette question (Bourkhis et Benjelloun 2008). L’approche génétique du style par ailleurs peut être révélatrice de la sensibilité à la phrase, ce qui est particulièrement frappant chez un écrivain comme Flaubert qui arrête, au moment de l’édition, une phrase à laquelle le manuscrit et ses ratures donnaient des dynamiques très différentes. Dans la mesure où la phrase est une représentation langagière à la fois culturelle et singulière, les formes du texte littéraire sont un vecteur majeur des modèles syntaxiques collectifs (Balibar 1974, Jollin-Bertocchi 2021), par exemple celui de la « belle langue ». Depuis quelques décennies, une histoire des sensibilités stylistiques collectives a commencé à s’écrire (Philippe 2002 ; Philippe & Piat 2009) en prenant appui sur l’approche auteuriste pour la décloisonner, la mettre en perspective et l’historiciser. Ainsi l’opposition entre la phrase simple et la phrase complexe, qui est l’un des piliers de l’enseignement de la grammaire, est-elle apparue tout aussi structurante dans l’approche littéraire.
Ces éléments soulèvent quelques questions :
D’un point de vue épistémologique, comment appréhender la réflexivité de l’enquête ? Dans quelle mesure est-il possible de mettre en évidence la circulation des savoirs grammaticaux et des théories linguistiques à travers les œuvres littéraires, dès lors que ces savoirs portent sur le matériau verbal même du corpus ? Cela présuppose de postuler une porosité entre les deux (voire trois) domaines, la grammaire, la linguistique et la littérature. Comment évaluer l’effet des configurations socio-culturelles sur la médiation des savoirs linguistiques par la littérature ?
En matière de savoirs sur la phrase, y a-t-il rupture ou continuité entre les représentations de la phrase par les grammairiens et les linguistes, et l’image qu’en dessinent les écrivains à partir de leur usage singulier ? Les usages littéraires de la phrase sont-ils eux-mêmes cohérents avec les représentations théoriques formulées par les écrivains ? Comment les savoirs grammaticaux sont-ils ancrés dans la pratique scripturale ?
Telles sont les questions qui serviront d’axe problématique au sixième colloque de l’AIS qui, après Rennes en 2008 (« Stylistiques ? »), Caen en 2011 (« Le style, découpeur de réel »), Lyon en 2015 (« Méthodes stylistiques. Unités et paliers de pertinence textuelle »), Aix-en-Provence en 2018 (« Poétique des énoncés inconvenants et paradoxaux ») et Paris 8 Vincennes – Saint-Denis en 2022 (« Style et imaginaires de la langue »), se tiendra à l’Université Paris-Saclay (Université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines) les 28 et 29 mai 2026.
AXES D’ÉTUDE
Ces questions pourront être abordées à la fois comme support théorique et comme terrain d’expérimentation pratique, selon différentes perspectives. Les communications porteront sur des corpus français et francophones, ou dans d’autres langues, et s’inscriront dans les disciplines mobilisables pour l’étude des patrons syntaxiques : stylistique d’auteur, stylistique génétique, stylistique historique, syntaxe, linguistique textuelle, critique littéraire, histoire culturelle, histoire des idées linguistiques, analyse du discours, approches comparatives interlinguistiques… Elles pourront aborder l’un ou l’autre des axes suivants :
1. Les prises de position dans le débat scientifique : les mentions explicites ou les traces, les échos des théories et des savoirs linguistiques dans les textes (voir par exemple Queneau et Aragon) ; la manière dont l’exercice de la phrase répond ou non aux théories syntaxiques.
2. Phrase et enseignement scolaire : les corpus d’exemples littéraires dans les grammaires ; la place de l’étude de la phrase dans les manuels de stylistique ; le rôle de l’école dans la formation des écrivains, la manière dont ceux-ci ont intégré ou rejeté les modèles phrastiques dans leur pratique d’écriture.
3. L’approche externe des représentations de la phrase par les écrivains : les conceptions théoriques et les représentations subjectives de la phrase littéraire telles qu’elles sont exprimées dans leurs écrits théoriques, critiques ou personnels (journaux, correspondances, entretiens) ; en particulier les comparaisons et les métaphores à travers lesquelles elles se manifestent, à rapprocher des métaphores mobilisées dans le discours scientifique.
4. L’approche interne des représentations de la phrase, dans les œuvres : les patrons syntaxiques (tradition vs innovation) de la langue littéraire singulière (d’un auteur) ou collective (d’un genre, d’une époque, d’un courant littéraire), et leur circulation entre les œuvres et les périodes. Quelques pistes en particulier, parmi d’autres possibles, sont à explorer :
Certains textes accordent-ils un traitement particulier à la phrase dans sa matérialité typographique ?
La phraséologie : cooccurrences et collocations du mot phrase.La petite phrase, type d’expression très en vogue à l’époque contemporaine, dont la naissance a partie liée avec le slogan à l’époque de la Révolution française, puis avec la phrase simplifiée pour les besoins de l’enseignement, constitue un phénomène culturel au XIXe siècle, représenté dans la littérature, qui reste à documenter.
De quelle manière l’évolution technologique, et en particulier le développement des nouvelles technologies numériques, influence-t-il le format et la structure de la phrase (Siouffi 2020) dans l’écrit littéraire contemporain[2] ?
MODALITÉS ET CALENDRIER DE SOUMISSION DES PROPOSITIONS DE COMMUNICATIONS
Envoi des propositions en français : Résumé de 1500 signes espaces compris, incluant des références bibliographiques, aux adresses suivantes :
Date limite pour la soumission des propositions : 1er décembre 2025.
Communication des résultats : 15 janvier 2026.
Comité scientifique : Pauline Bruley (Université d’Angers), Sophie Bertocchi-Jollin (Université Paris-Saclay, UVSQ), Florence Lefeuvre (Université Sorbonne Nouvelle), Jérôme Hennebert (Université de Lille), Joël July (Aix-Marseille Université), Annie Kuyumcuyan (Université de Strasbourg), Sophie Lawson (Université de Lorraine, Nancy), Michèle Monte (Université de Toulon), Bérengère Moricheau-Airaud (Université de Pau), Élise Pavy-Guilbert (Université Bordeaux-Montaigne), Gilles Philippe (Université de Lausanne), Pascale Roux (Université Lumière Lyon 2) Gilles Siouffi (Sorbonne Université), Pierre-Yves Testenoire (Sorbonne Université), Laélia Véron (Université d’Orléans), Judith Wulf (Université Saint-Denis Paris 8), Ilias Yocaris (Université Côte d’Azur).
BIBLIOGRAPHIE
BALIBAR, Renée, Les français fictifs : le rapport des styles littéraires au français national, Paris, Hachette, 1974.
BOURKHIS, Ridha & BENJELLOUN, Mohammed (2008), La phrase littéraire, Paris, L’Harmattan.
DESSONS, Gérard, « La phrase comme phrasé », La Licorne [En ligne], n° 42 (S. Bikialo, dir.), 1997.
GOUX, Jean-Paul, La Fabrique du continu, Seyssel, Champ Vallon, 1999.
HACHE, Sophie, La période oratoire (1550-1750). Une esthétique du discours, Paris, Classiques Garnier, 2024.
JEY, Martine, BRULEY, Pauline & KAËS Emmanuelle (2017), L’écrivain et son école, Paris, Hermann.
JOLLIN-BERTOCCHI, Sophie (2021), « La référence scolaire : de la figuration littéraire aux modèles langagiers, l’exemple de Giono », Pratiques [En ligne], 191-192, mis en ligne le 15 décembre 2021, consulté le 11 février 2025.
MASSOL, Jean-François (2004), De l’institution scolaire de la littérature française (1870-1925), Grenoble, ELLUG.
MILLY, Jean (1975), La Phrase de Proust : des phrases de Bergotte aux phrases de Vinteuil, Paris, Champion.
MOLINIÉ, Georges (1986), Éléments de stylistique française, Paris, PUF.
PHILIPPE, Gilles (2002), Sujet, verbe, complément. Le moment grammatical de la littérature française (1890-1940), Paris, Gallimard.
PHILIPPE, Gilles & PIAT, Julien (2009), La langue littéraire. Une histoire de la prose en France de Gustave Flaubert à Claude Simon. Paris, Fayard.
PIAT, Julien (2011), L’expérimentation syntaxique dans l’écriture du Nouveau Roman, Paris, Honoré Champion.
SEGUIN, Jean-Pierre (1993), L’invention de la phrase au XVIIIe siècle : contribution à l’histoire du sentiment linguistique français, Bibliothèque de l’Information grammaticale, Paris, Éditions Peeters.
SIOUFFI, Gilles (2020), Une histoire de la phrase française des Serments de Strasbourg aux écritures numériques, Arles, Actes Sud.
SMADJA, Stéphanie (2013), La « Nouvelle prose française ». Étude sur la prose narrative au début des années vingt, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Poétique et stylistique ».
SZULMAJSTER-CELNIKIER, Anne (2017), « Quand le poète se fait linguiste : À propos de Blanche ou l’oubli de Louis Aragon », La Linguistique vol. 53, fasc. 1, p. 149-161.
VEYRENC, Marie-Thérèse (1976), Genèse d’un style. La phrase d’André Gide dans Les Nourritures terrestres, Paris, Nizet.
WULF Judith (2024), « Aux sources de la stylistique. Les récits du français au XIXe siècle », Romantisme 203, p. 41-51.
WULF, Judith (2025), Style et imaginaires de la langue, Actes du 5e colloque de l’AIS, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, 2022, à paraître.
ZEMMOUR, David (2008), Une syntaxe du sensible. Claude Simon et l’écriture de la perception, Paris, PUPS.
[1] Plus largement, l’imaginaire linguistique a d’ailleurs fait l’objet du 5e colloque de l’AIS, « Style et imaginaires de la langue », qui s’est tenu à l’Université Paris 8 Saint-Denis en 2022 (Wulf et al. 2026, à paraître).
[2] À l’époque contemporaine, la phrase s’invite aussi hors le livre, comme en témoignent les arts plastiques conceptuels (Christian Boltanski, Lawrence Weiner).
La revue CORPUS est, comme son nom l’indique, consacrée à la linguistique de corpus envisagée sous tous ses aspects : théoriques, épistémologiques, méthodologiques, quels que soient le champ disciplinaire et le domaine géolinguistique d’application. Au fil des numéros il s’agit de développer une réflexion approfondie sur le rôle des corpus dans les pratiques linguistiques contemporaines et une analyse réflexive sur les modes de constitution des différents corpus présentés, ainsi que sur leurs outils d’exploitation. Par là-même on tente d’expliciter et d’évaluer les processus heuristiques qui unissent la collecte et la structuration des données empiriques d’une part et le surgissement ou la validation de l’hypothèse linguistique d’autre part.
Colloque dans le cadre du projet TRANSILANGUE 2024-2025
Les 19 et 20 mai 2025
Centre international Universitaire pour la Recherche Hôtel Dupanloup 1 rue Dupanloup – Orléans
Ce colloque, mené dans le cadre du projet TRANSILANGUE(laboratoire POLEN), se propose de revenir précisément sur les enjeux propres à la traduction d’Annie Ernaux, dans une perspective socio-stylistique. Il s’agit bien d’étudier un style littéraire d’autrice, mais en comprenant la construction, la reconnaissance et la légitimation de ce style via la traduction, non pas comme le pur fruit d’une inspiration individuelle, mais comme un processus de négociations avec différentes instances sociales et institutionnelles.
Le colloque comprendra plusieurs communications scientifiques ainsi que des ateliers d’écriture/traduction/réécriture. Il est ouvert à toutes et à tous, gratuitement, sans inscription (il est possible de venir assister à des moments de la journée sans assister à toute la journée). La participation aux ateliers est encouragée sans être obligatoire !
9h30-10h – Clara Cini (Sorbonne Université), Sara De Balsi (CY Cergy-Paris Université), Laélia Véron (Université d’Orléans) : Mot d’ouverture et introduction
10h15-11h – Paola Boué (City University of New York), ouverture : “ Réception internationale et évolution du discours sur le style : l’exemple des Etats-Unis”. Échanges
Présidence : Mauro Cazzolla
11h-11h30 – Alice Ray (Université d’Orléans) : “Le traitement des phrases averbales dans la traduction en anglais de La Place”
11h30-12h – Arezou Dadvar (Sorbonne Nouvelle) : “Réécrire l’intime : La Honte et Une femme d’Annie Ernaux en persan, face aux défis sociopolitiques et éditoriaux en Iran”
12h-12h30 – Ornella Tajani (Université pour étrangers de Sienne) : “Traduire et retraduire l’autosociobiographie ernausienne en italien (Une femme et La Honte)”
12h30-13h – Échanges et questions
13h-14h – Déjeuner
Après-midi
Présidence : Bérengère Moricheau-Airaud
14h-15h15 – Ateliers de traduction et de réécriture (avec un moment de lecture des productions)
-en italien : Sara De Balsi (CY Cergy-Paris Université), Ornella Tajani (Université pour étrangers de Sienne) et Biagio Ursi (Université d’Orléans) -en anglais : Alice Ray (Université d’Orléans), Cécile Hébrard (lycée Pothier, Orléans)
15h15-15h30 – Pause café
15h30 – Jovanka Šotolová (Université Charles, Prague) : “La réception tchèque de l’œuvre d’Annie Ernaux (La Place et Une femme)”
16h – Sabine Kraenker (Université d’Helsinki) : “Les enjeux de la traduction d’Annie Ernaux en finnois dans une perspective socio-stylistique, à travers l’exemple de Passion simple”
16h30 – Tatiana Rangel (Sorbonne Université) : “Traduire l’écriture plate en portugais du Brésil. L’exemple de Passion simple”
17h-17h30– Échanges, questions et clôture de la première journée
Mardi 20 mai
Matin
À partir de 9h – Accueil et petit déjeuner
Présidence : Cécile Chapon
9h30 – Michel Nachaat (Université Ain Shams, Le Caire) : “Les désignateurs de référents culturels dans la traduction arabe de Regarde les lumières mon amour”
10h – Solange Gil (traductrice) : “Comment j’ai traduit Annie Ernaux en rioplatense” (Journal du dehors et La Vie extérieure)
10h30-11h– Échanges et questions
11h-12h15 – Atelier de traduction/réécriture
-en espagnol : Cécile Chapon (Université de Tours), Clara Cini (Sorbonne Université) et Solange Gil (traductrice) -en croate : Nina Rendulic (Université d’Orléans)
12h15-13h30– Déjeuner
Après-midi
Présidence : Claire Stolz
13h30-14h – Anne-Claire Cassius (Université des langues étrangères de Nagoya) : “La traduction japonaise de L’Événement et sa réédition en format poche”
14h-14h30 – Rokus Hofstede (traducteur) : “La médiation des realia dans Les Années”
14h30-15h – Échanges et questions
15h-15h30 – Pierre-Alain Caltot (Université d’Orléans), ouverture finale : “ Traduction et réécriture : Annie Ernaux en latin”
Colloque en langue et littérature françaises XXe et XXIe siècles
Rythmes du monde dans la poésie de Pierre Dhainaut.
Sous la direction de Jérôme Hennebert (ALITHILA / THALIM)
Sabine Dewulf et Sabine Zuberek-Kotlarczik
(Université de Lille, laboratoire)
(17-18 octobre 2025)
17 octobre 2025, bâtiment F, « Maison de la recherche ».
18 octobre 2025, Bibliothèque municipale de Lille Jean Levy.
Pierre Dhainaut, né à Lille en 1935, est une des grandes voix poétiques contemporaines. De nombreux dossiers sur le poète sont déjà parus dans différentes revues. Deux monographies, l’une de Jean Attali, l’autre de Sabine Dewulf, constituent une remarquable introduction à son œuvre. Robert Sabatier fut l’un des premiers à saluer le lyrisme de Pierre Dhainaut : « Avec Dhainaut, les mots nous paraissent plus purs et plus lumineux, les paysages de la nature et de la vie faisant un beau mariage avec le chant profond » (Robert Sabatier, Histoire de la poésie française, La Poésie du XXe siècle, tome 3 « Métamorphoses et et modernité, Paris, Albin Michel, 1988, p. 617). Le colloque organisé par l’Université de Lille sera la seconde manifestation scientifique d’envergure sur l’œuvre de Pierre Dhainaut, à la suite du colloque Pierre Dhainaut, la passion du précaire organisé par l’Université de la Sorbonne en 2007.
Lire un poème de Pierre Dhainaut est une heureuse tentative de respiration pour contrer l’asphyxie du monde contemporain. Gérard Farasse, dans la notice qu’il a consacrée au poète flamand, le reformule en ces termes :
Plutôt qu’inspiration, sa poésie est respiration, accord et contagion des souffles, échange entre un dehors et un dedans. Elle est recherche d’un équilibre toujours à retrouver entre soi et le monde, soi et les autres, soi et la langue. […] Le poème ne résonne qu’à condition de devenir l’espace de la réconciliation. (Michel Jarrety dir., Dictionnaire de poésie de Baudelaire à nos jours Paris, PUF, 2001, p. 203)
Si la poésie moderne et contemporaine prétend accéder à une certaine vérité de l’être, celle de Pierre Dhainaut révèle sensiblement une relation autre et authentique au monde ‒ une « réconciliation » ‒ loin du rythme effréné de nos vies actives.
Au fil de promenades à travers les paysages du Nord, les montagnes de la Grande Chartreuse ou les terres de l’Aubrac, la poésie de Pierre Dhainaut sert de viatique au lecteur pour s’intérioriser et s’interroger. Cette œuvre lyrique, initiée dans la mouvance du surréalisme puis rapidement ancrée dans « l’acte et le lieu » de l’existence (Yves Bonnefoy), est traversée par la puissance d’un souffle mesuré. L’air, souvent thématisé par le poète, y circule en effet entre des séquences de vers blanchies pour que le lecteur respire, s’apaise, et se sente mieux vivre.
Plus encore, cette œuvre poétique, dans la lignée de celles qui ont marqué la fin du XXe siècle, soulève un questionnement fondamental : celui de l’essence même de ce que nous appelons le monde réel. En effet, la langue de Pierre Dhainaut délivre les grandes forces qui animent celui-ci (la naissance et la mort, la matière et l’esprit, le mouvement et l’immobilité, le passage et la continuité…) de leurs contradictions apparentes pour manifester le mystère de leur complémentarité. Ne nous méprenons pas : ses poèmes ne se contentent pas de célébrer le monde ; le souffle qui les parcourt témoigne d’une possibilité d’être au monde d’une manière radicalement neuve. Notre rapport à l’univers s’en trouve bousculé et notre raison, battue en brèche.
L’objectif du colloque Rythmes du monde dans la poésie de Pierre Dhainaut vise non seulement à partager la joie d’écrire d’un poète majeur de notre époque, mais surtout à interroger la multiplicité de ses rythmes, en lien avec la radicalité de sa vision du monde. Sur quelles cadences cette poésie accomplit-elle la présence au monde ? Comment les choix rythmiques du poète, avec ou sans le souvenir du mètre, favorisent-ils la connaissance poétique ? Le rythme, qu’il soit accentuel, métrique ou typographique, est-il un facteur d’équilibration ? Introduit-il au contraire un désordre mélodique et / ou visuel nécessaire à l’expression des difficultés d’être du sujet lyrique ? Rend-il plus solennel le rapport à soi et au monde ? La diversité formelle des poèmes de Pierre Dhainaut nous invite en conséquence à reconsidérer les différents rythmes à l’œuvre.
Le rythme est un mouvement organisateur de l’écriture au secours du sens du poème, conformément à son étymologie : du latin rythmus, via le grec ruthmos « proportions régulières », puis par glissement sémantique « manière d’être », comme l’a rappelé Michèle Aquien dans son Dictionnaire de poétique (Paris, Le Livre de poche, 1993, p. 252). L’analyse du flux rythmique (le même et le différent ; le continu et le discontinu) explique comment se déploie la signification du poème. Si Gérard Dessons et Henri Meschonnic ont également défini le rythme comme « l’organisation du mouvement de la parole par un sujet » (Traité du rythme, Paris, Dunod, p. 28), ceux-ci ont toutefois montré que l’étude des cadences personnelles n’a rien en commun avec le psychologisme.
Considérant l’évolution des formes poétiques, Michèle Aquien conclut que :
[…] l’analyse du rythme ne peut se faire tout à fait de la même manière pour la poésie moderne non mesurée et pour la poésie traditionnelle ; il est à chercher ailleurs que dans les codes de la versification : dans le nombre et dans la forme, dans le rapport entre la lettre, le phonème, la syllabe, le mot, et l’espace dans lequel ils figurent. (op. cit., p. 258).
Dès lors, les propositions de communication porteront entre autres sur la pratique des formes brèves (haïku etc.), sur les figures de répétition, sur les blancs typographiques et les usages poétiques de la ponctuation, sur la résurgence de la rime et du mètre dans le contexte du vers libre, sur les discordances syntaxiques en fin de ligne, sans oublier la périodicité expressive des interrogations et des aphorismes, caractéristiques de la langue de Pierre Dhainaut. Sur le plan thématique, des études complémentaires à l’approche stylistique pourront porter sur les motifs du ressac, de la marche, ou de la respiration qui se rapportent principalement au rythme du sujet en prise avec le monde, sans oublier la complémentarité entre la poésie et l’image dans les livres d’artiste.
Participation au colloque : 40 euros (20 euros pour les doctorants)
Comités
Comité organisateur :
Jérôme Hennebert, Maître de conférences à l’Université de Lille,
Sabine Dewulf,
Sabine Zuberek-Kotlarcszik (professeurs agrégés, Association Pierre Dhainaut),
Jean-Jacques Vandewalle (conservateur du fonds Pierre Dhainaut, Bibliothèque Municipale de Lille).
Comité scientifique :
Vincent Vivès, Professeur à l’Université Polytechnique des Hauts-de-France à Valenciennes,
Dorottya Szávai, maître de conférences HDR à l’Université ELTE de Budapest,
Sarra Ladjimi MALOUCHE, Maître de conférences à l’Université de Carthage.
Bibliographie indicative
Quelques études de référence :
Attali Jean, Pierre Dhainaut, textes inédits, Rodez, Éditions du Rouergue, collection « Visages de ce temps », 1986.
Àtravers les commencements, entretiens de Pierre Dhainaut et de Patricia Castex Menier, Paris, Paroles d’aube, 1998.
Bishop Mickael, Dystopie et poiëin, agnose et reconnaissance – Seize études sur la poésie française et francophone,« Pierre Dhainaut, changeant, échangeant », Rodopi, Amsterdam, New York, 2014, p. 119-131.
Bonhomme Béatrice, « Au dehors, le secret : Pierre Dhainaut ou le rythme d’un paradoxe »dans Corps, Poésie, esthétique, Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, coll. « Études », 2016, p. 319-329.
Castex Menier Patricia : « Du poème au corps d’amour », Courrier du Centre international d’études poétiques, n° 119-120, Bruxelles, 1977.
Dewulf Sabine, Pierre Dhainaut, avec une anthologie, Montreuil-sur-Brèche, Éditions des Vanneaux, collection « Présence de la poésie », 2008.
Dewulf Sabine, En regard, à l’écoute – La poésie de Pierre Dhainaut à travers ses livres d’artiste, catalogue d’exposition, Lille, Ville de Lille et éditions Invenit, 2021.
FarasseGérard « Pierre Dhainaut », Dictionnaire de POESIE de Baudelaire à nos jours, Michel Jarrety dir., Paris, PUF, 2001, p. 203-204.
Zuberek Sabine, « L’usage des guillemets dans la poésie de Pierre Dhainaut », Recours au poème, septembre 2024.